Nouveau rebondissement dans l'affaire des droits télé : Charleroi et Waasland-Beveren ont fait cavalier seul en cédant les droits de leurs matches à domicile à Belgacom.

Pourquoi avoir rompu la solidarité ?

Mehdi Bayat (directeur commercial) : Nous ne l'avons pas rompue. Nous venons de D2 et nous n'avions pas signé le contrat que la Ligue pro a négocié avec les opérateurs. Quand nous sommes descendus, nous avons été confrontés à un cauchemar. En D2, le retour médiatique est nul. Des sponsors nous ont abandonnés. VOO en faisait partie. L'intervention de Belgacom a été salvatrice à deux niveaux. L'opérateur s'est engagé comme sponsor et nous a offert la visibilité qui nous manquait.

C'est donc une manière de régler des comptes avec VOO ?

Non. Nous ne voulons pas ennuyer VOO. VOO a décidé de partir, c'est son choix. Belgacom l'a remplacé alors que nous étions sixièmes ou septièmes au classement. C'était risqué. Mais au final, tout le monde en a profité. Nos matches ont réalisé de bonnes audiences. Des projets intéressants, comme les capsules de téléréalité, ont vu le jour, etc.

Quid du fan de Charleroi qui possède un décodeur VOO ?

Il y a eu tellement de complications ces derniers mois que les gens éprouvent des difficultés à suivre. VOO a acquis le lot 3 mais il y avait peu de chances que nous soyons programmés dans les matches-phares du week-end. Je ne juge pas la politique des autres télés mais j'ai envie qu'on donne un maximum de visibilité à mon club. Et cette envie, je la retrouve chez Belgacom.

Charleroi a touché environ 2.2 millions de droits télé en 2008-2009 et en 2009-2010 puis 1.6 million en 2010-2011 : Belgacom a donc donné une somme avoisinante ?

Je ne connais pas les chiffres par c£ur et je ne suis même pas certain de ceux que vous citez...

Ce sont ceux communiqués par la Ligue pro.

Oui mais ce que nous recevons de Belgacom est confidentiel.

Est-ce que le but de Charleroi était de faire passer un message ?

On s'est senti rejeté en D2. Or, Charleroi a été en D1 pendant 26 ans. Seuls quelques clubs peuvent se targuer d'une telle longévité.

Est-ce que cela ne va pas isoler Charleroi au sein de la Ligue pro et créer des problèmes ?

Pas du tout. Grâce à nous, les autres vont gagner plus d'argent. Le gâteau des droits télé sera distribué à 14 clubs plutôt qu'à 16 !

VOO et la Ligue pro ont promis d'agir pour faire respecter le contrat initial.

Je ne suis pas juriste. Peut-être trouveront-ils un accord avec Belgacom. Tout ce dont je suis certain c'est que j'ai cédé nos droits et que Charleroi a gagné le droit de rejouer en D1.

PAR SIMON BARZYCZAK

Nouveau rebondissement dans l'affaire des droits télé : Charleroi et Waasland-Beveren ont fait cavalier seul en cédant les droits de leurs matches à domicile à Belgacom. Mehdi Bayat (directeur commercial) : Nous ne l'avons pas rompue. Nous venons de D2 et nous n'avions pas signé le contrat que la Ligue pro a négocié avec les opérateurs. Quand nous sommes descendus, nous avons été confrontés à un cauchemar. En D2, le retour médiatique est nul. Des sponsors nous ont abandonnés. VOO en faisait partie. L'intervention de Belgacom a été salvatrice à deux niveaux. L'opérateur s'est engagé comme sponsor et nous a offert la visibilité qui nous manquait. Non. Nous ne voulons pas ennuyer VOO. VOO a décidé de partir, c'est son choix. Belgacom l'a remplacé alors que nous étions sixièmes ou septièmes au classement. C'était risqué. Mais au final, tout le monde en a profité. Nos matches ont réalisé de bonnes audiences. Des projets intéressants, comme les capsules de téléréalité, ont vu le jour, etc. Il y a eu tellement de complications ces derniers mois que les gens éprouvent des difficultés à suivre. VOO a acquis le lot 3 mais il y avait peu de chances que nous soyons programmés dans les matches-phares du week-end. Je ne juge pas la politique des autres télés mais j'ai envie qu'on donne un maximum de visibilité à mon club. Et cette envie, je la retrouve chez Belgacom. Je ne connais pas les chiffres par c£ur et je ne suis même pas certain de ceux que vous citez... Oui mais ce que nous recevons de Belgacom est confidentiel. On s'est senti rejeté en D2. Or, Charleroi a été en D1 pendant 26 ans. Seuls quelques clubs peuvent se targuer d'une telle longévité. Pas du tout. Grâce à nous, les autres vont gagner plus d'argent. Le gâteau des droits télé sera distribué à 14 clubs plutôt qu'à 16 ! Je ne suis pas juriste. Peut-être trouveront-ils un accord avec Belgacom. Tout ce dont je suis certain c'est que j'ai cédé nos droits et que Charleroi a gagné le droit de rejouer en D1. PAR SIMON BARZYCZAK