Quand avez-vous discuté pour la première fois avec le nouvel entraîneur ?

Michel Louwagie : Le dimanche 6 janvier à Valence, avec notre entraîneur-adjoint, Manu Ferrera. Il m'a convaincu durant cet entretien très profond. Tout était organisé très professionnellement. Nous étions six. Son manager parle anglais et français, il gère un important bureau en Espagne. Victor ne m'a pas vraiment impressionné par ses arguments, car je m'y attendais de sa part. Mais, en 23 ans, c'est la première fois que je suis aussi impressionné par la clarté de la vision, la philosophie et l'approche précise d'un entraîneur. Il est complet et to the point.
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Michel Louwagie : Le dimanche 6 janvier à Valence, avec notre entraîneur-adjoint, Manu Ferrera. Il m'a convaincu durant cet entretien très profond. Tout était organisé très professionnellement. Nous étions six. Son manager parle anglais et français, il gère un important bureau en Espagne. Victor ne m'a pas vraiment impressionné par ses arguments, car je m'y attendais de sa part. Mais, en 23 ans, c'est la première fois que je suis aussi impressionné par la clarté de la vision, la philosophie et l'approche précise d'un entraîneur. Il est complet et to the point. La manière dont il a posé des questions directes et concrètes à Manu était impressionnante. On peut penser que ce sont des détails, comme la préparation des matches, la véritable connaissance d'un noyau, les rapports avec la presse, mais il étudie chaque aspect. Un grand monsieur. C'est lui qui l'a demandé et cela nous a semblé positif car ainsi, nous avons le temps de faire connaissance. Nous voulons poursuivre notre dialogue par des réunions hebdomadaires, qui seront éventuellement l'occasion de rectifier certaines choses. Manu et le nouvel adjoint, Julian Jimenez Serrano, un préparateur physique qui parle anglais, assisteront également à ces réunions. Non, car il y est toujours sous contrat et il a maintes fois rappelé qu'il souhaitait y rester jusqu'au 30 juin. Il faut respecter pareil voeu. Il ne le souhaitait pas. Tenter de convaincre quelqu'un de s'en aller n'a aucun sens. Je ne sais pas non plus pourquoi on le cite avec une telle insistance à Gand. Il est possible qu'un joueur soit transféré si d'autres décident de partir. La porte reste ouverte. Qui dit ça ? Victor n'a pas été aussi tranché. La direction aussi voulait plus de puissance. Notre vision du football est parallèle, vous le constaterez rapidement. Notre entraîneur a décidé de nous rejoindre en son âme et conscience. Il sait très bien de quels joueurs il dispose, nous lui avons soumis les noms des nouveaux et il les a visionnés sur vidéo. Je ne vois pas où est le problème. Je ne me suis pas exprimé comme ça. J'ai simplement voulu dire que nous allons essayer de faire de notre mieux, même si, sur papier, nous avons un programme difficile avec Anderlecht, le Standard et le Club Bruges. Qui sait, peut-être nous exprimerons-nous mieux contre ces ténors, justement. L'avenir nous le dira. De toute façon, avec Gand, tout est possible. Bien sûr. L'été dernier, je me suis montré extrêmement prudent sur le plan financier à cause de la construction du stade. Sans cette enceinte, notre politique de transferts aurait été complètement différente, plus conséquente, plus audacieuse, comme dans le passé. Nous avons renoué avec nos habitudes puisque nous déménageons en été. Voilà, c'est aussi simple que ça. J'espère que d'autres clubs vont se lancer dans la construction de stades et comprendront quelles charges cela implique. FRÉDÉRIC VANHEULE