Marre de Calimero

n Les fans du Standard regardent-ils le rival historique d'Anderlecht à la télé ?
...

n Les fans du Standard regardent-ils le rival historique d'Anderlecht à la télé ? Jef : " Je ne regarde jamais leurs matches. De temps en temps les résumés, mais c'est rare. De toute façon pour voir des penaltys sifflés à chaque match... Lors d'un déplacement chez nous, ils avaient sorti un drapeau avec Calimero habillé aux couleurs du Standard ". Didier : " Ce qui est justifié parfois ". Jef : " En même temps, ça fait plus de 20 ans qu'on attend. Enfin, l'année d'après, on avait sorti notre propre Calimero, mais un plus... hystérique. Par après, pour qualifier les supporters anderlechtois, on leur a adressé un muppet show (voir photo), ce qu'ils ont dû apprécier ". Didier : " Les cartons avaient été peints par des gamins de cinq ans ". Jef : " Celui qui a dû mélanger les couleurs pour obtenir le mauve, vivait ça comme une insulte. ( ilrit) " Mais pour les prochains duels, impossible de savoir ce qui leur sera réservé. Et leur place de meilleur supporter de Belgique, ils ne craignent pas d'en être délogés : " Mis à part les supporters de l'Antwerp qui nous ont mis une claque au niveau de l'ambiance, personne ne nous a impressionnés ". n" Tchité chez les dikkenek, ça fait mal " Des exemples qui prouvent que si la rivalité fait aujourd'hui moins de blessés, elle garde toujours son lot d'événements et sa part de folklore. Didier : " C'est comme dans tous les pays européens, le club issu de la capitale est haï par ceux de province. Avec Anderlecht, le clash est historique et il en sera toujours ainsi. Eux, ce sont les dikkenek (prononcé à la sauce liégeoise). Nous, on a l'image de travailleurs, de courageux, qui ne lâchent rien ". Le récent transfert de Mémé Tchité n'a rien fait pour arranger les choses. Didier : " Ça nous a fait mal de le voir partir chez les Mauves. Si au moins, il était parti à l'étranger... " Jef : " C'était notre meilleur buteur, un joueur difficile à remplacer, une denrée rare et il s'en va chez l'ennemi ". Didier : " Le pire, c'est qu'il était du genre à embrasser le maillot, à faire son vrai clubman. Et quand il a été transféré, il racontait qu'il avait toujours voulu jouer là-bas. Ce n'est qu'un mercenaire : si demain, Roulers lui propose cinq euros de plus, il ira là-bas. Il n'est plus le bienvenu, mais se ballade toujours à Liège. Le jour où un énervé le croise et le reconnaît, ça risque de mal tourner. En tout cas, je préfère de loin quelqu'un comme Bosko Balaban qui ne fait pas tout un cinéma et ne vous plante pas un poignard dans le dos en s'en allant ". n Dans le sens inverse, quel joueur mauve pourrait passer à Sclessin ? Didier : " A l'époque, PärZetterberg était l'un des seuls pour qui on avait du respect. C'est un mec bien. Mais quand il a été question d' Enzo Scifo ou de Bertrand Crasson, alors là, c'était hors de question ! " Jef : " Tout dépend de la personnalité du gars. Un Gert Verheyen, à une époque, aurait été accepté. Mais par contre, quelqu'un comme Dante Brogno : jamais ! " Didier : " Aujourd'hui, et même s'il n'est peut-être plus le joueur le plus populaire, Sergio Conceiçao colle véritablement à l'image du Standard. Il a cette hargne, cette grinta qu'on voudrait qu'ils aient tous ". Et si Karel Geeraerts venait à prendre la direction du Parc Astrid, un an après le transfert de Tchité ? Didier : " Le cas serait similaire. Il partirait à la concurrence alors qu'avant de rejoindre le Standard, il n'était plus nulle part. C'est grâce à nous s'il est actuellement international. En tout cas, je comprendrais que la direction décide de le laisser de côté en fin de championnat, s'il s'avère que son choix est définitif. C'est vrai qu'il continue à faire ses matches mais uniquement dans l'optique de se mettre en valeur ".