LE JEU UN ENSEMBLE BIEN LIÉ

Le football est un facteur économique. Il est constamment retransmis en direct. Des shows permettent de gagner des tas de prix et des études démontrent que l'économie profite des succès du football mexicain. L'économie est d'ailleurs stabilisée depuis l'élection de VicenteFox, l'ancien manager de coca-cola, à la présidence. Il a diminué le déficit national et a même atteint l'équilibre budgétaire cette année. 40 % de la population vit néanmoins en dessous du seuil de pauvreté et l'école fondée par les Diables Rouges en 1986 continue à faire le bo...

Le football est un facteur économique. Il est constamment retransmis en direct. Des shows permettent de gagner des tas de prix et des études démontrent que l'économie profite des succès du football mexicain. L'économie est d'ailleurs stabilisée depuis l'élection de VicenteFox, l'ancien manager de coca-cola, à la présidence. Il a diminué le déficit national et a même atteint l'équilibre budgétaire cette année. 40 % de la population vit néanmoins en dessous du seuil de pauvreté et l'école fondée par les Diables Rouges en 1986 continue à faire le bonheur des gosses. En football, il n'y a pratiquement pas de trêve, les intervalles étant occupés par des tournois internationaux ou des playoffs. Le Mexique a battu le Brésil 1-0 lors de la dernière Coupe des Confédérations. Ce n'est pas une surprise : le Mexique compte douze campagnes mondiales. Il est donc un habitué de ces rendez-vous et en plus, il ne cesse de progresser ces dernières années, surtout en attaque. 67 buts en 18 matches de qualification, c'est éloquent. Ricardo La Volpe, qui prône un 3-5-2 flexible, s'appuie sur un bon mélange de joueurs chevronnés et de jeunes. Dans le rang des premiers, le défenseur Rafael Marquez et le gardien OswaldoSanchez, du côté des jeunes loups, Omar Bravo, un attaquant qui peut être aligné au demi offensif. L'ensemble est bien lié. Combatif, mauvais perdant, Ricardo La Volpe est le meilleur sélectionneur aux yeux de beaucoup de Mexicains. L'Argentin est en poste depuis 2002. Fervent adepte de l'attaque, il n'est jamais réservé, y compris en dehors du terrain. La presse l'a surnommé El Fluppe à cause de son amour excessif pour la nicotine. Il n'hésite pas à clamer que sa grand-mère pourrait jouer aux USA ou que s'il a perdu, c'est la faute de la FIFA qui a décalé le match. Il est aussi un brin superstitieux : lors du tirage au sort, il se déplaçait dans la salle, avec une boussole et un rosaire, pour trouver un endroit dégageant des ondes positives. Il a eu la main heureuse : le Mexique n'est pas vraiment versé dans un groupe de la mort. Le gardien trentenaire émerge de la sélection mexicaine. Si le talent exceptionnel d' OswaldoSanchez s'est manifesté très tôt, puisqu'il gardait la cage mexicaine lors du Championnat du Monde Juniors en Australie en 1993, son arrivée à maturité a relativement tardé. A force de persévérance, il a fini par se frayer un passage jusqu'à la sélection mexicaine, ce qui a donné un coup de fouet à une carrière jusque-là en dents de scie. Agé de 32 ans, il vient de Guadalajara. Il a des réflexes brillants mais excelle aussi à organiser la défense. Il ne se fait guère remarquer et il est ainsi le parfait exemple de sa génération de footballeurs. Le temps des individualités est passé. Cuauhtémoc Blanco a beau être l'idole des Mexicains, le sélectionneur ne l'aime pas : il est trop fainéant.