" Votre " Bruges rejoue enfin pour le titre après une traversée du désert de près de 10 ans. C'est une période de votre vie que vous voudriez oublier ?

Je refuse le terme " traversée du désert ". C'est vrai que le dernier titre remonte à 2005 mais Bruges a presque toujours terminé sur le podium entre-temps et je vois que d'autres clubs importants traversent des périodes sans titre. Entre 1921 et 1973, le Club n'a pas été champion ! Alors, ce qui a été réalisé depuis dix ans, même sans ce trophée, ça reste beau. Vous lisez l'Evangile ?... Il y est écrit que chacun, dans sa vie, connaît des périodes fastes et des périodes difficiles. Sept années de vaches grasses, sept années de vaches maigres...
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Je refuse le terme " traversée du désert ". C'est vrai que le dernier titre remonte à 2005 mais Bruges a presque toujours terminé sur le podium entre-temps et je vois que d'autres clubs importants traversent des périodes sans titre. Entre 1921 et 1973, le Club n'a pas été champion ! Alors, ce qui a été réalisé depuis dix ans, même sans ce trophée, ça reste beau. Vous lisez l'Evangile ?... Il y est écrit que chacun, dans sa vie, connaît des périodes fastes et des périodes difficiles. Sept années de vaches grasses, sept années de vaches maigres... Les finances, ce n'est pas mon domaine. J'ai trois spécialités : la médecine, le football et la musique ! Mais je suis relativement optimiste. Il y a quand même eu beaucoup de bonnes nouvelles ces derniers temps : l'implication du gouvernement fédéral, de la Ville de Bruxelles et de l'Union Belge, ainsi que neuf candidatures d'entrepreneurs pour la construction. Le financement est un gros challenge mais je sais qu'il y a des discussions constructives entre des partenaires économiques. Je n'aime pas les questions qui commencent par " si "... J'ai appris ceci de Jean-Luc Dehaene : on ne répond pas à des questions au conditionnel. Mais quand j'entends certaines réactions de Diables, je rejoins entièrement l'avis de Marc Wilmots : que chaque joueur s'occupe exclusivement de ses performances et évite de parler des autres. Concernant les analyses, j'ai été le premier à dire que la situation était regrettable. Que le pays organisateur de la Coupe du Monde et des Jeux olympiques deux ans plus tard n'ait pas des labos répondant aux normes, ce n'est pas normal. Nous avons fait des tests dans des laboratoires brésiliens mais ils n'ont pas été concluants, donc il a fallu trouver cette solution avec Lausanne. Cela implique un problème financier, avec un millier d'échantillons à transporter, et un problème logistique puisque nous ne sommes pas sûrs d'avoir tous les résultats des analyses avant le match suivant des joueurs qui auront été contrôlés. Cela devrait être faisable pour ceux qui auront joué à Rio ou à Sao Paulo mais ce sera plus compliqué avec ceux qui se seront produits tout au nord. Pour ce qui est des stades, soyez tranquille ! C'est ma neuvième Coupe du Monde en tant que médecin et on a chaque fois dit qu'ils ne seraient pas prêts à temps mais ils l'ont toujours été. Le Brésil est un pays démocratique où les gens sont habitués à manifester. Ils vont encore le faire pendant la Coupe du Monde, c'est inévitable, surtout quand on sait qu'il y aura des élections dans quelques mois. Des groupes politiques vont profiter de l'occasion. Mais quand on interroge ceux qui sont descendus dans la rue pendant la Coupe des Confédérations, on se rend compte qu'un sur vingt seulement protestait contre l'organisation du Mondial. Tous les autres n'ont fait qu'exploiter une scène pour mettre en avant des revendications qui n'avaient rien à voir avec le football. Pour rappel, la FIFA n'a pas imposé le tournoi au Brésil, c'est le Brésil qui a supplié la FIFA pour l'avoir. Et mettre en parallèle la pauvreté du pays et les masses d'argent qui circulent dans ce sport, c'est comparer des pommes et des poires. Si on n'organise plus le Mondial dans les pays où il y a des favelas, on ne va plus au Mexique, on ne va plus en Afrique du Sud. PAR PIERRE DANVOYE