Les paroles des dirigeants peuvent parfois être très obscures. Ainsi, prenez Johan Vermeersch, le président du Brussels, qui se lamentait - une fois de plus - samedi soir aux micros. Son équipe avait gagné 6-2 (un résultat incroyable à plus d'un point de vue) mais le boss faisait la tête : " Je ne veux pas faire Petula Clark, mais ça n'en finit plus ". Cette fois, les reproches allaient vers ses joueurs qui se blessent un peu trop à son goût et tombent comme des mouches. On sait que des critiques du même type de Vermeersch avaient signifié l'arrêt de mort du préparateur physique français Arnaud Laly. Mais nos jeunes lecteurs ne doivent pas comprendre ce que Petula Clark vient faire là-dedans.
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Les paroles des dirigeants peuvent parfois être très obscures. Ainsi, prenez Johan Vermeersch, le président du Brussels, qui se lamentait - une fois de plus - samedi soir aux micros. Son équipe avait gagné 6-2 (un résultat incroyable à plus d'un point de vue) mais le boss faisait la tête : " Je ne veux pas faire Petula Clark, mais ça n'en finit plus ". Cette fois, les reproches allaient vers ses joueurs qui se blessent un peu trop à son goût et tombent comme des mouches. On sait que des critiques du même type de Vermeersch avaient signifié l'arrêt de mort du préparateur physique français Arnaud Laly. Mais nos jeunes lecteurs ne doivent pas comprendre ce que Petula Clark vient faire là-dedans. Il s'agit d'une chanteuse britannique (74 ans aujourd'hui) qui a vendu plus de 70 millions de disques dans les sixties et seventies et qu'elle a chanté en français. Pour Vermeersch, elle constitue plus une référence que Victoria Beckham (seulement 40 millions d'albums,... et encore avec les Spice Girls). Il se souvient de la chanson La nuit n'en finit plus : J'ai des idées noires en tête Et la nuit me parait si longue, si longue, si longue. Vermeersch est gourmand. Son club est quasi sauvé, il fait un carton et lui, il exige que ses joueurs pètent le feu toute la saison. Cet éternel insatisfait ferait bien de téléphoner à Silvio Berlusconi pour lui demander ce que lui coûte le Milanlab pour que son noyau (qui a les mêmes maillots !) ait la même santé. Au Club Bruges, tout est bien moins rigolo. On y trouve plein de dirigeants qui font la grimace comme l'a relevé l'animateur Jean-Michel Zecca sur BEL-RTL : " Bruges, c'est l'équipe dont les dirigeants se sont vautrés sur toute la ligne ". C'est dur mais c'est vrai. Le président Michel D'Hooghe qui avait viré Jan Ceulemans il y a un an avait affirmé qu'il avait vécu à cette occasion la journée la plus noire de sa carrière sportive. Mais il n'avait encore rien vu. Actuellement, il se demande s'il va continuer avec Cedo Janevski quelques semaines à peine après avoir viré Emilio Ferrera et Marc Degryse ! Vendredi dernier, D'Hooghe a donné sa première interview depuis ces derniers événements. L'homme avait souffert : non seulement son club de c£ur plongeait mais en plus le président gantois Ivan De Witte l'avait attaqué de front dans la presse avant un match entre les deux clubs, disant qu'il influençait l'arbitrage ! De Witte (un psychologue de formation) aime déstabiliser ses collègues. Il les attaque puis s'excuse. Il avait déjà fait la même chose avec Roger Vanden Stock et Anderlecht. C'est un maître cynique de la manipulation. Déjà affaibli, D'Hooghe a été blessé. Le Club a parlé de chasse aux sorcières mais le président médecin est finalement réapparu : " J'étais resté volontairement discret. Quand on a laissé partir Ceulemans et Ferrera, on avait convenu de ne pas se critiquer mais quand l'un d'eux - NDLA : Ceulemans - n'a pas respecté cet accord, je n'ai pas réagi. Quand un ex-coach adjoint - NDLA : Chris Van Puyvelde - a déclaré que j'avais intérêt à prendre ma retraite, je n'ai pas réagi non plus. Idem face aux accusations d'un collègue président - NDLA : De Witte). Qu'on se rassure : je n'ai pas déserté le Club. On travaille, on se bat. Le Club va se redresser, c'est une promesse. Nos scouts écument les matches européens et la saison prochaine nous mettrons le marché sud-américain en coupe réglée. Cet été, nous ferons quatre gros transferts. Et Janevski ? Patience ". Il y a deux ans seulement, Bruges était champion mais l'ère du coach Trond Sollied se terminait mal : le club voulait qu'il reste mais le Norvégien avait la bougeotte et l'ambiance en a pâti, ce qui a aidé le Germinal Beerschot à gagner la Coupe de Belgique. Depuis, c'est la dégringolade en championnat. Reste la Coupe pour tout sauver... Première demi-finale ce soir à Gand. Vous parlez d'une pression ! PAR JOHN BAETE