Avant le retour en grâce du PSG en 2017 et suite au coup de mou de l'OGC Nice, l'AS Monaco constituait la principale attraction côté français. Revenus seulement dans l'élite en 2013, les Monégasques connaissent leur apogée cette saison : meilleure artillerie européenne, un jeu flamboyant, qui plus est basé sur une jeunesse dorée et un recrutement affiné.
...

Avant le retour en grâce du PSG en 2017 et suite au coup de mou de l'OGC Nice, l'AS Monaco constituait la principale attraction côté français. Revenus seulement dans l'élite en 2013, les Monégasques connaissent leur apogée cette saison : meilleure artillerie européenne, un jeu flamboyant, qui plus est basé sur une jeunesse dorée et un recrutement affiné. Et justement, depuis la reprise du milliardaire russe Dmitri Rybolovlev fin 2011, l'ASM cherchait à trouver une étape intermédiaire dans l'apprentissage de ses pépites. L'écart est trop grand entre sa réserve, placée au plus haut niveau possible (en CFA, la quatrième division), et sa première, de calibre Champions League. Dès l'été 2013, Monaco se tourne ainsi vers la Belgique. S'en- suivent pas moins de treize locations, dont deux à Zulte (Yarouba Cissako et Abdou Diallo), trois au Standard (Gabriel Boschilia, Elderson Echiejile et Farès Bahlouli), mais surtout quatre au Cercle cette saison (Raphaël Diarra, Paul Nardi, Mehdi Beneddine et Tafsir Chérif). Trois de ces derniers sont déjà titulaires dans la Venise du Nord. Dans le sens inverse, le Rocher a accueilli les promesses Adrien Bongiovanni (été 2015) et Franco Antonucci (hiver 2017), 17 ans tous les deux. C'est pile ce que pointent les dirigeants monégasques dans leur communiqué mi-février : " bénéficier du savoir-faire de 'l'école belge' tout en respectant les traditions et valeurs du Cercle Brugge, club historique du football belge ". Le Cercle cherchait des capitaux depuis un moment, et s'il fait là exception à sa tradition en s'ouvrant à des fonds étrangers, ses fans peuvent se rassurer quant à la pérennité de la culture Groen en Zwart. Monaco est une institution structurée et ne fera pas l'erreur d'envoyer ses jeunes sans compter. Une fois la majorité du capital brugeoise acquise, l'ASM compte mettre tout en oeuvre pour faire remonter le Cercle au plus vite. Il ne serait pas étonnant de voir débarquer l'un ou l'autre jeune en provenance d'Amérique du Sud, continent privilégié par le réseau monégasque. Les joueurs en question pourraient s'acclimater au football européen, voire perdre leur statut contraignant d'extra-communautaire, la Belgique n'imposant pas de limite de joueurs étrangers. Monaco doublerait ainsi ses possibilités de recrutement, où le club excelle, pour établir une relation satellite avec son nouveau point de ralliement à Bruges. Les négociations ont été facilitées par l'entremise de Filips Dhondt, ex-manager du Cercle et du Club qui a rejoint le board monégasque début 2012, mais qui n'a pas souhaité s'exprimer. L'homme préfère temporiser et attendre la confirmation du rachat pour faire davantage de commentaires via l'organisation d'une conférence de presse. À suivre. NICOLAS TAIANA