Le roulement de tambour n'est pas de mise pour dévoiler le lauréat de cette année : c'est déjà la 7e fois que Lionel Messi occupe la tête de ce classement, établi pour la 20e année consécutive. C'est une fois de plus que David Beckham. Le fait que l'Argentin ait détrôné Cristiano Ronaldo n'est pas surprenant suite à la prolongation de son contrat au Barça cette année. Il y perçoit des émoluments inédits : un salaire de base de 71 millions d'euros, qui grimpe même jusqu'à 87 millions une fois les primes à la signature prises en compte. Ajoutez-y les autres primes et les revenus publicitaires et la barre symbolique des 100 millions d'euros est largement dépassée. Du jamais vu ! Wayne Rooney disparaît de ce top 20 cette année, une première depuis 2006. Pareil pour Sergio Agüero qui est effacé des tablettes après six présences consécutives. Manuel Neuer, le seul gardien de la liste, pourrait bien être la prochaine victime. Tout comme Zlatan Ibrahimovic, présent pour la 10e fois, qui a quitté Manchester United pour la MLS.
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Le roulement de tambour n'est pas de mise pour dévoiler le lauréat de cette année : c'est déjà la 7e fois que Lionel Messi occupe la tête de ce classement, établi pour la 20e année consécutive. C'est une fois de plus que David Beckham. Le fait que l'Argentin ait détrôné Cristiano Ronaldo n'est pas surprenant suite à la prolongation de son contrat au Barça cette année. Il y perçoit des émoluments inédits : un salaire de base de 71 millions d'euros, qui grimpe même jusqu'à 87 millions une fois les primes à la signature prises en compte. Ajoutez-y les autres primes et les revenus publicitaires et la barre symbolique des 100 millions d'euros est largement dépassée. Du jamais vu ! Wayne Rooney disparaît de ce top 20 cette année, une première depuis 2006. Pareil pour Sergio Agüero qui est effacé des tablettes après six présences consécutives. Manuel Neuer, le seul gardien de la liste, pourrait bien être la prochaine victime. Tout comme Zlatan Ibrahimovic, présent pour la 10e fois, qui a quitté Manchester United pour la MLS. Précision : les chiffres avancés incluent le salaire brut et les revenus annexes au cours de la saison 2017/18 plus les primes pour l'année 2017.C'est probablement le dernier renouvellement de contrat de sa carrière, mais quel contrat ! En novembre 2017, en prolongeant son bail avec le Barça jusqu'en 2021, La Pulga a pulvérisé tous les records. Jamais, sur le Vieux Continent, un joueur ne s'était vu offrir un salaire brut dépassant la barre des 50 M?. Pour ne pas risquer de le perdre en juin prochain (et aussi, disent les mauvaises langues, pour " couvrir " ses démêlés avec le fisc espagnol), les dirigeants blaugrana sont même allés bien au delà : un fixe de 71 M?, comprenant 15 % de droits d'image, plus une prime à la signature de 63,5 M? lissée sur toute la durée de son nouvel engagement. Il y a également les somptueux bonus prévus pour chaque trophée gagné. Et, selon Football Leaks, un bonus de loyauté de 70 M? s'il reste jusqu'au bout de son bail, hypothèse facilitée par une nouvelle clause libératoire de 700 M?. Vous l'avez compris, Leo Messi va être difficile à déloger de la première place du classement des salaires dans les prochaines années, d'autant que ses revenus publicitaires sont en hausse à la suite de l'arrivée de nouveaux partenaires (les laboratoires Sirin, les lunettes de soleil Hawkers et le manufacturier chinois Mengniu). ? Salaire annuel : 86,9 M? (par mois, inclus prime à la signature).? PrIMES : 2,1 M?.? Autres revenus : 37 M? de contrats publicitaires (Adidas, Huawei, Tata Motors, Ooredoo, Lays, Gatorade, Pepsi, Sirin Labs, Hawkers, Mengniu Group) et d'opérations diverses (campagnes publicitaires pour la sélection d'Argentine et le FC Barcelone, Dolce&Gabbana, Expo 2020 Dubaï, merchandising, web TV, placements immobiliers et hôteliers en Argentine et en Espagne, placements financiers, restauration, viniculture). CR7 est un boulimique de succès, de gloire et de reconnaissance, notamment sonnante et trébuchante. Voilà pourquoi personne n'a été surpris lorsque, en début d'année, son entourage a fait savoir qu'il n'était plus satisfait de ses émoluments au Real, vu que désormais Neymar touchait une dizaine de millions d'euros de plus que lui en salaire net (21 M? contre 33 M?) et, surtout, que Messi, son éternel rival dans la course au Ballon d'Or, bénéficiait depuis le début de saison d'un fixe de 71 M? avant impôts. Mais Cristiano Ronaldo n'a pas boudé et a choisi le meilleur moyen d'asseoir ses prétentions, en marquant but sur but. En ligne de mire, la conquête d'une troisième C1 de rang. Un triomphe qui a généré de très riches bonus et primes, sachant que CR7, comme les autres tauliers du Real, a touché 5 M? pour tous les trophées de l'année 2017. S'il a cédé sa première place de notre top 20 à Messi, le Portugais reste le footballeur le plus " bankable " hors des terrains et séduit toujours les annonceurs. ? Salaire annuel : 44 M?(3,5 M? par mois).? PrIMES : 5 M?. ? Autres revenus : 45 M? de contrat publicitaires (Nike, Herbalife, Altice/SFR, American Tourister, Pokerstars.com, Clear, TAG Heuer, Samsung, Sixpad, Abbott, Pestana, Nubia) et d'opérations diverses (CR7 footwear, CR7 luxury underwear, CR7 shirts, parfums CR7, application mobile CR7 selfie, brandinext, Roc/Monster, Bugatti, Disquared2, droits d'images-Mint média, WMS, placements dans l'immobilier et l'hôtellerie de luxe, campagnes Emirates/Real Madrid). Son transfert a fait passer le football dans une nouvelle ère. Et le salaire de Neymar au sommet de la hiérarchie mondiale (juste en dessous des 50 M? brut, du fait du régime des impatriés dont il bénéficie en France), avant que Messi ne l'en chasse. Le Brésilien reste le seul à tenir sérieusement la comparaison avec son ancien coéquipier et Cristiano Ronaldo. C'est que, en plus de sa fiche de paye, O'Ney progresse de façon spectaculaire sur le plan publicitaire. Toujours plus demandé, il a fait le ménage dans ses sponsors, histoire d'accueillir des nouveaux venus (TCL, Ctrip, Pilao et Honda notamment) avec lesquels son père peut négocier des deals entre 3 et 4 M? par an. Et on vous laisse imaginer le bond ultérieur s'il venait à briller au Mondial 2018, ne serait-ce qu'avec les bonus promis par son équipementier Nike. ? Salaire annuel :48,9 M?(4,075 M? par mois).? PrIMES : 2,6 M?.? Autres revenus : 30 M? de contrats publicitaires (Nike, TCL, Honda, Beats by DrDee, Gillette, Red Bull, Gaga Milano, Heliar, Police, Quantum, Digible, Pilao, McDonald's Brésil, CTrip, Replay, Exness, Ultrafarma en 2017) et d'opérations diverses (merchandising NJR, NJR sportwear, campagnes publicitaires PSG, placements immobiliers et financiers). Moins souvent titulaire, il se console avec un contrat en or jusqu'en 2022. Toujours bichonné par ses sponsors, le Gallois est apparu dans la campagne du modèle Alphabouce d'Adidas, avec la tenniswoman Caroline Wozniacki et le basketteur James Harden. ? Salaire annuel : 32 M? (2,666 M? par mois).? PrIMES : 3 M?.? Autres revenus : 9 M? de contrats publicitaires (Adidas, Sony, Simba Sleep, Altitude Mask, BT Sport, Nissan) et d'opérations diverses (merchandising, ligne Eleven of Hearts, droits d'image, restauration, immobilier). Une entrée spectaculaire, motivée par un nouveau bail jusqu'en 2022 (avec prime à la signature), une belle activité publicitaire et une fibre entrepreneuriale exceptionnelle. Déjà impliqué dans divers secteurs, il met le paquet dans l'événementiel : sa société Kosmos devrait organiser dès 2019 la nouvelle Coupe Davis. ? Salaire annuel : 20 M? (1,666 M? par mois, prime à la signature comprise).? PrIMES : 1 M?.? Autres revenus :8 M? de contrats publicitaires (Nike, Beko, Time Force, Konami) et d'opérations diverses (Kerad Games/Golden Manager, Ligue d'e-football, holding Kosmos, lunettes Kypers, plateforme multimédia, production alimentaire avec Bas Alimentaria, boissons énergétiques, investissements immobiliers et financiers). En janvier dernier, Mesut Özil a obtenu d'Arsenal un salaire légèrement supérieur au sien, passant de 8,3 M? à 20,8 M?, record pour un joueur allemand. Mais, grâce à son contrat et ses riches primes au Real, Toni Kroos toise toujours ses compatriotes dans notre top 20. ? Salaire annuel :20 M?.? PrIMES : 5,2 M?.? Autres revenus : 3 M? (Adidas, PlayStation, Audi). Le garçon n'aura noirci ses chaussures que quelques mois : il a fini par s'entendre à nouveau avec Nike, sur une base de 2 M? par an, jusqu'en 2021. Mais c'est grâce à ses appointements au Real qu'il progresse (six rangs gagnés en douze mois) dans notre classement. ? Salaire annuel : 20 M?.? PrIMES : 5,2 M?.? Autres revenus : 2,3 M? de contrats publicitaires (Nike) et d'opérations diverses (merchandising, campagnes pub Real Madrid, placements immobiliers). Soyons clairs, ce n'est pas ce qu'il touche depuis deux mois au Galaxy (1,5 M$ sur une saison, soit 1,2 M?) qui permet à Ibra de se retrouver en si bonne position. Mais plutôt les 8,5 M? encaissés entre juillet 2017 et la rupture de son contrat avec MU en mars dernier, ainsi que le versement dans le courant de la saison précédente de sa prime à la signature et de bonus divers. Sans oublier de riches cachets, comme celui pour tourner un spot déjanté pour la compagnie de paris Bethard, atténuant au passage les mauvais résultats des activités prêt-à- porter lancées avec Dressmann. ? Salaire annuel : 17,6 M? (1,466 M? par mois, inclus salaire, primes à la signature et bonus à MU).? PrIMES : 1,2 M?.? Autres revenus : 8 M? de contrats publicitaires (Nike, Samsung Nordic, Bethard, Volvo, Dressmann) et d'opérations diverses (parfums, ligne A-Z, ligne sportwear, édition, Internet, applis mobiles, placements immobiliers et centres sportifs, placements financiers, campagnes publicitaires Manchester United). Une " new entry " qui ne surprend pas, tant l'attaquant des Bleus a pris de l'envergure dans le panorama médiatique et publicitaire. Griezmann se hisse à la neuvième place en profitant de son nouveau contrat avec l'Atlético (un peu moins de 10 M? net et un bail porté à 2022). Il va falloir que la concurrence (catalane ? ) fasse monter sensiblement les enchères pour l'éloigner du Wanda Metropolitano. ? Salaire annuel : 21 M? (1,750 M? par mois).? PrIMES : 0,5 M?.? Autres revenus : 4,5 M? de contrats publicitaires (Puma, Head & Shoulders, Gillette, EA Sports, Sport 2000, HYT, Huawei) et d'opérations diverses (écurie de chevaux de course, placements immobiliers). El Pistolero profite de sa première saison entière avec son nouveau bail (16 M? fixe, plus un minimum de 3 M? en bonus) et d'un regain d'intérêt des annonceurs (lunettes Hawkers, nouvelle carte de crédit d'Abitad, office du tourisme malaisien, mobiles chinois Gome). ? Salaire annuel : 19 M? (1,583 M? par mois, bonus compris).? PrIMES : 1 M?.? Autres revenus : 6 M? de contrats publicitaires (Adidas, Hawkers, Gatorade, Abitad, Gome, Tourism Malaysia, Cablevision, Samsung en 2017) et d'opérations diverses (merchandising, produits Redbubble, campagnes publicitaires du Barça). Une valeur sûre. Pilier avec Agüero des campagnes Nissan pour la C1, il est l'ambassadeur d'une demi-douzaine de marques, dont la société de trading en ligne ufx.com. ? Salaire annuel :20 M? (1,666 M?, bonus compris).? PrIMES : 0,8 M?.? Autres revenus : 4,7M? de contrats publicitaires (Nike, Nissan, Arcos, Sony, Damm, Dormity.com, ufx.com) et d'opérations diverses (école de foot, placements immobiliers et financiers, télécommunications, agrotourisme, viniculture). El Pocho est toujours royalement payé en dollars par son club de Chinese Premier League, mais perd sept places par rapport à l'an dernier du fait de la dévaluation de la monnaie américaine. Une dévaluation qui, ajoutée à une activité sponsors réduite, a aussi poussé le Brésilien Hulk (onzième en 2017) et l'Argentin Tevez (treizième) hors de notre top 20. ? Salaire annuel :23,7 M? (1,975 M? par mois, bonus compris).? PrIMES :1 M?.? Autres revenus : 0,6 M? de contrats publicitaires (Adidas) et d'opérations diverses (placements immobiliers et financiers). Deux ans après Arturo Vidal (quatorzième en 2016 avec 18,9 M?), voilà un nouveau Chilien dans le top 20. Sa présence est due à son passage d'Arsenal à Manchester United en janvier et au bond salarial qui l'a accompagné ( Sanchez est passé de 140 000 £ par semaine chez les Gunners à 350 000 £ chez les Red Devils, soit 400 000 ? tous les sept jours). Un salaire majoré d'une prime à la signature échelonnée jusqu'au terme de son contrat en juin 2022, lui assurant 5 M£ (5,750 M?) sur chaque exercice. ? Salaire annuel : 20,250 M? (1,741 M? par mois, prime à la signature comprise).? PrIMES : 0,1 M?. ? Autres revenus : 3,2 M? de contrats publicitaires (Nike, Huawei, Master Dog, application mobile Movistar) et d'opérations diverses (droits d'image). Retour de l'attaquant français dans le top 20 international, sur la lancée de son nouveau contrat au Real (en septembre 2017, il a signé jusqu'en 2021) et des impressionnantes primes de la grandissime année 2017 des Merengue. ? Salaire annuel : 16 M?.? PrIMES : 5 M?.? Autres revenus : 2,5 M? de contrats publicitaires (Adidas) et d'opérations diverses (droits d'image). Premier pensionnaire de Bundesliga de notre classement, il s'appuie sur son confortable contrat au Bayern (16 M? par an jusqu'en 2022), ses primes (250 000 ? pour le titre de Bundesliga, 200 000 ? pour le parcours parfait de la sélection en éliminatoires du Mondial 2018) et son succès auprès des annonceurs. ? Salaire annuel : 16 M? (1,3 M? par mois).? PrIMES : 0,5 M?.? Autres revenus : 6,5 M? de contrats publicitaires (Adidas, Barilla, Rewe, Weber, Gillette, Young Wings) et d'opérations diverses (merchandising, campagnes publicitaires du Bayern). En prolongeant avec le PSG jusqu'en 2020, il n'a fait que rattraper son retard salarial sur les autres " serial buteurs " du continent. Les primes pour sa moisson de trophées nationaux et son titre de meilleur buteur de L1, plus quelques cachets pub, ont aussi contribué à son intégration dans ce top 20. ? Salaire annuel : 18,4 M? (1,533 M? par mois).? PrIMES : 1,5 M?.? Autres revenus : 2,6 M? de contrats publicitaires (Nike, Panini) et d'opérations diverses (campagnes publicitaires PSG, placements immobiliers). Après le départ de Carlos Tevez, il est avec Lavezzi l'un des deux seuls joueurs du Championnat chinois à émarger encore au-dessus des 20 M?. Toujours fidèle à Adidas, Oscar est devenu voilà quelques semaines l'ambassadeur de Ritmo Mundo, une marque de montres de luxe américaine. ? Salaire annuel : 20,8 M? (1,73 M? par mois).? PrIMES : 0,2 M?.? Autres revenus : 1,2 M? de contrats publicitaires (Adidas, Ritmo Mundo) et d'opérations diverses (merchandising). Polonais, attaquant, Bayern Munich. Le joueur le mieux payé du Bayern a arrêté en décembre 2017 une collaboration vieille de sept ans avec Coca-Cola et signé pour les boissons énergisantes Oshee. Lewa s'implique de plus en plus dans l'accompagnement de sportifs (RL Médias, Agence Stor9- ).? Salaire annuel : 17 M? (1,416 M? par mois).? PrIMES : 0,4 M?.? Autres revenus : 4,8 M? de contrats publicitaires (Nike, Gillette, Huawei, Change, Oshee, Coca-Cola arrêté fin 2017) et d'opérations diverses (merchandising, RL Médias, Agence Stor9 -, application Mikz, campagnes publicitaires du Bayern). Troisième Français du classement, la Pieuvre émarge à 160 000 £ par semaine (298 000?), désormais le deuxième salaire du club derrière Alexis Sanchez. La victoire de MU en mai 2017 en C3 lui a assuré une prime de 1 M£ (1,15 M?), qui s'ajoute à celle empochée pour la qualification des Bleus au Mondial 2018. ? Salaire annuel : 15,5 M?.? PrIMES : 1,5 M?.? Autres revenus :5 M? de contrats publicitaires (Adidas) et d'opérations diverses (merchandising, droits d'image, campagnes publicitaires de MU). Sur la touche depuis des mois pour cause de blessure, il se console en gardant le privilège d'être l'unique gardien de notre top 20 international. Peut-être plus pour longtemps vu que David de Gea entend profiter de la cour du Real pour obtenir une méga augmentation de MU et arriver à 20 M? par saison. ? Salaire annuel :16 M?.? PrIMES : 0,3 M?.? Autres revenus : 4,5 M? de contrats publicitaires (Adidas, Coca-Cola, Sony, Head & Shoulders, Mobileworld24, Disney Pixar) et d'opérations diverses (merchandising, campagnes publicitaires du Bayern). Chez les entraîneurs, il y a Mourinho et les autres. Le technicien portugais et son représentant, Jorge Mendes, sont passés maîtres depuis très longtemps dans la négociation de contrats. Le Special One n'a plus quitté la première place depuis 2009, année où il avait vu Luiz Felipe Scolari le devancer grâce notamment à ses indemnités de licenciement de Chelsea. La recette est toujours la même : un contrat en béton avec un club et de juteux cachets auprès des annonceurs. Un homme-sandwich plein de classe et de flegme qui prête son image à Adidas, Heineken, Atlantis Hotels et les montres Hublot, et a même trouvé une pige à quasiment 1,8 M? avec Russia Today pour le Mondial 2018. Et, bien sûr, il y a le contrat à 15 M£ (17,2 M?) avec MU, prolongé jusqu'en juin 2020, et le bonus pour l'Europa League. Ce qui donne une enveloppe de 26 M?, suffisante pour s'imposer à la concurrence de Lippi et des " quadra " Zidane et Simeone. Marcello Lippi a déjà fait comprendre qu'il prendrait sa retraite après sa mission à la tête de l'équipe chinoise. Mais arrêtera-t-il au terme de la Coupe d'Asie de janvier 2019 ou poussera-t-il jusqu'au Mondial 2022 ? Cela mérite réflexion, car l'accord avec la Fédération lui permet d'encaisser 25 M? (avec un peu plus d'un dixième pour ses collaborateurs) et de rester le sélectionneur le mieux payé au monde. Loin devant Fatih Terim (Turquie, 3,2 M?) et Tite (Brésil, 2,4 M?, plus 1,4 M? provenant de contrats avec Samsung, Cimed et Uninassau). C'est l'âme des Colchoneros, un technicien et un meneur d'hommes hors pair. Alors, les dirigeants madrilènes n'ont pas hésité à le couvrir d'or pour qu'il prolonge jusqu'en juin 2020. C'est-à-dire un salaire digne d'un joueur de classe mondiale : un peu plus de 21 M? avant impôt, 10 M? net, que El Cholo complète par sa collaboration avec Range Rover. Vainqueur de sa deuxième C1 de rang au printemps dernier, Zizou a vu son salaire doubler (presque 17 M? brut) et il a encaissé de belles primes (environ 2 M?) pour tous les trophées remportés en 2017 et 2018. Celui qui a toujours Adidas comme partenaire a gagné cinq rangs. Pour la prime de 3 M£ (3,5 M?) en cas de succès en C1, c'est râpé pour cette année. Mais le Catalan se trouve d'ores et déjà à l'abri du besoin avec ses 16 M£ par an (18,4 M?), auxquels pourraient bientôt s'ajouter une augmentation de 4 M£. Rayon sponsors, il est toujours l'ambassadeur de Gore-Tex. Après une première saison agrémentée d'un titre de Bundesliga, Ancelotti a été remercié par les Bavarois après un lourd revers en C1 face au PSG (3-0) en septembre 2017. Mais l'Italien étant encore sous contrat pour deux ans, il a continué d'être payé par le Bayern et a pu étudier les propositions avant de s'engager pour Naples. En passant de Bilbao au Barça, Valverde a doublé ses émoluments. Il s'est engagé pour deux ans (plus un en option), mais son crédit a pris un sacré coup avec l'élimination en quarts de C1 face à la Roma (4-1, 0-3). Il détient un portefeuille de sponsors (New Balance, Opel, DWS, Warsteiner, Philips, Bet Victor, VRBank, plus Nivea avec son club) à faire pâlir tous ses collègues, y compris Mourinho. Question salaire, Klopp, avec 7 M£ (8 M?), est en revanche encore loin du Portugais. Mais gageons que sa campagne de C1 lui vaudra primes et augmentation ! Après son quatrième Scudetto de rang, il pourrait obtenir une rallonge sur un salaire qui est déjà le plus imposant de Serie A (13,5 M? avant impôt, soit 7,5 M? net). Mais il se dit qu' Allegri a des envies d'ailleurs et pourrait succéder à Conte à Chelsea. Ses jours à Chelsea sont comptés. En attendant de voir comment sa guerre d'usure va évoluer, il bénéficie d'un contrat majoré après le titre de Premier League du printemps 2017 (plus de2 M? de primes) et qui a porté ses émoluments à 9,6 M£ (11 M?) par saison jusqu'en 2019. Il n'a pas hésité à venir prêter main forte au Bayern après le limogeage d'Ancelotti. Il est vrai que pour assurer l'intérim, le club lui a offert 12 M?. Une sacrée pige ! Le seul coach de L1 dans le top 20. Jardim a profité des bonus pour le titre de 2017 qui l'ont fait grimper jusqu'à 5,6 M?, ce qui correspondrait à un brut de 11 M? dans un autre club de L1, son salaire n'étant pas imposable à Monaco. Il était le deuxième plus gros salaire de Chine(10 M?) avant de rejoindre West Ham. En dehors de quelques interventions ponctuelles comme consultant, il est également l'ambassadeur d'une plateforme web d'analyse tactique du football (e.football). Manager d'Arsenal durant vingt-deux ans, il aura été présent à chacune des quinze éditions du top 20. Wenger touchait cette année 8,9 M£ (10,2 M?). Également actif dans l'édition et le consulting. Les 10 M? que nous lui créditons sont une moyenne entre les 8 M? de son club précédent, le Tianjin Quanjian jusqu'en novembre 2017, et les 12 M? de l'Evergrande. Après le Pékin Guoan, puis le Shanghai Shenhua, il a débarqué à Zhicheng en avril 2017. L'ancien coach de Majorque et de l'Atlético Madrid a prolongé en décembre, se voyant confirmer son salaire de 8 M? par an. Avec 7,2 M? brut, il est le deuxième entraîneur le mieux payé d'Italie, loin d'Allegri, mais nettement devant devant Maurizio Sarri (2,5 M? brut) et Simone Inzaghi (2,7 M?). Après le Japon, Pixie a posé ses valises dans l'empire du Milieu. Le Serbe est sous contrat jusqu'en 2020 avec le deuxième club de Canton. Viré en octobre 2017 d'Everton, il a signé en février dernier à la tête de la sélection batave jusqu'en 2022, parvenant à maintenir aux alentours de 7 M? ses émoluments annuels. Pour repousser toute tentation, les Spurs pourraient revaloriser de près de 30 % son salaire, inférieur à celui de ses collègues des grosses écuries de Premier League.