Une époque n'est pas l'autre, mais difficile de ne pas comparer. Certes moins fluide et plus électrique, Lionel Messi est pour moi meilleur footballeur que ne le fut Diego Maradona : mangeur de kilomètres, pas péteur de plomb, utile en perte de balle, buteur quasi hebdomadaire, moins réticent à terminer l'action du pied droit s'il le faut et perforateur plus fréquent. Voici huit jours contre Milan, c'est d'ailleurs encore une perforation de la pulga pour Pedro qui a remis le Barça dans le match,... Barcelone sans Messi n'est pas extraterrestre !
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Une époque n'est pas l'autre, mais difficile de ne pas comparer. Certes moins fluide et plus électrique, Lionel Messi est pour moi meilleur footballeur que ne le fut Diego Maradona : mangeur de kilomètres, pas péteur de plomb, utile en perte de balle, buteur quasi hebdomadaire, moins réticent à terminer l'action du pied droit s'il le faut et perforateur plus fréquent. Voici huit jours contre Milan, c'est d'ailleurs encore une perforation de la pulga pour Pedro qui a remis le Barça dans le match,... Barcelone sans Messi n'est pas extraterrestre ! Et j'ai lu que huit jours plus tôt, ç'avait été une top-perforation depuis la mi-terrain, plus anthologique encore que jadis celles du Dieu Diego ou de notre Saeed Al-Oweiran ! C'était à 17.000 km du Camp Nou, avec l'Argentine au Bangladesh contre le Nigéria. En acceptant de jouer ce match amical, le gentil Leo a fait rentrer quatre millions de dollars dans les caisses de la fédé argentine ! Je suis allé vérifier sur Youtube (*), c'était en effet joli à voir... quoique Messi ne la mette pas au fond lui-même, c'est Angel Di Maria qui conclut ! Mais la phase en vaut la chandelle pour une raison tout autre, allez la voir, elle est à montrer aux mômes du monde... pour qu'ils pigent ce qu'est un touriste/crasse à ne pas imiter ! Par derrière, Messi pique la balle dans le rond central à un Nigérian au train de sénateur, complètement distrait, comme s'il s'échauffait seul sur une île. L'Argentin entame ensuite son accélération, le fautif pourrait réagir illico pour réparer sa gaffe, avec de bonnes chances d'être au duel : nenni, il se contente de trottiner derrière, d'abord dépassé par deux de ses partenaires qui se mettent à cavaler comme des fous pour rejoindre Messi, ensuite en s'arrêtant carrément pour mieux admirer la fin de la phase ! Inimaginable, caricatural. C'est un match de gala, je n'ai rien d'un inconditionnel du Nigéria, mais j'ai envie de bouffer ce type, c'est le genre d'attitude qui me submerge d'adrénaline : anti-footballeur, gros nombriliste, je suis illico sûr que ce n'est jamais lui qui sort les poubelles à la maison, jamais lui qui débarrasse la table, jamais lui qui trimballe les paquets de courses ! Pourri fainéant égocentrique d'anthologie ! Je me dis d'abord que ce ne peut être qu'un débutant qui se la pète et croit que le talent est tout,.. il va sûrement se faire engueuler comme du pus par notre vieille connaissance Sansom Siasia, à Lokeren vers 1990 et maintenant coach du Nigéria ! Puis je revisionne, et je me rends compte que ce paresseux mou porte le n°10... et le brassard de capitaine ! Bizarre. Je traque la compo sur Google... et je me rends compte que ce dilettante n'était autre que John Obi Mikel, demi défensif à Chelsea ! Ahurissement. Je ne pourrai jamais plus regarder Obi sans y repenser. Jamais plus croire que Chelsea gagnera la Champions League avec un gars pareil à pareil poste : si tu n'as pas le souci immédiat et instinctif, même en amical, de réparer ta gaffe au mieux, tu ne seras jamais vraiment un demi def d'élite. Je le dis comme je le pense et j'en tremble encore. Lol. Mieux vaut en revenir à Messi, dont le jeu m'épate intensément, et qui boostera son équipe nationale lorsqu'il y évoluera selon la même configuration qu'au Barça. C'est possible et c'est pour bientôt. Messi aussi qui, sur un tout autre plan que son jeu, m'a fait récemment penser à... Oscar Pistorius dont on parlait beaucoup ! Handicapé au départ, Pistorius fut un jour doté de jambes artificielles qui lui permettent aujourd'hui d'être plus fort que les normaux. Affligé au départ d'une anomalie l'empêchant de grandir autant qu'un autre, le Messi des débuts au Barça fut soigné chaque jour pendant 42 mois par injections d'hormones de croissance : lesquelles sont dûment répertoriées comme dopants dangereux, mais améliorent artificiellement la taille, la musculature, l'explosivité. Messi est aujourd'hui plus fort que tous les autres surdoués gauchers perforateurs du monde. Le débat éthique est ouvert. Reste que le meilleur footballeur de la planète est, comme Pistorius et pour notre plus grand bonheur, un produit augmenté artificiellement. Pourvu qu'il meure vieux et en bonne santé. (*) http://www.youtube.com/watch?v=2k5PyR-JoYPAR BERNARD JEUNEJEAN42 mois d'hormones de croissance : des dopants dangereux qui améliorent taille, musculature, explosivité. Pourvu qu'il meure vieux et en bonne santé.