Ce n'est pas loin d'être un record. Après 19 jours de travail, et trois matches à la tête d'Eupen, l'entraîneur italien EziolinoCapuano a déjà jeté l'éponge. L'homme qui s'était présenté comme " un mélange de LouisvanGaal (pour l'aspect tactique) et de JoséMourinho (pour le caractère) " et qui " se sentait à Eupen comme à Chelsea ", sera malgré tout entré dans l'histoire du club pour avoir été le premier (et jusqu'ici le seul) à remporter un point en D1. Mais au prix d'un catenaccio irritant. ...

Ce n'est pas loin d'être un record. Après 19 jours de travail, et trois matches à la tête d'Eupen, l'entraîneur italien EziolinoCapuano a déjà jeté l'éponge. L'homme qui s'était présenté comme " un mélange de LouisvanGaal (pour l'aspect tactique) et de JoséMourinho (pour le caractère) " et qui " se sentait à Eupen comme à Chelsea ", sera malgré tout entré dans l'histoire du club pour avoir été le premier (et jusqu'ici le seul) à remporter un point en D1. Mais au prix d'un catenaccio irritant. Antonio Imborgia, le patron sportif des germanophones, a eu le bon goût de faire son mea culpa : " J'assume la responsabilité de la venue de Capuano. Je reste persuadé que c'était un bon entraîneur, mais il ne connaissait pas le championnat de Belgique. Avec AlbertCartier, je pense que nous avons trouvé l'homme de la situation. " Le Vosgien, qui pourra réactiver ses notions d'allemand apprises jadis à l'école, s'est spécialisé dans les causes désespérées. A l'exception de sa première saison à La Louvière, où il avait réalisé un très bon premier tour avant de perdre plusieurs éléments-clefs lors du mercato de janvier, il a toujours pris en charge des équipes de bas de classement : Brussels, Mons et Tubize. " Ce sont les circonstances qui l'ont voulu ", explique-t-il. " J'ai accepté les défis difficiles qui m'ont été proposés. J'en ai réussis certains. Je suis un passionné et je préfère travailler avec Eupen qu'être au chômage. "Cartier n'a pas encore guidé son nouvel employeur sur le chemin de la victoire, mais après un entraînement et un match, il avait malgré tout l'impression qu'il y a quelque chose à tirer de ce groupe : " J'ai relevé des points positifs. Cette équipe a une âme. Elle doit encore élever son niveau de jeu, et se montrer plus efficace. Mais certaines lacunes peuvent être corrigées assez rapidement. Le réalisme devant le but, c'est aussi une question de confiance. La communication est primordiale. Il faut placer les joueurs dans une situation où ils se sentent bien, où ils peuvent se libérer. Cela ne signifie pas les placer dans un cocon. Le rétablissement passera par le travail, l'application à l'entraînement. J'ai senti mon groupe ouvert, prêt à recevoir un message. "Après le 3-5-2 (ou 5-3-2) de Capuano, Cartier est revenu vers un système de jeu plus proche de celui-ci de DannyOst, avec quatre défenseurs, un attaquant de pointe et deux ailiers. " Il faut trouver une base, une assise. Sans nécessairement élaborer un système compliqué. L'organisation doit rassurer les joueurs. Après, c'est l'animation qui compte. " La deuxième mi-temps livrée contre Lokeren laisse augurer des jours meilleurs. Mais la concrétisation fait toujours défaut. Eupen n'a encore inscrit que trois buts en neuf journées de championnat. Les trois le furent sous la houlette de Danny Ost. par daniel devosCapuano ne connaissait pas le championnat de Belgique. J'assume... (Antonio Imborgia)