Débutant aux Chicago Bulls, Michael Jordan n'en a pas moins initié une révolution durant l'automne 1984. L'équipe de Chicago se produisait au Madison Square Garden, dans un match amical contre les New York Knicks. Dans les tribunes, les spectateurs ont été stupéfaits de voir le jeune homme monter sur le parquet avec des chaussures rouges et noires. MJ s'est distingué et a surtout bafoué le règlement de la NBA, qui stipulait que les chaussures devaient être blanches à 65% et que les joueurs d'une même équipe devaient porter à peu près les mêmes. " C'est comme avec les enfants. Quand leurs parents leur interdisent quelque chose, ils ont envie de le faire, non ? ", avait ensuite réagi Jordan dans une vidéo de promotion.

La NBA n'était pas de cet avis et a été dure. Ou du moins, elle a essayé de l'être car la lettre adressé par le Deputy Commissioner Russ Granik à Nike, mentionnant poliment l'interdiction des couleurs, a eu l'effet inverse. L'équipementier américain s'est servi de ce règlement désuet pour lancer une campagne de marketing qui a rendu les chaussures interdites encore plus tentantes. Elles allaient conquérir le monde.

En octobre 2018, Nike a sorti l' Air Jordan XXXIII, le premier modèle sans lacets. 35 ans après le fameux match du Madison Square Garden, sa ligne de chaussures lui rapporte 2,9 milliards d'euros, une augmentation de 10% en un an et un record absolu. Jordan perçoit environ 120 millions, quatre fois plus que LeBron James, deuxième au classement des contrats de sneakers avec 29 millions. Jordan gagne plus rien qu'avec ces chaussures que Lionel Messi, qui est le sportif le mieux payé du monde cette année avec 115 millions, selon Forbes. Les analystes signalent que Nike peut encore s'ouvrir les portes du gigantesque marché chinois tandis que le partenariat avec le Paris Saint-Germain booste ses affaires. Détail : durant son premier contrat, Jordan percevait 450.000 euros par an pour la promotion des chaussures.

On estime ses rentrées publicitaires ( Coca-Cola, McDonald's, Chevrolet, General Mills et une douzaine de petites sociétés) à 1,5 milliard depuis ses débuts en 1984, soit vingt fois plus que les 81 millions gagnés en salaire pendant quinze saisons de NBA aux Chicago Bulls et aux Washington Wizards.

En 2010, Jordan est devenu l'actionnaire majoritaire des Charlotte Hornets, dont on estime la valeur à 1,2 milliard d'euros, grâce au nouveau contrat télévisé et à sa croissance internationale. Début septembre, enfin, Forbes a calculé que Jordan, avec une fortune de 1,7 milliard d'euros, est le troisième Afro-américain le plus riche, après l'investisseur Robert F. Smith et la célèbre journaliste TV Oprah Winfrey.

Débutant aux Chicago Bulls, Michael Jordan n'en a pas moins initié une révolution durant l'automne 1984. L'équipe de Chicago se produisait au Madison Square Garden, dans un match amical contre les New York Knicks. Dans les tribunes, les spectateurs ont été stupéfaits de voir le jeune homme monter sur le parquet avec des chaussures rouges et noires. MJ s'est distingué et a surtout bafoué le règlement de la NBA, qui stipulait que les chaussures devaient être blanches à 65% et que les joueurs d'une même équipe devaient porter à peu près les mêmes. " C'est comme avec les enfants. Quand leurs parents leur interdisent quelque chose, ils ont envie de le faire, non ? ", avait ensuite réagi Jordan dans une vidéo de promotion. La NBA n'était pas de cet avis et a été dure. Ou du moins, elle a essayé de l'être car la lettre adressé par le Deputy Commissioner Russ Granik à Nike, mentionnant poliment l'interdiction des couleurs, a eu l'effet inverse. L'équipementier américain s'est servi de ce règlement désuet pour lancer une campagne de marketing qui a rendu les chaussures interdites encore plus tentantes. Elles allaient conquérir le monde. En octobre 2018, Nike a sorti l' Air Jordan XXXIII, le premier modèle sans lacets. 35 ans après le fameux match du Madison Square Garden, sa ligne de chaussures lui rapporte 2,9 milliards d'euros, une augmentation de 10% en un an et un record absolu. Jordan perçoit environ 120 millions, quatre fois plus que LeBron James, deuxième au classement des contrats de sneakers avec 29 millions. Jordan gagne plus rien qu'avec ces chaussures que Lionel Messi, qui est le sportif le mieux payé du monde cette année avec 115 millions, selon Forbes. Les analystes signalent que Nike peut encore s'ouvrir les portes du gigantesque marché chinois tandis que le partenariat avec le Paris Saint-Germain booste ses affaires. Détail : durant son premier contrat, Jordan percevait 450.000 euros par an pour la promotion des chaussures. On estime ses rentrées publicitaires ( Coca-Cola, McDonald's, Chevrolet, General Mills et une douzaine de petites sociétés) à 1,5 milliard depuis ses débuts en 1984, soit vingt fois plus que les 81 millions gagnés en salaire pendant quinze saisons de NBA aux Chicago Bulls et aux Washington Wizards. En 2010, Jordan est devenu l'actionnaire majoritaire des Charlotte Hornets, dont on estime la valeur à 1,2 milliard d'euros, grâce au nouveau contrat télévisé et à sa croissance internationale. Début septembre, enfin, Forbes a calculé que Jordan, avec une fortune de 1,7 milliard d'euros, est le troisième Afro-américain le plus riche, après l'investisseur Robert F. Smith et la célèbre journaliste TV Oprah Winfrey.