Dès son plus jeune âge, Daniel Gomez savait ce qu'il voulait devenir. "A l'école, les instituteurs avaient pour habitude de distribuer des petits cartons sur lesquels on était censé inscrire la profession que l'on souhaitait exercer. Chaque année, j'ai écrit footballeur professionnel. C'est une véritable passion depuis que j'ai cinq ans", dit-il.
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Dès son plus jeune âge, Daniel Gomez savait ce qu'il voulait devenir. "A l'école, les instituteurs avaient pour habitude de distribuer des petits cartons sur lesquels on était censé inscrire la profession que l'on souhaitait exercer. Chaque année, j'ai écrit footballeur professionnel. C'est une véritable passion depuis que j'ai cinq ans", dit-il. Gomez a vécu de formidables moments dans le centre de formation de Metz d'où il est issu. La déconne entre potes évidemment mais surtout la discipline: "Il y avait vraiment une super ambiance entre joueurs. Et j'ai noué des liens d'amitié vraiment forts là-bas. On faisait tout ensemble. Mais c'était difficile. Dès qu'on avait fini les cours, on allait s'entraîner. C'était très fatiguant. En plus, il fallait être capable d'assumer le fait d'être éloigné de sa famille". Daniel n'est pas vraiment dégoûté de son aventure messine bouclée un peu tôt. Il considère qu'en six années, il a énormément appris. D'ailleurs, son meilleur souvenir date de 1995. C'est la finale de la Coupe de France des -17 perdue contre Cannes, dans laquelle évoluaient des joueurs tels que Zebina et Luccin. La dernière année, il a joué quelques matches en équipe Première et était titulaire en Réserve. Quand Metz n'a pas reconduit son contrat, Daniel s'est donc mis en quête d'un nouvel employeur. "J'ai eu des contact avec des équipes de championnat de fin de carrière comme la Tunisie et la Grèce", déclare-t-il. Financièrement c'était intéressant mais ce n'était pas l'objectif recherché. Il a eu l'occasion d'effectuer un test à Virton et fut repris. L'année passée, l'Excelsior a vécu une saison extrêmement difficile mais les Gaumais étaient parvenus à se sauver héroïquement lors des derniers matches. Daniel: "C'est mon pire souvenir footballistique. Une longue traversée du désert! On n'arrivait pas à gagner et chaque semaine, on imaginait que la situation s'améliorerait. Mais rien ne changeait. C'était terrible. Ce qui s'est déroulé en fin de saison était exceptionnel". Seulement 20 buts?Au début de l'exercice dernier, l'attaquant s'était fixé un objectif de 11-12 buts mais en a inscrits 20. Cette saison, son objectif était le même et il l'a déjà atteint! "Ce qui fait ma force est ma vitesse et mon accélération. Je pense également avoir une technique correcte et du sang froid devant le gardien. Je suis vraiment un attaquant axial. Je ne pourrais pas jouer à une autre place. A la fin de la saison passée, j'ai eu quelques contactssérieux mais étant donné les problèmes sur le marché des transferts, rien ne s'est réalisé ", avance Gomez. Gomez est très satisfait des résultats de son club. "L'entente avec notre entraîneur est parfaite. Il sait faire passer son message sans gueuler. En plus, le groupe est très solidaire mais les contacts entre joueurs restent encore fort professionnels". Si les Gaumais occupent actuellement le haut du classement, l'entraîneur reste encore assez modeste et considère que le maintien est toujours l'objectif du club: "Nos performances tiennent un peu du miracle. Il faut continuer à travailler pour faire évoluer la qualité du jeu".Pour le reste du championnat, Gomez craint la fatigue du groupe car il compte un bon nombre d'amateurs. Au point de vue des infrastructures, on peut considérer que tout est améliorable mais des efforts ont déjà été visibles cette saison. Les vestiaires ont été rénovés et les terrains d'entraînements ont été refaits.Daniel Gomez vit en concubinage avec sa copine à Longwy, à 20 kilomètres de Virton. Ils envisagent d'ailleurs de se marier dans le courant de l'année prochaine. Toute la famille de Daniel est espagnole, originaire de Grenade, en Andalousie. Il est le seul à être né en France. Ses hobbies sont l'informatique et le cinéma. Une Porsche? Vraiment?"J'aime aussi sortir avec des copains et aller en forêt avec ma copine promener nos deux chiens. J'entretiens aussi une petite collection de DVD. Mon genre ce sont les films d'action et de comédie. J'ai adoré Scary Movie et Le fabuleux destin d'Amélie Poulain ne m'a vraiment pas laissé indifférent", dit-il. Concernant la musique, il écoute du R'n'B, de la Soul et du Rap. Il aime aussi les voitures: "Plus tard, je me verrai bien au volant d'une petite Porsche mais je n'ai pas encore les moyens". Daniel Gomez s'intéresse de près à la D1 belge, il regarde fréquemment les résumés. Il supporte Gand, Mons et St-Trond, où évoluent respectivement Kraouche, Kharif et Boffin, ses anciens coéquipiers à Metz. Pour ce qui est du championnat français il regarde L'Equipe du Dimanche sur Canal +. "Surtout pas Téléfoot! Je ne supporte pas Thierry Roland", annonce-t-il. Son club favori est le FC Barcelone: "Je suis un fervent supporter de ce club catalan. Je l'admirais surtout à l'époque de Johan Cruyff. L'équipe jouait à une touche de balle et allait toujours de l'avant. Maintenant, c'est nettement différent. Le club est mal géré. Les plus grandes stars l'ont quitté. En plus, tous les socios sont mécontents du retour de van Gaal à la tête de l'équipe, qui ne tourne d'ailleurs pas bien pour l'instant. Paradoxalement, mon joueur préféré est Raul, du Real Madrid. Il est toujours placé au bon endroit. On a l'impression qu'il n'a jamais de contacts. En plus, il est frêle comme moi". Gomez a été fort choqué par l'arbitrage en Belgique: "Même si j'avais vu, à la télévision française, le fameux match d' Amand Ancion qui avait sifflé cinq penalties et distribué une multitude de cartes en coupe d'Europe. Le niveau d'arbitrage de la D2 est le même qu'en Division d'Honneur en France, c'est-à-dire la Provinciale ici...". Tim Baete