Décédé la semaine dernière, Michel Van Maele a été un dirigeant discret mais précieux: dans les années '70, il a sauvé Bruges de la faillite en trouvant des investisseurs et en faisant construire un nouveau stade. L'ancien bourgmestre de Bruges, devenu administrateur délégué puis président du Club, a inauguré une nouvelle ère: plus jamais le Club n'a pris de risques financiers....

Décédé la semaine dernière, Michel Van Maele a été un dirigeant discret mais précieux: dans les années '70, il a sauvé Bruges de la faillite en trouvant des investisseurs et en faisant construire un nouveau stade. L'ancien bourgmestre de Bruges, devenu administrateur délégué puis président du Club, a inauguré une nouvelle ère: plus jamais le Club n'a pris de risques financiers. Van Maele laissait les feux de la rampe aux autres, à Antoine Vanhove, par exemple, avec lequel il formait un tandem uni. Le défunt a pourtant été à l'origine du transfert de beaucoup de joueurs, comme Jan Ceulemans, qu'il a enrôlé en 1977 tout en le laissant mûrir un an de plus au Lierse. Quand il est devenu président du Club, en mars 1999, cet homme jovial et redoutable en affaires a précisé que c'était pour une brève période mais aucun successeur potentiel n'a fait l'unanimité. Plusieurs noms circulent maintenant: son neveu Roland, Michel d'Hooghe et Hugo Vandamme, l'ancien dirigeant de la société de téléviseurs Barco, à moins que le club ne puise dans un conseil d'administration fortement rajeuni ces dernières années. On y trouve notamment Chris Caestecker, un homme dynamique et moderne, protégé du vice-président, Marcel Kyndt. Mais l'identité du nouvel homme fort est plus cruciale encore que celle du président. Marcel Kyndt semblait tout indiqué. Comme Van Maele, il aime rester dans l'ombre. Cependant, malgré le soutien de Michel D'Hooghe, toujours influent, il n'est pas parvenu à nommer Marc Degryse directeur technique, cet été. Van Maele avait choisi le camp de Vanhove. Mais que va-t-il advenir du directeur général de Bruges, qui a perdu en Michel Van Maele son ange gardien?... Il ne devrait pas trop craindre pour son autorité, d'autant qu'il reste sur plusieurs semaines ponctuées de succès. Il a brillamment négocié la reconduction de plusieurs contrats. Dimanche, il a pu annoncer, triomphant, que Timmy Simons, le Soulier d'Or 2003, avait signé un contrat de cinq ans. (J. Sys)