Décembre, mois de fête. Footballistiquement, en Angleterre plus que partout ailleurs. Une orgie de foot, de partage, de plaisir éreintant. À ce jeu, les grands jouisseurs sont drapés de rouge. Couleur du père Noël. Un mythe devenu réalité par la magie d'un football difficile à croire. Tellement incroyable. Liverpool.
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Décembre, mois de fête. Footballistiquement, en Angleterre plus que partout ailleurs. Une orgie de foot, de partage, de plaisir éreintant. À ce jeu, les grands jouisseurs sont drapés de rouge. Couleur du père Noël. Un mythe devenu réalité par la magie d'un football difficile à croire. Tellement incroyable. Liverpool. Comme tout un symbole : son dernier match de 2018. 5-1 contre le nouvel Arsenal d' Emery. Celui qui a rendu le sourire à tout un club. Il débarque avec le meilleur buteur de Premier League : Aubameyang. Le Gabonais va être bien involontairement le symbole de la puissance des Reds. Durant ce match, Pierre-Emerick va toucher... 13 ballons. Treize ! Dont six pour donner le coup d'envoi où encore le remettre en jeu après un but encaissé. Un seul touché dans les 16 mètres d'Anfield. Vous avez dit impuissance ? Impuissant, Eden ne l'est jamais. D'ailleurs il termine 2018 avec les meilleures stats individuelles. Il est pour l'instant " The Player of the season ". N°1 de l'assist, des occasions créées et des dribbles réussis. On ajoute 10 buts et on se dit que le bouquet final de son aventure anglaise est en marche. Mais bon, l'événement c'est LE match des deux meilleures équipes du monde. Manchester City reçoit Liverpool. Ce Liverpool qui dans une marche triomphante continue sa chrysalide Kloppienne. Et pas clopin-clopant. Non, non. Au galop. Trop fort, trop vite pour les autres. Il y a un an, à la même époque, après 20 journées de championnat, Liverpool avait 20 points de retard sur les Citizens. Voilà du concret. Des chiffres clairs nets et précis. Liverpool écrase tout, City se crashe en décembre. Un bilan de 12 points sur 21 c'est-à-dire un bilan même pas digne du top 6. Pep et ses hommes ont déjà perdu 13 points cette saison. Il en avait lâché 14 sur toute la saison dernière. Liverpool, lui, plane. Il reste sur un bilan de 27 sur 27 avec 27 buts inscrits pour trois encaissés. Ça marque trois buts de moyenne par match, ça en encaisse un tous les trois matchs. Trop fort. Injouable. En 2018 Liverpool a perdu trois matchs. Encaissé 22 buts. En un an de Premier League. Au coup d'envoi de ce match de Titans, Liverpool est à +7. Un fait qui deviendra une évidence en cas de victoire, un détail en cas de défaite. S'il l'emporte, le titre est joué. Il va perdre. En ayant pu le gagner. Un poteau de Mané puis un ballon qui ne rentre pas pour trois millimètres. Même pas l'épaisseur d'une page. Celle qu'aurait pu écrire Liverpool en cas du très petit brin de chance qui change tout. Comme cette partie de millimètre qu'il restait entre Alisson et son poteau et qu' Agüero a trouvé. À l'instinct, à la classe, à la prédateur des surfaces qu'il est. Surtout celle de Liverpool. Septième match de Premier League contre eux à domicile et septième but. À chaque fois, Kun marque. Jamais personne n'avait jamais réalisé cela. Marquer sept matchs de suite à domicile contre le même adversaire. Il y a des joueurs qui dépassent le jeu. Ce match sera étouffant. Les deux équipes veulent le ballon. Maintenant et tout de suite. Les deux veulent la supériorité partout sur le terrain, veulent s'imposer, les deux vont tout donner. Ça se joue à 30 contre 30. Tellement ça court partout. Guardiola a gagné le match qu'il fallait absolument gagner. Lui qui avait trouvé son maître. En face à face, en un contre un, . Klopp l'a battu huit fois ! Huit ! Il est évidemment le seul coach au monde à avoir dompté autant de fois l'animal sauvage. Pep est un sauvage dans le plus pur style indomptable. Mais Jürgen a trouvé le bon fouet pour faire courir plus et mieux ses poulains. Devenus purs-sangs. En attendant, City est revenu dans la course au titre. Tout cela sans que David Silva, Kevin De Bruyne et Fernandinho n'aient débuté un seul match ensemble cette saison. Ça fait peur. Un titre de champion que personne n'a enchaîné deux saisons de suite depuis 10 ans. C'était le voisin de United. Celui d'un certain Sir Alex. Dont l'âme replane sur Old Trafford. Dans le corps d'un de ses anciens anges : Ole Gunnar Solskjaer. Ça ce sera notre conte de Noël de la semaine prochaine.