Un esprit sain dans un corps sain : telle était la devise que le Club Bruges et Anderlecht avaient en commun jadis. Cette devise, apparue lors de la création de l'ancêtre du Club, le Football Club brugeois, a peu à peu disparu des blasons flandriens. Du côté des Mauves, elle figure toujours fièrement au centre de leur emblème.
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Un esprit sain dans un corps sain : telle était la devise que le Club Bruges et Anderlecht avaient en commun jadis. Cette devise, apparue lors de la création de l'ancêtre du Club, le Football Club brugeois, a peu à peu disparu des blasons flandriens. Du côté des Mauves, elle figure toujours fièrement au centre de leur emblème. Trêve d'anecdote latine, les deux clubs ont été pendant des années les fournisseurs officiels de la cour en matière d'équipe nationale. Mais aujourd'hui, beaucoup de nos internationaux flirtent avec pas mal d'argent à la clé partout en Europe. Le match nul laisse des traces, la désillusion est grande, déchirante alors que la Jupiler League, elle, se bonifie. La qualité est de mise et beaucoup de joueurs étrangers font du bien à notre compétition. En outre, nos Belges à l'étranger sont titulaires dans des championnats plus qualitatifs que le nôtre. Incompréhensible... Pourtant, la désignation du nouveau coach national a nourri beaucoup d'espoir et de soulagement. RenéVandereycken est l'homme de beaucoup de guerres, un infatigable et buté gagneur qui surprend sans cesse. L'homme a un palmarès et la connaissance du monde du football. Quelques titres avec Anderlecht -souvenez-vous du test match mémorable contre le Club Bruges en 1986 - et une finale de Coupe d'Europe avec les Blauw en Zwart dix ans plus tôt. Il est aussi l'unique buteur de la seule finale européenne jouée par notre équipe nationale (Euro 80 en Italie). L'homme de Spalbeek jouit d'une énorme personnalité dont notre football a besoin. Exemple : le conflit ouvert avec les divas de l'Anderlecht de 86 : Scifo & Vercauteren, En cause, le manque de rigueur et de présence défensive des deux hommes, tant au Sporting qu'en équipe nationale. La frustration atteint son paroxysme lors de la préparation de cette inoubliable Coupe du Monde 1986. Réne manifeste son entêtement de manière explicite : lors d'un match amical contre une équipe mexicaine de première division, Los Pumas, il reste figé toute la rencontre au centre du terrain. Effet de surprise et malaise... Au bout du compte, il explique à GuyThys le fruit de son exaspération. Le coach apaise l'affaire. René rentre à la maison, officiellement à cause d'une blessure. René mérite le respect et fait tout pour en gagner plus. Il est parvenu à faire avancer le début du championnat d'une semaine... Laissons donc encore du temps et du crédit au coach national et à ses internationaux qui doivent à nouveau devenir des Diables craints. Le premier choc de l'année entre les élites de notre championnat frappe déjà à votre porte : Anderlecht- Club Bruges. De quoi vite oublier une pâle rencontre contre les 141es Kazakhes. par david steegen