Il avait débarqué, en juillet dernier, en provenance de l'hiver austral argentin au beau milieu de l'été le plus torride qu'ait connu l'Espagne. A 23 ans, GabrielMilito devait être le défenseur que le Real Madrid recherchait depuis des années pour succéder à FernandoHierro. Mais la mésaventure qu'il a vécue dans la capitale espagnole l'a refroidi : recalé à l'examen médical, il a vu son rêve brisé et a dû se consoler avec la bouée de sauvetage que lui a lancée Saragosse. Une demi-saison plus tard, ce jeune homme très mûr pour son âge fait le point. " J'avais toujours nourri le désir de jouer en Espagne ", avoue-t-il, " Et j'y croyais fermement car mon manager m'assurait que les propositions ne manquaient pas. A plusieurs reprises déjà, j'ai maudit le jour où je me suis blessé au genou. En Argentine, on n'a parlé de ma blessure que lorsqu'elle est survenue. Je m'en suis remis et je pensais que le chapitre était clos. Mais, en débarquant en Espagne, on a rouvert le livre et feuilleté des pages que j'avais personnellement tournées. Le passé m'a rattrapé. J'ai compris que rien ne serait plus comme avant. Lorsqu'on m'a révélé qu'il y avait des problèmes à l'examen médical, j'ai passé des moments difficiles. Je m'apprêtais à retourner en Argentine, dans mon club d'Independiente. Heureusement, la proposition de Saragosse est survenue à point nommé. Un club espagnol a daigné me faire confiance et je lui en serai reconnaissant ".

Saragosse n'a pas regretté d'avoir fait confiance au défenseur argentin. Depuis le début de la saison, celui-ci est devenu l'un des joueurs références de la Liga. " Je n'en veux pas au Real Madrid ", dit-il. " J'ai compris, dès le premier jour, que je représentais un gros investissement et que le club voulait des certitudes à mon sujet. Mais, finalement, j'ai peut-être abouti dans le club pour lequel j'étais prédestiné. J'aurais déjà pu signer à Saragosse en 2000, mais je ne m'estimais pas encore assez mûr pour venir en Europe. En 2001, lorsque je me suis blessé, des gens de Saragosse sont venus me voir à Buenos Aires et se sont montrés très attentionnés à mon égard. Plus tard, il m'ont envoyé un maillot du club, avec le n°6 et mon nom. Je l'ai toujours dans ma garde-robe. Deux ans plus tard, ce maillot est finalement devenu le mien ". (D. Devos)

COUPE DU ROI : Majorque, le tenant du titre, a été éliminé en 1/16 de finale par Levante, un club de D2. L'autre grand éliminé est Santander, bouté hors de la compétition aux tirs au but par Eibar, un autre club de D2. Les deux giant-killers ont été comblés au tirage au sort : Eibar affrontera le Real, et Levante, le FC Barcelone.

BUTEURS : 1. Ronaldo (Real) 13 buts ; 2. Torres (Atletico), Mista (Valence), Salva (Malaga) 9 ; 5. Eto'o (Majorque) 8.

D. Devos

Il avait débarqué, en juillet dernier, en provenance de l'hiver austral argentin au beau milieu de l'été le plus torride qu'ait connu l'Espagne. A 23 ans, GabrielMilito devait être le défenseur que le Real Madrid recherchait depuis des années pour succéder à FernandoHierro. Mais la mésaventure qu'il a vécue dans la capitale espagnole l'a refroidi : recalé à l'examen médical, il a vu son rêve brisé et a dû se consoler avec la bouée de sauvetage que lui a lancée Saragosse. Une demi-saison plus tard, ce jeune homme très mûr pour son âge fait le point. " J'avais toujours nourri le désir de jouer en Espagne ", avoue-t-il, " Et j'y croyais fermement car mon manager m'assurait que les propositions ne manquaient pas. A plusieurs reprises déjà, j'ai maudit le jour où je me suis blessé au genou. En Argentine, on n'a parlé de ma blessure que lorsqu'elle est survenue. Je m'en suis remis et je pensais que le chapitre était clos. Mais, en débarquant en Espagne, on a rouvert le livre et feuilleté des pages que j'avais personnellement tournées. Le passé m'a rattrapé. J'ai compris que rien ne serait plus comme avant. Lorsqu'on m'a révélé qu'il y avait des problèmes à l'examen médical, j'ai passé des moments difficiles. Je m'apprêtais à retourner en Argentine, dans mon club d'Independiente. Heureusement, la proposition de Saragosse est survenue à point nommé. Un club espagnol a daigné me faire confiance et je lui en serai reconnaissant ". Saragosse n'a pas regretté d'avoir fait confiance au défenseur argentin. Depuis le début de la saison, celui-ci est devenu l'un des joueurs références de la Liga. " Je n'en veux pas au Real Madrid ", dit-il. " J'ai compris, dès le premier jour, que je représentais un gros investissement et que le club voulait des certitudes à mon sujet. Mais, finalement, j'ai peut-être abouti dans le club pour lequel j'étais prédestiné. J'aurais déjà pu signer à Saragosse en 2000, mais je ne m'estimais pas encore assez mûr pour venir en Europe. En 2001, lorsque je me suis blessé, des gens de Saragosse sont venus me voir à Buenos Aires et se sont montrés très attentionnés à mon égard. Plus tard, il m'ont envoyé un maillot du club, avec le n°6 et mon nom. Je l'ai toujours dans ma garde-robe. Deux ans plus tard, ce maillot est finalement devenu le mien ". (D. Devos) COUPE DU ROI : Majorque, le tenant du titre, a été éliminé en 1/16 de finale par Levante, un club de D2. L'autre grand éliminé est Santander, bouté hors de la compétition aux tirs au but par Eibar, un autre club de D2. Les deux giant-killers ont été comblés au tirage au sort : Eibar affrontera le Real, et Levante, le FC Barcelone. BUTEURS : 1. Ronaldo (Real) 13 buts ; 2. Torres (Atletico), Mista (Valence), Salva (Malaga) 9 ; 5. Eto'o (Majorque) 8.D. Devos