Peter Van Houdt a quitté la Belgique à 19 ans. Il s'est produit pour Roda, Borussia Mönchengladbach et MSV Duisburg. Partout, il a trouvé le chemin des buts, sans jamais taper dans l'£il, même s'il compte quelques sélections nationales.
...

Peter Van Houdt a quitté la Belgique à 19 ans. Il s'est produit pour Roda, Borussia Mönchengladbach et MSV Duisburg. Partout, il a trouvé le chemin des buts, sans jamais taper dans l'£il, même s'il compte quelques sélections nationales. Peter Van Houdt : Absolument pas. La Bundesliga constituait mon sommet. Il n'y a pas beaucoup de meilleures compétitions. Je ne me suis pas produit pour un vrai grand club mais je préfère jouer trente matches à 'Gladbach que cinq à Schalke. Après ma victoire en Coupe avec Roda, j'ai opté pour le Borussia. Il militait en D2 mais voulait remonter et puis, franchement, un club belge de D1 n'est rien à côté du FC Cologne ou de 'Gladbach. J'ai gagné deux Coupes avec Roda mais le foot allemand est formidable. C'est là que je me suis senti le mieux, qu'il s'agisse du jeu ou de l'animation autour. Les stades sont géniaux : Wolfsburg, Duisburg... en Belgique ce seraient ceux de grands clubs. St-Trond m'avait offert un bon contrat, valable une saison encore. L'arrêt Bosman venait de tomber. Si j'étais resté, le club n'aurait rien touché. Je suis donc parti. J'avais le choix entre le Club Bruges et Roda mais j'hésitais à vivre seul à Bruges. Or, Roda n'était qu'à 40 minutes de la maison. Maintenant, c'est différent : j'irais en Autriche sans broncher. Pas avant mon retour ! En Allemagne, j'étais encore considéré comme un jeune et j'étais dirigé par les plus anciens. Ici, après Marc Hendrikx, je suis le plus âgé et je dois coacher les autres. A ma façon, calmement. Oui, même si j'ai évolué à gauche pendant six ans en Allemagne, en attaque à 'Gladbach, au milieu à Duisburg. St-Trond m'a d'abord aligné à gauche mais je suis plus dangereux en pointe. J'ai déjà marqué sept buts. Devenir le meilleur buteur ? Pourquoi pas... Ici, on a des occasions à chaque match. Oui, comme aux deux contre Zulte Waregem. Si le ballon était rentré, nous aurions quatre points de plus. Thomas Caers n'était pas obligé de partir mais il a vécu la situation à sa façon. Il n'était pas responsable des événements, pourtant. Notre jeune groupe a besoin de quelques leçons. En partant, il a donné un signal et a ainsi servi le club : - Réveillez-vous, les gars !JAN HAUSPIE