On ne change pas une équipe qui gagne. Voilà, en schématisant, la devise adoptée par le service des sports de la RTBF pour cette nouvelle saison. Pas de chamboulement donc, même si la Coupe de l'UEFA pourrait être l'heureuse surprise.
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On ne change pas une équipe qui gagne. Voilà, en schématisant, la devise adoptée par le service des sports de la RTBF pour cette nouvelle saison. Pas de chamboulement donc, même si la Coupe de l'UEFA pourrait être l'heureuse surprise. A la RTBF, on doit se satisfaire de l'élimination d'Anderlecht ?Non, évidement. Cette élimination est regrettable pour le football belge. D'un autre côté, vous chipez Anderlecht à RTL et disposez du Standard ; deux gros vecteurs d'audience.Pour l'instant, rien n'est décidé. Nous avons seulement acquis les droits pour cette Coupe de l'UEFA à partir des quarts de finale et ce jusqu'en 2009. Pour le reste, on négociera au coup par coup. On a déjà déployé beaucoup d'efforts avec les -21 qui se sont avérés être un vrai coup dans le mille. Mais notre enveloppe n'est pas extensible. C'est de l'argent public. Si pour des raisons financières, vous êtes amené à faire un choix, lequel de ces deux clubs semble le plus porteur ?C'est objectivement trop tôt pour le dire. Plusieurs facteurs influenceront notre choix : le nom de l'adversaire, l'horaire et la distance du match. Seul un accord avec la VRT est conclu pour que nous réalisions les rencontres du Standard à domicile. Ces deux équipes partiront donc sur un pied d'égalité ?Si elles n'ont pas le même palmarès, je crois qu'elles se valent en termes d'attraction. Peut-être que cette année, le Standard aura un léger avantage. Les Liégeois retrouvent l'Europe, ils ont le vent en poupe. Pour Anderlecht, il y a peut être une pointe de frustration de se retrouver dans une compétition moins prestigieuse. Par ailleurs, j'ai été surpris de voir que le match de Justine Henin a réalisé une meilleure audience que l'ensemble de la retransmission d'Anderlecht-Fenerbahçe. Pour les autres sports, on ne modifie rien ?On doit continuer à jouer notre rôle de service public. Au-delà des audiences, il y a l'importance, le prestige de l'évènement. On aura par exemple diffusé les deux qualifications d'équipes (hockey et football) présentes aux prochains JO. Les scores de Justine sont extraordinaires. En cyclisme, on devra par contre se poser des questions. Quel est votre bilan de l'émission Studio 1 du lundi ?On est évidemment heureux de cette initiative. C'est une émission dont on parle, avec une bonne fidélisation. Après la quatrième journée, on a atteint la barre des 100.000 spectateurs alors qu'en face, il y a la concurrence de séries et d'un film à gros budget. On est très satisfait. D'où le peu de modifications, hormis la présence de Michel Piraux et le rôle désormais plus affirmé de Benjamin Deceuninck. Mais rien n'est arrêté, l'émission pourrait évoluer en cours d'année.