La semaine dernière, privé de ses internationaux et de Kakà, Milan a perdu à Lugano (2-0). Rien d'anormal si ce n'est que c'était la sixième défaite en huit matches et si le président, SilvioBerlusconi, ne s'était pas immiscé dans la discussion et conseillait à l'entraîneur d'aligner contre Genoa les trois Ballons d'Or : Kakà- AndriyShevchenko- Ronaldinho. En poste depuis 2001, CarloAncelotti se retrouve donc les épaules contre le mur. A Marassi, en tout cas, il a titularisé les trois joueurs réclamés par son boss et cela ne lui a pas très bien réussi.
...

La semaine dernière, privé de ses internationaux et de Kakà, Milan a perdu à Lugano (2-0). Rien d'anormal si ce n'est que c'était la sixième défaite en huit matches et si le président, SilvioBerlusconi, ne s'était pas immiscé dans la discussion et conseillait à l'entraîneur d'aligner contre Genoa les trois Ballons d'Or : Kakà- AndriyShevchenko- Ronaldinho. En poste depuis 2001, CarloAncelotti se retrouve donc les épaules contre le mur. A Marassi, en tout cas, il a titularisé les trois joueurs réclamés par son boss et cela ne lui a pas très bien réussi. Ancelotti s'attendait sans aucun doute à connaître de gros problèmes au démarrage pour peu qu'il croit vraiment aux possibilités de son noyau lorsque le président lui a lancé : " L'arrivée de Ronaldinho est la preuve que la direction a bien fait les choses, maintenant Carlo c'est à toi de jouer et de nous amener le titre. "Ne tournons pas autour du pot, cela fait deux ans qu'Ancelotti ne comprend pas vraiment pourquoi ses patrons courent derrière Ronaldinho. Lui, il aurait voulu un attaquant de pointe ( Adebayor, Eto'o ou Drogba) au lieu de trecante (trois côtés), c'est ainsi qu'il a surnommé le Brésilien, et même de Shevchenko. Il ne le dira jamais mais le transfert de Ronaldo ne l'emballait pas non plus et a toujours estimé que Pato était encore trop léger pour jouer seul devant. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard s'il ne s'est jamais emballé lors des débuts tonitruants de l'attaquant brésilien qui, aujourd'hui, est dans le trou. Reste à voir si, lors de l'entrevue dans un restaurant peu connu de Milan, le coach a avoué à l'administrateur délégué, AdrianoGalliani, et au directeur général, AriedoBraida, qu'il était perplexe quant à la réussite du projet Trois Ballons d'or voulu par le président. Ancelotti craint pour l'équilibre tactique de son équipe. Bref, il y a du monde au milieu et cela empêche Ancelotti de tabler sur son dispositif favori : le 4-3-1-2 au profit de l'arbre de Noël, le 4-3-2-1, qui lui a quand même donné la Ligue des Champions et la Coupe d'Italie en 2003. Mais pour le moment, FilippoInzaghi et MarcoBorriello, qui ont les caractéristiques pour rester seul devant, ne sont pas opérationnels et Shevchenko n'est pas top. Enfin, Kakà devra peut-être modifier sa façon de jouer voire de position : une hérésie pour le coach. Tout comme le fait de se retrouver constamment en infériorité numérique en défense lors des assauts adverses. UNE SQUADRA DE BLESSéS : lors du premier quart d'heure du match contre Chypre, AlessandroGamberini, le défenseur de la Fiorentina, s'est occasionné une luxation de l'épaule droite et FabioGrosso, le défenseur de Lyon, s'est cassé deux côtes : un mois de revalidation pour les deux. Lors de la préparation pour la rencontre face à la Géorgie, RinoGattuso, le médian de Milan, s'est fracturé la main et luxé le pouce gauche (opération et au moins un mois de soins). Il a été remplacé par AntonioNocerino, le médian de Palerme. UNE INTER DE BLESSÉS : LuisJimenez, le médian, est indisponible pour plusieurs semaines. Le Chilien est, après Cruz, Materazzi, Vieira, Adriano, Burdisso et Rivas, le 7e joueur du club victime d'un problème musculaire (élongation à la cuisse gauche) depuis la reprise des entraînements. A cela, il faut ajouter DejanStankovic, le médian blessé aux adducteurs de la jambe droite avec la Serbie contre la France ainsi que trois joueurs opérés des ligaments croisés ( Dacourt, Samuel et Cordoba) et un à l'épaule ( Chivu) MASSIMO MACCARONE, l'attaquant de Sienne, a prolongé jusqu'en 2012. ANTHONY VAN DEN BORRE, monté au jeu à la 66e minute, a participé à la fête de Genoa qui a battu Milan. Gaby Mudingayi, monté au jeu à la 60e, n'a pas enregistré un deuxième succès avec Bologne. Jean-François Gillet (en Série B) n'a été mis au travail qu'une seule fois : c'était sur penalty qu'il n'a pu arrêter (Bari a partagé avec Brescia 1-1). NICOLAS RIBAUDO