A la trêve, un gouffre s'était creusé entre les trois clubs qui occupaient une place de reléguable (Metz, Ajaccio et Strasbourg) et les autres. Tout semblait dit dans la lutte pour le maintien. Pourtant, depuis plusieurs semaines, les condamnés s'étaient rebellés. Metz et Strasbourg commençaient à y croire après être revenus respectivement à trois et deux points de Troyes, qui restait sur un bilan de descendant (5 points sur 42).
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A la trêve, un gouffre s'était creusé entre les trois clubs qui occupaient une place de reléguable (Metz, Ajaccio et Strasbourg) et les autres. Tout semblait dit dans la lutte pour le maintien. Pourtant, depuis plusieurs semaines, les condamnés s'étaient rebellés. Metz et Strasbourg commençaient à y croire après être revenus respectivement à trois et deux points de Troyes, qui restait sur un bilan de descendant (5 points sur 42). Mais voilà, le week-end dernier a marqué un nouveau tournant. Metz fêtait son 2.000e match en Ligue 1. Soit le deuxième meilleur total au plus haut niveau derrière Sochaux (2.058) mais devant Marseille (1.976), Strasbourg (1.974) et Bordeaux (1.940). La première rencontre de Metz en L1 date de 1932 et depuis lors, le bilan affiche 686 victoires, 777 défaites et 536 nuls. Soit le résultat de 56 saisons dont 35 consécutives entre 1968 et 2002. Pourtant, au stade Symphorien, face à Troyes qui n'avait plus gagné depuis 12 journées, Metz a été cueilli à froid par deux buts troyens. Revenu à 1-2, Metz pliera finalement 2-4. " Maintenant, il faut continuer la tête haute ", expliquait Stéphane Borbiconi. Et en prime, suite à la victoire d'Ajaccio, Metz récoltait la lanterne rouge. " Ce match est le résumé de notre saison avec des lacunes criardes dans le domaine offensif et trop de lenteur au plan défensif. La descente en L2 est certaine ", lâchait l'entraîneur messin, Joël Muller, figure emblématique du club puisqu'il a participé à plus d'un quart des 2.000 rencontres du club lorrain (169 comme joueur et 441 comme coach). A Strasbourg, même scénario face à Nantes. Au bout du rêve, le cauchemar de la défaite (0-1). " Quand vous ne gagnez que deux matches sur 17 à domicile, il n'y a pas grand-chose à dire ", commenta, dépité, l'entraîneur des Alsaciens Jacky Duguépéroux. Finalement, la bonne affaire du jour est à mettre à l'actif de Troyes. En enrayant sa mauvaise spirale, les Aubois se sont donnés de l'air et comptent désormais cinq points d'avance sur le premier reléguable. LE PSG vit dans l'incertitude. Le projet de rachat de Luc Dayan tenait la corde mais les investisseurs qataris qui devaient intervenir pour un tiers dans le projet veulent la totalité du club. Dayan et Colony Capital, les deux tiers restants auraient rompu les ponts. A cela, s'ajoute la décision de la Ligue d'enlever un point au PSG et à Marseille suite à la mascarade du dernier match entre les deux équipes, durant lequel l'OM avait aligné une équipe de jeunes. TITI CAMARA, l'ancien attaquant de Marseille et de Liverpool, aujourd'hui actif à Amiens (L2), a annoncé sa fin de carrière. MAURO CETTO, le défenseur argentin de Nantes, a prolongé son contrat de trois ans. TOULOUSE a soulevé une polémique en rejetant en CFA son milieu de terrain Achille Emana qui s'était plaint d'avoir été victime, sur le parking du club, de propos racistes. " Il y a bien eu quelques mots sans grand intérêt qui ont été échangés et quelques insultes derrière. Mais personne d'entre nous, ni les équipes de sécurité, n'ont entendu quelque propos raciste que ce soit ", a expliqué le président de Toulouse Olivier Sadran. LE CALENDRIER a été bouleversé par la FFF qui a décidé de placer la finale de la Coupe de France le 29 avril au lieu du 20 mai pour préserver la tranquillité des Bleus en vue du Mondial. YOANN GOURCUFF a été élu joueur du mois de mars. Le médian de Rennes succède à son coéquipier John Utaka et devient, à 19 ans, le plus jeune joueur au palmarès. S. VANDE VELDE