Récemment démis de ses fonctions par le président Trump, le désormais ex-patron du FBI, James Comey, a déclaré avoir appris la nouvelle en regardant les informations. Toi, c'est quand la dernière fois que tu t'es fait spoiler ?

MIJAT MARIC : Ben, j'avoue que la dernière fois, c'est plutôt moi qui étais dans le rôle du spoiler. Je faisais un Skype avec des amis de l'étranger et je leur ai parlé des maux de ventre de ma femme qui était enceinte de notre premier enfant, mais qui n'avait pas encore passé l'échographie des 3 mois. Nos amis n'ont pas mis longtemps à comprendre que j'avais vendu la mèche. C'était il y a deux ans tout juste puisque ma femme est revenue de son écho aujourd'hui. Je peux donc vous le dire s...

MIJAT MARIC : Ben, j'avoue que la dernière fois, c'est plutôt moi qui étais dans le rôle du spoiler. Je faisais un Skype avec des amis de l'étranger et je leur ai parlé des maux de ventre de ma femme qui était enceinte de notre premier enfant, mais qui n'avait pas encore passé l'échographie des 3 mois. Nos amis n'ont pas mis longtemps à comprendre que j'avais vendu la mèche. C'était il y a deux ans tout juste puisque ma femme est revenue de son écho aujourd'hui. Je peux donc vous le dire sans risquer de spoiler personne : nous attendons un deuxième enfant ! MARIC : Des livres, beaucoup de livres, donc une liseuse pour être moderne et concis. Même si je ne lis plus depuis deux ans et la naissance de ma fille. Aujourd'hui, c'est couché 22 h tous les soirs parce qu'on est crevé, mais avant je pouvais lire pendant des heures. J'ai eu un flash pour la littérature avec 1984 de George Orwell. Comme pour pas mal d'italophones, Umberto Eco a aussi été une forme de révélation. MARIC : Franchement, je ne sais pas si j'en serais capable, même pour beaucoup d'argent. Parce que ce n'est pas dans ma nature et qu'en plus, j'estime qu'en tant que petite personnalité publique, on a des devoirs. Moi, par exemple, après un match, j'ai parfois envie d'une bière. Mais au stade, on est entouré d'enfants, alors, j'essaie de faire un effort, et je prends un coca. Ce sont des petites choses, mais je pense que c'est aussi à nous de montrer l'exemple. On ne fait pas carrière en buvant des bières et en fumant des cigarettes, même si moi je suis content de ne pas avoir ce vice-là. MARIC : La vraie question, c'est pourquoi être aussi fantaisiste quand on est ado ? Moi, entre mes 10 et mes 15 ans, je suis passé du style " skater " aux pantalons à pattes d'éléphant " à la Beatles ". Peu après, j'ai même été rasé entièrement avec une vilaine frange jaune qui tombait jusqu'aux yeux. Tout le monde ne peut pas en dire autant, mais le foot m'a remis sur le droit chemin vestimentairement parlant. MARIC : Plus rien ne m'étonne dans la société américaine. Je fais un parallèle qui n'en est pas un, mais il suffit de regarder leurs élections pour comprendre. Trump contre Clinton, et je ne parle pas des candidats à la primaire démocrate et républicaine, c'est quand même dingue. Un magnat de l'immobilier contre la femme d'un ex-président, je ne peux pas croire que dans un si grand État, il n'y ait pas des personnes plus responsables pour gérer le pays. MARTIN GRIMBERGHS