Depuis qu'il a quitté Sclessin par la sortie de secours, plus personne en Belgique ne s'est intéressé au sort de MilanRapaic. La Gazette des Sports a profité du voyage des Diables en Bosnie-Herzégovine pour louer une voiture et piquer une pointe jusqu'à Split : 600 km aller-retour dans des conditions parfois difficiles puisqu' il n'y a pas d'autoroute et que la voie principale était parfois interrompue et remplacée par un chemin de terre sillonnant la ...

Depuis qu'il a quitté Sclessin par la sortie de secours, plus personne en Belgique ne s'est intéressé au sort de MilanRapaic. La Gazette des Sports a profité du voyage des Diables en Bosnie-Herzégovine pour louer une voiture et piquer une pointe jusqu'à Split : 600 km aller-retour dans des conditions parfois difficiles puisqu' il n'y a pas d'autoroute et que la voie principale était parfois interrompue et remplacée par un chemin de terre sillonnant la montagne ! Le jeu en valait cependant la chandelle : le médian gauche croate était au rendez-vous sur le port de Split et accepta de donner sa version du différend qui l'oppose au club de Sclessin. Petites causes, grands effets, il semble en effet que les parties ont beaucoup joué sur les mots. Pour le Standard, Rapaic revenait à Sclessin pour relancer sa carrière et pouvait être transféré au bout d'une saison à condition qu'une offre intéressante parvienne à la direction. Pour le joueur, ce détour par un championnat qu'il n'aime guère (" En Belgique, on ne fait que courir et il m'a fallu un temps fou pour m'y adapter ") et à des conditions financières auxquelles il n'était pas habitué (" J'ai gagné moins en un an au Standard qu'en 15 jours à Fenerbahçe) s'accompagnait obligatoirement d'une libération, quoi qu'il arrive : " Je ne nie pas avoir signé un contrat portant sur deux saisons mais, pour moi, celui-ci n'a aucune valeur. Ce qui compte, c'était la parole donnée de me libérer en fin de saison ". Quand le journaliste lui fait remarquer qu'aucun club n'a fait de proposition, Rapaic s'y oppose : " Comment vouliez-vous que je discute avec qui que ce soit puisque je ne connaissais pas le prix demandé pour moi. Je m'étais fixé pour limite la reprise du championnat. Voyant que rien ne bougeait, je suis allé demander à la direction de me donner mon papier de sortie mais cela m'a été refusé. Je ne me suis fâché avec personne, j'ai juste dit que je viendrais vider mon armoire dès le lendemain. J'ai bien vu qu'on ne me croyait pas mais je l'ai fait ". Depuis lors, des tas de bruits ont couru à Liège concernant le départ précipité du joueur. L'un d'entre eux fait état d'une dispute avec Vedran Runje. " Absolument faux ! ", tonne-t-il. " Vedran est mon ami depuis 14 ans ! " Quant aux échos faisant état d'un retour possible du joueur, personne n'y semble formellement opposé. Mais il faudra sans doute qu'une des deux parties se décide à faire le premier pas. (P. Sintzen) P.Sintzen