Quelles sont tes responsabilités ?

Il y a la négociation pour les droits des images. Elles sont déterminantes car elles permettent d'élaborer l'offre télé. L'équilibre est délicat entre celle-ci et le respect du budget. Des deux côtés, c'est notre crédibilité qui est en jeu. Autre aspect : la gestion humaine dans un secteur où la notion d'égo est plus développée. Mon objectif est de garder un cap collectif tout en encourageant l'émergence des qualités de chacun. Nous travaillons beaucoup sur la transversalité et la collaboration entre web, télé et radio. J'ai évidemment des responsabilités éditoriales : susciter les idées, ente...

Il y a la négociation pour les droits des images. Elles sont déterminantes car elles permettent d'élaborer l'offre télé. L'équilibre est délicat entre celle-ci et le respect du budget. Des deux côtés, c'est notre crédibilité qui est en jeu. Autre aspect : la gestion humaine dans un secteur où la notion d'égo est plus développée. Mon objectif est de garder un cap collectif tout en encourageant l'émergence des qualités de chacun. Nous travaillons beaucoup sur la transversalité et la collaboration entre web, télé et radio. J'ai évidemment des responsabilités éditoriales : susciter les idées, entendre les projets et les défendre, encourager la créativité, mettre en place les grands dispositifs de couverture. Tout en cela en rencontrant régulièrement les collaborateurs. J'ai aussi des réunions régulières avec l'équipe de production pour veiller à la qualité technique de ce que nous mettons à l'antenne. En 2012, la RTBF a proposé 1.400 heures de sport. Impossible de tout contrôler ! Deux maîtres mots : la confiance et la vigilance dans ce qui est avant tout un travail d'équipe. Il y a des rendez-vous habituels. Le lundi est consacré à La Tribune. Le mardi, nous organisons une grosse réunion de rédaction où nous débriefons et préparons le week-end suivant. Le mercredi, nouvelle grosse réunion avec la direction des antennes (François Tron) et la direction de l'information (Jean-Pierre Jacqmin). Le vendredi, nous balisons et systématisons la matière avec l'ensemble des rédactions. A côté de ça, il faut caler une série d'activités et de rendez-vous : réponses aux sollicitations des journalistes ou aux questions des téléspectateurs, rencontres avec des producteurs, des dirigeants, des organisateurs ou des responsables d'autres télés, etc. C'est dans l'ADN du service public qui est là pour respecter les attentes dans chaque sport. Le week-end n'est pas de tout repos. J'essaie de tout regarder, du moins en partie, ou j'enregistre. Deux fois par an, j'assiste à la réunion de l'UER (Union européenne de radio-télévision) qui propose une série de services (production, événements,...) pour les chaînes de service public. Ensemble, on est plus fort ! Je suis aussi président de la commission sportive de la CTF (Communauté des télévisions francophones) qui rassemble des chaînes publiques de Belgique, France, Canada et Suisse. En début de mandat, j'ai accompagné Gaëtan Vigneron à Londres pour négocier avec Bernie Ecclestone. Son bureau était dénué de décoration. Il y avait juste un objet représentant un plateau en bronze avec des liasses de dollars. Le ton était donné ! Ecclestone a dit : " Si je suis bien chez Mercedes, je ne vais pas changer de garage ! " Même si on sait que chez Mercedes, les entretiens ne sont pas gratuits. Aujourd'hui, c'est Gaëtan Vigneron qui s'occupe des négociations. Eddy Merckx pour son palmarès et son profil humain. Il ne se prend pas au sérieux. Pour le reste, mon métier m'offre la chance de rencontrer et de côtoyer beaucoup de gens bien.