Lorsque le n°1 mondial Roger Federer a perdu son premier match au Masters de Shanghai contre le Chilien Gonzales (c'était la première fois que cela lui arrivait dans un match de poule), c'était sa neuvième défaite de 2007. Et la seconde d'affilée du Suisse, son dernier match d'avant Masters s'étant soldé par un échec face à l'Argentin David Nalbandian à Paris-Bercy ! Cette année, il a aussi perdu face à l'Espagnol Nadal, au Serbe Djokov...

Lorsque le n°1 mondial Roger Federer a perdu son premier match au Masters de Shanghai contre le Chilien Gonzales (c'était la première fois que cela lui arrivait dans un match de poule), c'était sa neuvième défaite de 2007. Et la seconde d'affilée du Suisse, son dernier match d'avant Masters s'étant soldé par un échec face à l'Argentin David Nalbandian à Paris-Bercy ! Cette année, il a aussi perdu face à l'Espagnol Nadal, au Serbe Djokovic, à l'Italien Volandri et à l'Argentin Canas, soit six joueurs différents, ce qui est beaucoup pour lui. Mais Federer a gagné le Masters : après son échec face à Gonzales, il a aligné quatre victoires, n'abandonnant plus le moindre set contre le Russe Davydenko, l'Américain Roddick, Nadal en demi-finales ou l'étonnant finaliste espagnol David Ferrer. Le Suisse a battu ce dernier en trois sets secs : 6-2 6-3 6-2. La grande force de Federer réside dans sa capacité à triompher même lorsqu'on le croit un rien démotivé, un rien moins en forme, un rien déconcentré. Cette année, alors que plusieurs signes tangibles pouvaient donner quelques espoirs à ses rivaux, il a gagné trois tournois du Grand Chelem (Australian Open, Wimbledon et US Open), le Masters et quatre autres tournois moins importants. Autrement dit, il n'a laissé que Roland Garros qui se refuse toujours à lui. Comme Wimbledon se refuse à l'autre numéro 1 incontestable du tennis, Justine Henin. Cela étant, 2008 pourrait tout de même marquer le début, non pas de la fin, mais bien du partage. Derrière Federer, quelques joueurs ont laissé apparaître des progrès mentaux tels qu'ils devraient bientôt être capables de battre le Suisse en Grand Chelem. Actuellement, le dauphin de Federer est Djokovic. Lequel dispose d'un jeu flamboyant qui, dès qu'il l'utilisera à bon escient, devrait déstabiliser tous ses adversaires, y compris le meilleur. Mais sa vraie bête noire demeure sans doute Nalbandian. L'Argentin est trop inconstant pour réellement revendiquer la première place mondiale mais il sera toujours une menace ponctuelle. Par contre, on ne croit ni à Roddick, ni à Ferrer. Le bras de l'Américain est magique mais son sens de la tactique est inversement proportionnel à la vitesse de sa première balle de service. Jamais il ne réussira à dépasser le maître devant lequel il s'est incliné 15 fois en 16 rencontres. Surprenant tout au long de l'année et tout au long du Masters, Ferrer ne devrait sans doute pas aller beaucoup plus haut. Comme beaucoup d'Espagnols, il va probablement s'user très rapidement... En conclusion, Federer devra donc se méfier principalement de Djokovic, Nadal, Nalbandian et... de son éventuelle lassitude.par patrick haumont