Maurice Mourhit, le frère aîné de Mohammed est ingénieur industriel en construction : "J'ai fait mes études à Liège dans les années 80. J'ai travaillé pendant cinq ans dans une entreprise en Belgique. Je jouais au football à l'époque. Ensuite, j'ai évolué vers l'athlétisme, pendant deux ans. J'ai très vite suivi une formation d'entraîneur. Parallèlement à cela, j'ai lu tout ce qui concerne l'athlétisme. Je continue à le faire aujourd'hui, je parle avec beaucoup de monde, j'écoute ce que les gens disent. Je reste très attentif. J'ai fini par me forger un...

Maurice Mourhit, le frère aîné de Mohammed est ingénieur industriel en construction : "J'ai fait mes études à Liège dans les années 80. J'ai travaillé pendant cinq ans dans une entreprise en Belgique. Je jouais au football à l'époque. Ensuite, j'ai évolué vers l'athlétisme, pendant deux ans. J'ai très vite suivi une formation d'entraîneur. Parallèlement à cela, j'ai lu tout ce qui concerne l'athlétisme. Je continue à le faire aujourd'hui, je parle avec beaucoup de monde, j'écoute ce que les gens disent. Je reste très attentif. J'ai fini par me forger une méthode d'entraînement propre à moi. Je pense que cela me vient de ma formation d'ingénieur où l'on apprend à s'en sortir dans toutes les circonstances techniques, à créer des systèmes pour que ça fonctionne. Pour simplifier, je dirai que je travaille énormément sur le cour. L'athlétisme en dépend à 100%. Le problème en Belgique est que les entraîneurs sont bons, mais ils ne parviennent pas à faire passer un certain cap à leurs athlètes. Les structures ne sont pas optimales. C'est à ce moment-là que joue l'entraîneur professionnel. Et c'est là que je peux intervenir. Aider à franchir le pas vers le tout haut niveau. Je veux que les Belges profitent de mon expérience d'entraîneur international: sachez que les Ethiopiens, les Qataris, les Kenyans ont fait appel à mes services. Ma référence, c'est l'Ethiopien Haile Gebrselassie qui a battu les records du monde du 5.000m et du 10.000m, après avoir écouté mes conseils pendant un mois. C'est d'ailleurs de là que les Ethiopiens m'ont demandé de m'occuper de leurs jeunes et de leurs athlètes sur des distances à partir du 1.500m. J'ai voulu toutefois rester en Belgique près de ma famille, et faire profiter de mon expérience. Mohammed a 30 ans mais est en pleine progression, c'est certain. Il va passer sur la route, sur semi-marathon et, bien sûr, sur marathon. Ce n'est cependant pas pour tout de suite car il est très bien en cross et piste. De plus, il est en pleine progression au niveau mental. A 30 ans, il est encore jeune. Il vient en fait seulement de commencer l'athlétisme au haut niveau. Dommage pour Sydney. Mohammed a été soigné par un kiné du Comité olympique belge. Il avait un peu mal au dos à son arrivée. Le kiné qui nous a été présenté s'est dit ostéopathe et je l'ai laissé manipuler mon frère. Il a manipulé le pied de Mohammed et a bloqué la tête du péroné en bas de la cheville. Mohammed est évidemment resté bloqué à ce niveau. C'est ce qui a causé la déchirure et la perte de deux médailles d'or olympiques sur 5.000m et sur 10.000m. C'est dommage. Le Comité olympique n'est pas responsable de cette situation. Il a opté pour ce kiné car il était celui de Patrick Stevens. On ne peut pas jouer avec un athlète professionnel comme Mohammed. C'est trop important! Cette histoire est oubliée. Mais la prochaine fois, nous partirons avec notre kiné et notre ostéopathe personnel!"