Contre Andorre, mission plus qu'accomplie : on n'arrive pas chaque fois à mettre la branlée à un minus sur le papier ! Le seul hic (qui rime), c'est que j'ai été tristounet pour Simon Mignolet. S'il ambitionnait encore de détrôner Thibaut Courtois, il se sait à présent n°2 définitif ! J'ai d'abord pensé qu'une commotion, fût-elle petite, ne disparaissait pas totalement en 5 jours : et que même si notre grand avait grandement récupéré, le niveau d'Andorre permettait de ne prendre aucun risque en donnant enfin du temps de jeu à Mignolet.
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Contre Andorre, mission plus qu'accomplie : on n'arrive pas chaque fois à mettre la branlée à un minus sur le papier ! Le seul hic (qui rime), c'est que j'ai été tristounet pour Simon Mignolet. S'il ambitionnait encore de détrôner Thibaut Courtois, il se sait à présent n°2 définitif ! J'ai d'abord pensé qu'une commotion, fût-elle petite, ne disparaissait pas totalement en 5 jours : et que même si notre grand avait grandement récupéré, le niveau d'Andorre permettait de ne prendre aucun risque en donnant enfin du temps de jeu à Mignolet. Puis j'ai joué à si-si dans ma tête. Si Simon sort contre Andorre une ou deux parades de derrière les fagots et si l'on se plante ensuite en Bosnie sur erreur du dernier rempart, ce sera la foire garantie : si la gaffe est de Mignolet, on hurlera que Courtois était rétabli ; et si la gaffe est de Courtois, on hurlera qu'il fallait maintenir Mignolet au lieu d'aligner un mal rétabli ! Alors, Marc Wilmots a choisi de refiler à son titulaire un match andorran d'entraînement, avant de le replonger dans un vrai bain à Zenica. Bien vu. Rien à dire sinon que, comme disait l'autre, gouverner c'est prévoir ! Et n'avoir pas perdu, c'est avoir bien gouverné : mieux que Joachim Löw, Vicente Del Bosque ou Guus Hiddink, faut pas vous faire un dessin ! Ni faire la fine bouche en regrettant qu'une victoire était possible : Willie doit juste gronder Jan Vertonghen. Lui mettre le bonnet d'âne durant le briefing d'avant Belgique-Galles. Lui rappeler qu'à force d'être beau et libre dans sa zone au lieu de coller le danger le plus proche, on finit par zoner comme un gros paresseux. Et puis lui pardonner, comme le Père avec le Fils Prodigue... Reste un truc qui chatouille, c'est la critique persistante sur l'inefficacité des phases arrêtées. Comme son coach, Kevin De Bruyne parle d'un faux problème, et ils ont raison : il y a, en l'occurrence, dramatisation erronée du rendement belge ! En 64 matches au Mondial, on a botté 668 coups de coin pour scorer 22 fois : en gros, il fallait donc 30 bottés pour en mettre un au fond et l'on bottait 10 fois par match, soit 1 but sur corner tous les 3 matches...sans oublier que DEUX équipes sont en présence ! Résumé : au Brésil, le onze moyen a planté un but sur coup de coin tous les 6 matches, et en a ramassé un aussi. En 17 rencontres officielles jusqu'ici sous l'ère Wilmots, nos Diables sont donc normaux si 5 ou 6 corners se sont terminés par un but pourou un but contre : peut-être n'en ont-ils pas mis 2 ou 3, ils n'en ont pas ramassé 2 ou 3 non plus ; il n'y a là rien d'extrême, leur efficacité en la matière est tout bêtement dans la norme footeuse... Vous préciserez que les buts sur phases arrêtées, même en négligeant les rentrées en touche, incluent cependant pénos, coups francs directs et indirects. Vrai, mais ça ne chamboulera pas l'analyse ci-dessus : les 64 matches au Brésil ont produit 12 buts sur péno, 4 sur coup franc direct, 8 à la suite d'un botté de coup franc indirect. Le onze moyen y a donc inscrit (et ramassé) un péno tous les 10 matches, un coup franc direct tous les 32 matches, un indirect tous les 16 matches : dans les trois cas, une fréquence moindre que sur coup de coin ! Nous nous faisons une idée fausse sur ce que le foot contemporain est capable de fournir comme buts via les phases arrêtées. C'est en partie dû à cette rengaine chantant (depuis longtemps déjà !) l'importance des coups de pied arrêtés dans le football moderne : presque comme si l'on scorait SURTOUT sur balle arrêtée ! ! Mais rien n'est plus faux, additionnons les 4 chiffres cités. 22+12+4+8, cela donne 46 buts, sur les 171 du Mondial 2014 : soit 27 %. Ce n'est pas du tout négligeable, c'est toutefois loin d'être majoritaire. Dans un sport qui nous offre en moyenne 2,5 buts par match, les Ÿ de ces buts restent inscrits en mouvement, et c'est tant mieux,... les bottés de corners sont si tristes, je l'ai déjà tant dit ! Le jour où l'on ne scorera plus que sur balle arrêtée, j'arrêterai de regarder scorer... On se fait une fausse idée sur ce que le foot contemporain est capable de fournir comme buts via les phases arrêtées.