Cet été, quand Bournemouth a été rétrogradé de Premier League, on s'attendait à ce que Callum Wilson reste parmi l'élite. Mais dans quel club ? Aston Villa a fait la première proposition, mais elle a été repoussée. Newcastle United a soumis la deuxième, plus élevée, ce qui a incité Villa à enchérir, renvoyant Newcastle à l'arrière-plan. Sur ces entrefaites, Wilson a annoncé à Bournemouth qu'il ne voulait pas aller à Birmingham, mais au nord. Son club a accepté.
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Cet été, quand Bournemouth a été rétrogradé de Premier League, on s'attendait à ce que Callum Wilson reste parmi l'élite. Mais dans quel club ? Aston Villa a fait la première proposition, mais elle a été repoussée. Newcastle United a soumis la deuxième, plus élevée, ce qui a incité Villa à enchérir, renvoyant Newcastle à l'arrière-plan. Sur ces entrefaites, Wilson a annoncé à Bournemouth qu'il ne voulait pas aller à Birmingham, mais au nord. Son club a accepté. C'est Alan Shearer, un monument des Magpies, qui a aidé Newcastle à engager Wilson. En effectuant une reconstruction du transfert de Wilson, les journalistes de The Athletic ont appris que l'avant avait reçu des messages de Shearer pendant son voyage dans l'hélicoptère de Mike Ashley, le propriétaire du club. Shearer a fait la promotion de la ville et du club, a assuré que Wilson pouvait y acquérir le statut de héros s'il marquait, balayant ainsi les derniers doutes de l'attaquant, qu'un contrat plantureux attendait. Ce n'était pas la première conversation de Shearer avec Wilson. Il l'avait déjà encouragé en 2015, quand l'avant avait été touché aux ligaments croisés - Wilson s'est déjà déchiré les ligaments des deux genoux - puis en 2018, quand il avait été convoqué en équipe nationale. C'est clair, Shearer est convaincu des capacités de Wilson, qui retrouve à Newcastle un ancien coéquipier, Ryan Fraser. Celui-ci est transféré gratuitement. La saison passée, les deux hommes se sont parfaitement trouvés sur le terrain et Wilson espère avoir le même ressenti avec le jeune talent français Allan Saint-Maximin, un des joueurs les plus précieux du noyau. Sur papier du moins, car parfois, l'ailier entame une action qui surprend tout le monde, à commencer par lui, et dont nul ne sait où elle va s'achever. Wilson va-t-il vraiment devenir un héros ? Ça reste à voir. De toute façon, à cause de la pandémie, il n'y aura pas un seul spectateur dans les stades de Premier League ce mois-ci. La situation ne pourrait éventuellement changer qu'en octobre. Autre question : Ashley peut-il redevenir populaire ? Au bout de treize ans, les supporters en ont marre de leur propriétaire, qui a fait fortune dans l'équipement sportif. Ashley, qui se déplace en hélicoptère, a initialement considéré Newcastle comme un produit de marketing pour sa chaîne Sports Direct, qui a des filiales en Belgique, puis comme investissement. Il n'a donc pas mis trop d'argent dans les joueurs qui ne pouvaient être revendus. Il a déjà tenté à trois reprises de revendre le club, en vain. Sa dernière tentative, avec des Saoudiens, ne serait d'ailleurs pas encore tout à fait lettre morte. Les négociations se poursuivraient en coulisses. Les supporters en ont assez. Ils ne décèlent pas le moindre progrès et ont très mal vécu les deux relégations du club sous la houlette d'Ashley. 18e, champion en D2, dixième, treizième deux fois : voilà le bilan de Newcastle ces cinq dernières saisons. Pendant la préparation, l'équipe a essuyé une lourde défaite 5-1 face au rival de Middlesbrough, qui était encore menacé de relégation en Championship la saison écoulée. Ce revers a suscité une certaine panique et une vague de transferts, quand le patron a finalement ouvert les cordons de sa bourse. Steve Bruce a obtenu un attaquant de plus, Wilson, car son achat précédent, Joelinton, qui avait coûté 44 millions d'euros, a été un échec. La saison dernière, les Magpies ont surtout connu des problèmes à la finition. Ils ont perdu quatre de leurs cinq derniers matches pour terminer l'exercice avec seulement 38 unités. Comme Joelinton a été décevant et que Dwight Gayle est blessé au genou, il aurait été risqué de tout miser sur un Andy Carroll qui craque de partout. Ashley a donc été contraint d'investir pour que son équipe conserve plus ou moins sa valeur avant une quatrième tentative de revente