L'Inter est neuvième, Milan dixième. Ce n'est pas vraiment là qu'on s'attendrait à trouver les deux clubs milanais à mi-championnat. Walter Mazzari a déjà payé le tribut de son échec à l'Inter mais son successeur ne fait pas beaucoup mieux. Le retour de Roberto Mancini a fait rêver les Intéristes de temps plus heureux, comme lors de son passage précédent, mais il prend en moyenne 1,1 point par match, contre 1,4 pour Mazzari. Depuis la reprise du club par l'Indonésien Erick Thohir, il y a quinze mois, l'Inter a une moyenne de 1,58 point. " Economiqueme...

L'Inter est neuvième, Milan dixième. Ce n'est pas vraiment là qu'on s'attendrait à trouver les deux clubs milanais à mi-championnat. Walter Mazzari a déjà payé le tribut de son échec à l'Inter mais son successeur ne fait pas beaucoup mieux. Le retour de Roberto Mancini a fait rêver les Intéristes de temps plus heureux, comme lors de son passage précédent, mais il prend en moyenne 1,1 point par match, contre 1,4 pour Mazzari. Depuis la reprise du club par l'Indonésien Erick Thohir, il y a quinze mois, l'Inter a une moyenne de 1,58 point. " Economiquement, la participation à la Ligue des Champions n'est pas indispensable ", a déclaré Thohir la semaine dernière, pour rassurer les supporters après la défaite à domicile contre le Torino. " L'Inter reste la dixième marque au monde. Elle rapporte de 180 à 200 millions, même sans la Ligue des Champions. Nous pouvons procéder à une augmentation de capital de vingt millions si nécessaire. " Pourtant, terminer neuvième ne constitue pas une option, prévient l'homme d'affaires. " Nous continuons à viser une qualification européenne. " Un autre projet lui tient à coeur : " Nous voulons une équipe d'une moyenne d'âge de 26 ans, avec 25 footballeurs (contre 29 pour le moment), pour offrir leur chance à nos talents et à d'autres, bien encadrés par des joueurs plus chevronnés. " Il en a enrôlé un, Lukas Podolski et le Suisse Shaqiri a préféré les nerazzurri à Liverpool, à la grande joie des supporters. Les nuages qui assombrissent le ciel de l'AC Milan sont encore plus menaçants. Mercredi, Pippo Inzaghi, jouait déjà le match de la dernière chance, après n'avoir gagné qu'un point sur douze en janvier, perdant à domicile contre les formations aussi modestes que l'Atalanta et Sassuolo. Les supporters se sont retournés contre la direction - mais pas contre Barbara Berlusconi - qui n'enrôle plus que des joueurs gratuits, n'apportant aucune plus-value mais trop bien payés. " Nous avons la troisième masse salariale de Serie A mais après vingt matches, nous avons 23 points ", déplore un communiqué des supporters, qui a mis le doigt sur la plaie. " Nous avons besoin de joueurs-clefs, de personnalités dans le vestiaire. " Plusieurs joueurs reviennent de blessures, d'autres titulaires ont baissé les bras. La semaine passée, Philippe Mexès a été suspendu pour quatre matches pour avoir pris à la gorge un adversaire de la Lazio. L'attaquant El Shaarawy, qui paraissait sur le point de revenir, après une longue indisponibilité, est de nouveau sur la touche. Inzaghi reste positif. " Nous n'avons plus l'équipe d'il y a trois mois mais ce n'est pas moi le problème. Si c'était le cas, j'aurais déjà démissionné. " PAR GEERT FOUTRÉA l'Inter Mazzari a cédé sa place à Mancini en novembre mais les résultats ne s'améliorent pas.