Le 15 août, en plein milieu du journal télévisé de 22 h de la BBC, un employé s'est fait surprendre en direct en train de regarder un film porno en régie. Le moment de vie que tu préférerais ne jamais avoir vécu ?

MICKAËL TIRPAN : Il y en a des tonnes, étant donné que je suis quelqu'un de très vite mal à l'aise en public. Des situations comme ça, j'en ai connu des dizaines. La pire de toutes ? À 14 ans, j'ai dû jouer le manchot dans Quasimodo pour une pièce de théâtre à l'école. C'était une horreur. Depuis, je me suis promis de ne plus jamais remonter sur les planches.
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MICKAËL TIRPAN : Il y en a des tonnes, étant donné que je suis quelqu'un de très vite mal à l'aise en public. Des situations comme ça, j'en ai connu des dizaines. La pire de toutes ? À 14 ans, j'ai dû jouer le manchot dans Quasimodo pour une pièce de théâtre à l'école. C'était une horreur. Depuis, je me suis promis de ne plus jamais remonter sur les planches. TIRPAN : J'en ai fait des conneries. On dit toujours que si ma mère a des cheveux gris aujourd'hui, c'est de ma faute. Un jour, en classe, j'ai coupé les cheveux d'un mec en plein cours. Le gars aimait bien ma coupe de cheveux et je lui avais fait croire que je me les coupais moi-même. Résultat, il est revenu avec la boule à zéro le lendemain (rires). TIRPAN : Il n'y a pas si longtemps. J'étais censé partir en vacances avec Noë Dussenne, mais il m'a planté au dernier moment pour aller au Doudou à Mons ! J'étais dégoûté, du coup, je n'ai même pas pris de vacances cet été. Je dois être le seul footballeur qui ne part pas en vacances. TIRPAN : Aujourd'hui, je crois qu'on est tellement tous mélangés que non, ça ne veut plus dire grand-chose. Un Belge est contant de manger chinois et un Chinois sera toujours content de manger nos frites. Je suis moi-même issu d'un mélange assez fou avec un père turco-albanais et une mère flamande, mais cela ne m'empêche pas de me sentir Bruxellois. TIRPAN : Je crois que je peux être l'homme le plus chiant au monde. J'arrive à mettre les gens à bout assez facilement. On me dit souvent que je suis un casse-couille. Dans un vestiaire, après une semaine, tout le monde sait qui je suis. TIRPAN : Ma vie, c'est un film. J'ai arrêté l'école à 15 ans, commencé à travailler dans le bâtiment à 16 avant de bosser dans le nettoyage puis d'arrêter complètement le foot à 19 ans. Six mois plus tard, un ami m'appelle et me propose de faire la route avec lui pour aller m'entraîner à Boussu Dour. Et aujourd'hui, je suis footballeur professionnel en D1... TIRPAN : Je rénoverais une grande et vieille ferme avec mon père. Peut-être bien dans le Limbourg où je vis actuellement. Notre truc à nous les Tirpan, c'est la maçonnerie et la toiture. On pourrait déjà donc faire une bonne partie nous-mêmes.Martin Grimberghs