Depuis le début du tournoi, KevinMirallas se bat et avale un nombre incalculable de kilomètres, mais la réussite n'était pas au bout de ses crampons. Contre le Portugal, déjà, il avait hérité de deux belles occasions qu'il n'avait pas concrétisées. Et lorsqu'il tira sur le poteau à dix minutes de la fin du match contre Israël, on se disait que ce n'était décidément pas son tournoi. Jusqu'à ce que, deux minutes plus tard, il mystifia son opposant sur un bon service d' ...

Depuis le début du tournoi, KevinMirallas se bat et avale un nombre incalculable de kilomètres, mais la réussite n'était pas au bout de ses crampons. Contre le Portugal, déjà, il avait hérité de deux belles occasions qu'il n'avait pas concrétisées. Et lorsqu'il tira sur le poteau à dix minutes de la fin du match contre Israël, on se disait que ce n'était décidément pas son tournoi. Jusqu'à ce que, deux minutes plus tard, il mystifia son opposant sur un bon service d' AnthonyVandenBorre et inscrivit un but très précieux. Mirallas fut, après Fellaini, élu Homme du match par l'UEFA. Et il a de nouveau inscrit un but contre les Pays-Bas samedi dernier... " Le fait que Kevin brille à l'Euro m'étonne d'autant moins que c'est moi qui l'ai découvert ", affirme le directeur du centre de formation de Lille, Jean- MichelVandamme. " Je l'avais à l'£il car j'avais décelé en lui de grandes qualités lorsqu'il évoluait dans les équipes nationales de jeunes. J'en ai encore été davantage convaincu lorsqu'il a disputé le tournoi de Saint-André, un grand rendez-vous international de la région lilloise où il avait été étincelant. Mais il jouait au Standard et je n'avais pas envie de le débaucher. C'est son père lui-même qui m'a accosté. Il avait appris qui j'étais et il a souhaité que son fils soit formé à Lille. - Le Standard, c'est très correct, mais ce serait mieux en France ! Ce n'était pas aussi simple, mais il insista : - De toute façon, si vous ne le prenez pas, un autre club français le prendra. Je n'ai plus de travail en Belgique et je vais déménager... JoséMirallas est, effectivement, venu chercher du travail en France. Dans le cas de Kevin, l'occasion a fait le larron, en quelque sorte. Il est resté deux ans au centre de formation. J'aurais aimé le garder une année supplémentaire, pour parfaire sa formation, mais ClaudePuel est venu le chercher pour le noyau pro. Un rien trop tôt, à mon avis. Kevin est un garçon très athlétique, très physique, qui travaille beaucoup. Il a développé son jeu de tête, a amélioré la qualité de ses déplacements. Au départ, il était aussi très impulsif mais il a appris à canaliser son énergie et à l'utiliser positivement pour se concentrer sur l'essentiel. Cette saison, il a traversé une période difficile, parce qu'il ne jouait pas. Mais il a franchi ce cap. Il marche beaucoup à la confiance... comme tous les attaquants, en fait. Et lorsqu'il est placé dans de bonnes conditions, il peut être très dangereux ".