Michel Louwagie achèvera son dixième mandat de deux ans en avril prochain mais dès septembre, il a annoncé au Conseil d'administration de la fédération belge de natation qu'il ne briguerait pas une onzième présidence. " J'estime qu'il est temps de faire place à des gens qui apportent des idées nouvelles. Il est difficile de trouver de bons dirigeants dans les sports amateurs, en gén...

Michel Louwagie achèvera son dixième mandat de deux ans en avril prochain mais dès septembre, il a annoncé au Conseil d'administration de la fédération belge de natation qu'il ne briguerait pas une onzième présidence. " J'estime qu'il est temps de faire place à des gens qui apportent des idées nouvelles. Il est difficile de trouver de bons dirigeants dans les sports amateurs, en général, mais la natation possède des gens compétents. Je ne citerai pas de noms afin de n'avantager personne. J'ai déjà fait part de ma décision au Conseil d'administration afin que les candidats aient le temps de se positionner en prévision des élections. J'ai un autre motif : Gand m'occupe de plus en plus, avec deux centres d'entraînement, la Ghelamco Arena et la gestion sportive au quotidien. C'est de plus en plus difficile à combiner avec mon poste en natation, même si j'y ai consacré mon temps libre. En plus, le 1er janvier, j'aurai 62 ans. Je dois prendre garde à ne pas me surmener trop. " L'homme a été critiqué, notamment par Ronald Gaastra, mais il affirme que ça n'a joué aucun rôle dans sa décision. " Certains m'ont reproché de ne rien y connaître en natation parce que je travaille dans le football mais ils oublient que je viens de leur sport. J'ai été nageur, entraîneur et professeur de natation à l'université. J'ai même écrit un livre à ce sujet. " Ses principales réalisations ? " La collaboration avec les écoles de sport de haut niveau, par exemple. De nos jours, ça coule de source mais ce n'était pas le cas au début de ma présidence. Toutefois, mon principal succès est d'avoir obtenu une bonne collaboration entre les ailes flamande et francophone. Les deux parties du pays ne sont pas subsidiées de la même manière mais ça n'a jamais entraîné de conflit linguistique sous ma direction. Nous avons participé à tous les tournois, olympiques, mondiaux et européens, en nation, pas en communautés. " JONAS CRETEUR