lE coach ALBERT CARTIER

Le véritable bilan, on l'effectue en fin de saison. A mi-parcours, je préfère parler d'enseignements. Par rapport à l'objectif initial, lisez une place en haut de la deuxième colonne, nous tenons actuellement la distance, même si notre parcours n'a pas toujours été uniforme. En gros, je caricaturerai en disant qu'à domicile, nous avons alterné le bon face aux meilleurs, à savoir les quatre premiers classés, et le moins bon devant des équipes censées être à notre portée. La raison découle grandement, dans l'ensemble, du profil de mes joueurs : habiles à dérégler le jeu de l'adversaire quand eux-mêmes sont b...

Le véritable bilan, on l'effectue en fin de saison. A mi-parcours, je préfère parler d'enseignements. Par rapport à l'objectif initial, lisez une place en haut de la deuxième colonne, nous tenons actuellement la distance, même si notre parcours n'a pas toujours été uniforme. En gros, je caricaturerai en disant qu'à domicile, nous avons alterné le bon face aux meilleurs, à savoir les quatre premiers classés, et le moins bon devant des équipes censées être à notre portée. La raison découle grandement, dans l'ensemble, du profil de mes joueurs : habiles à dérégler le jeu de l'adversaire quand eux-mêmes sont bien en place, ils éprouvent encore certaines difficultés à imposer leur propre griffe quand l'opposition se retranche de manière massive dans son camp. L'un des propos, au cours du deuxième tour du championnat, sera de travailler tant et plus cette animation offensive, nettement plus difficile à élaborer qu'une stratégie défensive, afin de recueillir le fruit de son labeur aussi face à des formations moins huppées. Car ce n'est qu'en récoltant des unités devant des équipes de même acabit qu'on peut espérer progresser dans la hiérarchie et s'inscrire dans la durée à ce niveau. Il n'en reste pas moins que je ne suis nullement mécontent du parcours effectué jusqu'à présent. L'un des problèmes du Brussels, tout au long de la saison passée, consistait à garder le zéro au marquoir. Une seule fois à peine, sur l'intégralité de la compétition, le club y est arrivé. A présent, cet objectif a déjà été réalisé à plusieurs reprises, signe d'une bonne reconversion défensive dans le chef de tous les éléments. A partir de cette base-là, qu'il faut désormais perpétuer, il nous appartient d'ajouter une nouvelle corde à notre arc sous la forme d'une pénétration offensive plus pointue. Avec le même effectif, celle-ci sera essentiellement affaire de réglages et de discipline. C'est un beau challenge. lQu'il officie au stopper ou en qualité de médian récupérateur, comme ce fut le cas contre le Standard, il ne détonne jamais. Tout porte à croire que les Coalisés auront toutes les peines du monde à conserver ce jeune élément (22 ans) qui a sa place dans n'importe quelle équipe du top. En dépit de son jeune âge (22 ans), on attendait davantage du transfuge français, qui avait déjà roulé sa bosse auparavant dans deux compétitions étrangères après avoir effectué ses débuts à Saint-Etienne : à Modène d'abord, en Italie, puis au Real Jaen, en Espagne. JOUEURS UTILISéS : Andersen (1), Bruno (17), Clément (7), Colpaert (16), Culek (18), De Camargo (14), Espartero (13), Gorius (16), Haydock (16), Jonckheere (3), Kargbo (11), Martens (1), Niçoise (13), Nys (18), Omonga (5), Petö (15), Selemani (12), Sels (16), Snelders (16), Theunis (4), Zaaboub (12). BUTEURS : Culek (4), De Camargo (9), Espartero (1), Gorius (1), Kargbo (1), Niçoise (3), Sels (2), Zaaboub (1). CARTES JAUNES : 35 CARTES ROUGES : 3 PENALTIES : 1 pour (1), 2 contre (0). CORNERS : 75 pour, 84 contre. FAUTES : 335 commises, 274 subies. BRUNO GOVERS" DÉRÉGLER, OUI. RÉGLER, NON "