Jean-Pierre Detremmerie : " Les deux départs intempestifs de Georges Leekens m'ont fort perturbé. Il y a d'abord eu le débauchage par la Fédération puis la fin encore houleuse de notre deuxième collaboration. Il m'a déçu par sa façon de gérer les transferts lors de son deuxième passage. Je me souviens d'une période où il aurait voulu amener quatre ou cinq Yougos en un mois. Quand j'ai dit que je ne comprenais pas son attitude, j'ai reçu des menaces de procès de l'avocat Laurent Denis. Ah, Laurent Denis... Je ne compte pas le nombre de foi...

Jean-Pierre Detremmerie : " Les deux départs intempestifs de Georges Leekens m'ont fort perturbé. Il y a d'abord eu le débauchage par la Fédération puis la fin encore houleuse de notre deuxième collaboration. Il m'a déçu par sa façon de gérer les transferts lors de son deuxième passage. Je me souviens d'une période où il aurait voulu amener quatre ou cinq Yougos en un mois. Quand j'ai dit que je ne comprenais pas son attitude, j'ai reçu des menaces de procès de l'avocat Laurent Denis. Ah, Laurent Denis... Je ne compte pas le nombre de fois où il m'a menacé d'attaques en justice. Quand j'ai déclaré que Mbo Mpenza avait demandé à Luciano D'Onofrio de lui dénicher un nouveau club au mercato, Denis m'a menacé. Et tous les prétextes étaient bons, finalement. Dès qu'un joueur de l'Excel avait un petit souci, il allait trouver Denis, par le biais de Mbo. C'est Denis qui en a poussé plusieurs à se domicilier de l'autre côté de la frontière française, pour ne plus payer d'impôts en Belgique. Parmi les joueurs qui l'ont fait, il y en a qui, quelques mois plus tôt, pleuraient pour se faire naturaliser et rêvaient de devenir Diables Rouges. J'ai été plusieurs fois sommé par Laurent Denis de présenter des excuses publiques après des déclarations qui ne reflétaient pourtant que des vérités. Inutile de dire que je ne me suis jamais exécuté... Il m'aurait fallu un avocat chaque fois que j'entrais dans le vestiaire. Au moment de vendre Mbo à Anderlecht, Antoine Vanhove, le directeur général du Club Bruges, m'a signalé que 375.000 euros de la somme de transfert devraient être versés à Galatasaray. Vanhove tenait ça de Laurent Denis. Je suis tombé des nues, ça ne figurait nulle part, cela n'avait jamais été abordé quand nous avions rapatrié Mbo. Et que s'est-il passé au bout du compte ? La somme versée par Anderlecht a été amputée de 375.000 euros, mais ne me demandez pas si ce pourcentage est bel et bien allé dans les caisses de Galatasaray. C'est sidérant. J'ai aussi appris, par Luciano D'Onofrio, que plus de 10 millions d'euros avaient disparu quand le Standard a vendu Mbo au Sporting Portugal et Emile à Schalke ! Oui, entre 10 et 12,5 millions d'euros ! Cela me laisse pantois. D'Onofrio a pourtant la réputation de bien maîtriser les flux d'argent, mais apparemment, il se demande encore où est ce pactole. Je regrette toujours de ne pas être allé au bout du procès contre les Mpenza quand ils avaient changé de signature et que cela nous avait coûté cher. Je n'aurais pas dû laisser tomber. Encore juste une chose : je rappelle que Laurent Denis n'est pas agent de joueurs, hein ! " Maître Laurent Denis ne souhaite pas s'épancher : " Pas de commentaire. Ne parlez plus de moi, je ne parlerai plus de vous. Sport/Foot Magazine m'a diabolisé, tué ". On n'en saura guère plus auprès de Luciano D'Onofrio : " Moi, j'ai dit ça ? Jamais. Tout l'argent qui devait aboutir dans les caisses du Standard est bien arrivé. Ça fantasme vraiment de tous les côtés, aujourd'hui ! "