Etes-vous collectionneur?

Zoran Ban (28 ans): Pas vraiment, même si, en Croatie, j'ai conservé des objets de ma période à la Juventus. Ma plus grande fierté, c'est mon maillot signé par des joueurs comme Vialli ou Del Piero. J'ai aussi une photo de moi avec Roberto Baggio lorsqu'il a remporté le Ballon d'Or. Ces souvenirs n'ont pas de prix.
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Zoran Ban (28 ans): Pas vraiment, même si, en Croatie, j'ai conservé des objets de ma période à la Juventus. Ma plus grande fierté, c'est mon maillot signé par des joueurs comme Vialli ou Del Piero. J'ai aussi une photo de moi avec Roberto Baggio lorsqu'il a remporté le Ballon d'Or. Ces souvenirs n'ont pas de prix. Elle a un caractère d'acier, héritage de la discipline que ses parents lui ont inculquée. Je l'admire car, moi, je suis souvent trop impulsif et naïf. Si nous allons faire les magasins avec les enfants ou à l'heure d'aller au lit, Sanja est toujours très stricte. Elle sait dire non alors que je suis plus laxiste. Pour elle, l'éducation est primordiale.D'un point de vue psychologique, il n'a pas toujours été facile pour les enfants de déménager. C'est pourquoi, l'été, j'aime retourner en Croatie. C'est là que je me sens le mieux. Lorsque j'arrêterai de jouer, j'espère faire le tour du monde pendant six mois avec ma femme. J'aimerais aussi goûter aux cultures sud-américaine et africaine.Sanja dit que c'est son point faible. Ce n'est pas totalement vrai, même si je suis toujours le dernier à sortir du vestiaire. Ce fut le cas dans tous les clubs mais Sanja le sait. Pourquoi devrais-je me presser? Je prends mon temps pour profiter de la douche ou du massage. Sanja ajoutera que si je prends mon rasoir, elle sait que j'en ai pour une demi-heure de plus.Mes deux montres. La dernière, je l'ai reçue pour notre huitième anniversaire de mariage. C'est pour cela que j'y tiens tellement. Lorsque je ne la porte pas, je me sens nu. Elles ont surtout une valeur symbolique.Avant, j'étais fou de bolides, surtout des Lancia et des BWM en Italie. De vraies bombes. Mais je suis beaucoup plus calme aujourd'hui. J'accorde plus d'importance au confort et à la sécurité de Sara et Grazia. Notre Cherokee répond parfaitement à ces conditions.Je ne suis pas un fanatique mais depuis mon passage en Italie, je suis fou d'Eros Ramazotti et de Zucchero. Leurs chansons me calment et, parfois, elles me stimulent. J'aime également la techno. En fait, tout dépend de mon humeur. Comme Sanja, j'aime aussi écouter Oliver Dragojevic, un artiste croate. Cela éveille toujours un peu de nostalgie en nous.Ce n'est plus possible mais j'aurais aimé rencontrer Mère Teresa. Comme le pape, c'était le symbole de la paix sur terre et elle avait un charisme énorme. On ne peut qu'avoir du respect pour des gens pareils.A Mouscron, le champion, c'est Gordan Vidovic. Moi, ça ne me dit pas grand-chose. La plupart du temps, je l'oublie à la maison. Et quand je l'ai, c'est pour pouvoir appeler ma femme.Une tous les trois mois, en mangeant un steak. Mais la plupart du temps, je bois du coca. Lorsque je jouais à la Juventus, il m'est arrivé d'attraper quelques cuites avec des copains et d'avoir la gueule de bois pendant deux jours. J'avais l'impression d'être un porc. Ce fut une bonne leçon et j'ai juré que cela ne m'arriverait plus.Sanja Maric (28 ans): Dans une discothèque de Rijeka. Nous avions 17 ans et ce sont des amis communs qui nous ont présentés. Je n'ai pas eu le coup de foudre. Ce n'est que 15 jours plus tard, après quelques rencontres, que la flamme s'est allumée. Je ne savais même pas qu'il jouait au football. C'est une copine qui m'a mise au courant. Il a bien été obligé car c'était la tradition en Croatie. Les garçons devaient faire la cour aux filles. Aujourd'hui, évidemment, tout a bien changé. J'ai eu de la chance et j'en ai bien profité ( elle rit). Il est dynamique et voit toujours la vie du bon côté. C'est un joyeux, un éternel optimiste. Je pense qu'il ne changera jamais. Pour lui, tout est toujours bien.Comme toutes les femmes, prétend Zoran. Evidemment. Je trouve qu'il est important d'être présentable. La plupart du temps, nous faisons nos achats à Anvers ou à Lille. Pour les enfants, c'est facile mais Zoran... Il faut le convaincre. Il est assez difficile, pose énormément de questions et doute rapidement. Mais dans la plupart des cas, il suit mes conseils.En Croatie, c'est le paradis sur terre. Ensuite vient l'Italie car la mentalité y est comparable à la nôtre: tout le monde est toujours de bonne humeur et tente de profiter au maximum de la vie. De plus, il y a le soleil et la plage. Après la famille, c'est ce qui me manque le plus. Heureusement, il y a les photos, notre antenne parabolique -les Italiens sont très forts en télé- et les dessins du port. Cela m'aide à évacuer le cafard.Quand même. Le Limbourg est plus beau et plus riche que le Hainaut. Mais à Mouscron, il y a la chaleur humaine. Tout le monde vous propose spontanément de l'aide. De plus, en Belgique, tout est très bien organisé.Hormis un cappuccino, il ne sait pas faire grand chose, vous savez. Il va d'ailleurs immédiatemment en préparer un. Il aime la cuisine italienne et il lui arrive de faire quelque chose mais c'est souvent expérimental et c'est très rare. Il est plutôt le chef du nettoyage.( elle éclate de rire) Alors là, pas du tout. Il aime la tranquillité mais il lui arrive rarement de me faire une surprise. Par contre, lorsqu'il en fait une, je suis toujours étonnée par sa subtilité. C'est bien meilleur marché que le téléphone. J'ai un icq et un e-mail qui me permettent de communiquer avec les amis en Croatie. Je surfe aussi sur des sites de gastronomie, de voyages et sur des journaux croates.J'aime les films qui ne parlent pas de guerre ou de meurtres. J'apprécie les thrillers, les drames ou les films romantiques: ça me relaxe. Mon film préféré, c'est: Sur la route de Madison avec Clint Eastwood et Meryl Streep. Mel Gibson. Il peut jouer tous les rôles et est très viril. Je ne suis sans doute pas la seule femme à le penser. Frédéric Vanheule.,