"On me croit difficile mais ce n'est pas le cas ". De fait, Wesley Sonck (29 ans) a accepté de se rendre en studio pour se faire peindre le corps aux couleurs du Club Bruges, avec de la peinture puis avec de l'huile, pour accentuer l'effet. Il s'est bien entraîné le matin du shooting et entrevoit la fin du tunnel. Au début de l'automne dernier, il atteignait une moyenne d'un but par match et il avait aussi marqué contre l'Arménie. Mais à l'entraînement des Diables à Tubize, il avait souffert une première fois des adducteurs. Après le match contre Genk, fin octobre, il était vraiment blessé et a été traité en conséquence (sans être opéré !). Son come-back a eu lieu fin janvier.
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"On me croit difficile mais ce n'est pas le cas ". De fait, Wesley Sonck (29 ans) a accepté de se rendre en studio pour se faire peindre le corps aux couleurs du Club Bruges, avec de la peinture puis avec de l'huile, pour accentuer l'effet. Il s'est bien entraîné le matin du shooting et entrevoit la fin du tunnel. Au début de l'automne dernier, il atteignait une moyenne d'un but par match et il avait aussi marqué contre l'Arménie. Mais à l'entraînement des Diables à Tubize, il avait souffert une première fois des adducteurs. Après le match contre Genk, fin octobre, il était vraiment blessé et a été traité en conséquence (sans être opéré !). Son come-back a eu lieu fin janvier. Face au Standard, il a inscrit son 100e but en championnat de Belgique sans pour autant lui rapporter le moindre point.... Wesley Sonck : Le coach a toujours raison, comme les années me l'ont appris. Nous avons été un rien plus dangereux jusqu'à 0-1. Ensuite, le Standard s'est forgé les meilleures occasions et nous avons couru après l'égalisation, sur une partie de terrain gelée. On n'arrivera pas à nous faire croire que nous sommes mauvais ! Je peux comprendre l'entraîneur. Il a un concept clair et efficace. Nous nous sommes forgé trois ou quatre occasions franches contre Malines grâce à ce système. Nous savions que ce serait différent contre le Standard. Ce sont des détails qui font basculer une affiche : le but annulé de François Sterchele, la glissade de Jonathan Blondel qui permet à Milan Jovanovic de poursuivre son action... Quand Genk a été champion, il a pris 1 point sur 6 contre le Standard et deux contre Anderlecht. Au début, le Standard avait sept points d'avance. Avant le choc, nous menions de trois unités. Il a donc perdu des points. Il a plus de gabarits mais nous avons davantage d'expérience. Bruges avait préparé un maillot barré du chiffre 100 depuis le Beerschot. Pourtant, j'avais précisé que je n'étais pas obsédé par les buts. Je joue à gauche et j'ai moins d'occasions dans ce registre. Je n'ai réalisé que j'en étais à 100 qu'après le match. Cette place dans un trio d'attaque ne me convient pas mais j'y joue si le coach estime que j'y suis utile à l'équipe. Ce changement a d'ailleurs conféré un certain équilibre à l'équipe. Je pense que nous allons continuer à évoluer dans ce style. Depuis le retour d'Elrio Van Heerden, j'ai plus de liberté et nous permutons. Contre Malines, j'ai plutôt joué dans l'axe car il était occupé par un jeune et qu'il était intéressant de le placer sous pression... Avec l'âge, je comprends que l'individu doit s'adapter au groupe. Dans le passé, surtout à l'Ajax, j'ai râlé parce que je n'atteignais pas mon rendement optimal. D'autre part, j'ai été champion avec l'Ajax en jouant 22 ou 23 fois à cette place sur 26 ou 27 matches. Dans ces conditions, où est le problème ? Karel Geraerts aussi a dû s'adapter. Il est devenu médian défensif alors qu'il a un tempérament offensif. Chacun doit consentir des efforts, des sacrifices et penser en fonction de l'équipe. Oui. Il ne doit pas son succès à la chance : Saint-Trond a connu ses meilleures saisons avec Mathijssen, il a fait tourner Charleroi et maintenant Bruges. Nous ne sommes pas les plus productifs mais nous encaissons peu de buts. Nous avons donc trouvé un certain équilibre. C'est la clef du succès. Avant, le Club réalisait des exploits, gagnait sur des scores fleuves mais s'inclinait aussi 3-0. Je ne pense pas que ça arriverait aussi facilement maintenant. Oui. C'est la première fois que je peux parler aussi librement à un entraîneur. Je peux exprimer mon opinion. Certains n'acceptent pas qu'on ait une vision différente et ça se retourne contre nous. L'entraîneur a évidemment le dernier mot mais il réfléchit à ce que je lui dis, sur le plan offensif car la défense n'est pas mon point fort. Chacun se sent bien avec le coach. Peu de joueurs sont mécontents ou sont réticents à appliquer ses consignes. Ce ne fut pas toujours le cas dans le passé. Je ne puis me dissimuler pendant 80 minutes. J'ai besoin d'être impliqué dans le jeu pour avoir de bonnes sensations. Ce fut le cas contre le Standard mais j'ai perdu beaucoup de ballons car je voulais forcer les choses. C'est possible quand on est à 100 % mais ce n'est manifestement pas encore mon cas. J'attends trop de moi-même. Le Club affirme que vous vous placez sous pression. C'est dans ma nature. Je ne suis jamais satisfait. Je veux exécuter impeccablement ce dont je suis capable. Ce matin, je me suis bien entraîné, à quatre contre quatre. Il y avait longtemps que je n'avais plus joué sans douleur. Mon kiné m'avait prévenu : -La douleur reviendra parfois mais n'y fais pas attention. Elle va s'estomper et un jour, tu ne sentiras plus rien. Au début, je n'osais pas tirer du gauche à l'entraînement. Je peux de nouveau me donner à fond. Je n'aime pas me ménager. J'ai besoin de m'entraîner sans réticence du lundi au jeudi. Il va souffrir mais pas comme moi et d'autres que j'ai croisés chez le kiné. Nous ne pensions même pas à jouer. Je ne pouvais ni shoter ni sprinter. On ne remarque même pas que Milan se ménage, mais le problème peut être atténué par du repos et des exercices spéciaux.par peter t'kint - photos: reporters/ hamers