A l'heure où vous lisez ces lignes, le manager du RSCA, Herman Van Holsbeeck, se trouve plus que probablement à Milan afin de finaliser les dossiers concernant deux Interistes censés étoffer les cadres au Parc Astrid, la saison prochaine : l'attaquant nigérian Isah Eliakwu et l'arrière gauche italien Giovanni Pasquale.
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A l'heure où vous lisez ces lignes, le manager du RSCA, Herman Van Holsbeeck, se trouve plus que probablement à Milan afin de finaliser les dossiers concernant deux Interistes censés étoffer les cadres au Parc Astrid, la saison prochaine : l'attaquant nigérian Isah Eliakwu et l'arrière gauche italien Giovanni Pasquale. Herman Van Holsbeeck : Tous deux ont été vus à l'£uvre à diverses reprises et, en chacune de ces occasions, l'un et l'autre ont toujours fait l'unanimité autour de leurs prestations. Dans la mesure où, sur le terrain, ils occupent deux postes où les options ne sont pas légion, chez nous, leur concours, sur base locative, ne constituerait nullement un luxe superflu. Contrairement à Jérémie Bréchet, un autre back gauche sondé dans le même sens aussi, mais qui a préféré répondre à l'offre de la Real Sociedad, le duo en question n'est pas réfractaire du tout à l'idée d'une parenthèse au Sporting. Il reste simplement à trouver avec les Nerazzurri un accord sur la durée et les modalités financières de ce passage dans nos rangs. En réalité, les deux facteurs ont joué un rôle. La genèse du rapprochement avec les deux clubs milanais û puisque nous avons noué également des liens étroits avec l'AC û remonte au tirage au sort des compétitions européennes, l'été passé. A cette occasion, l'adjoint à la direction, Robert De Pot, italophile averti, m'avait présenté au trio interiste constitué du président Giacinto Facchetti et de ses hommes de confiance, Gabriele Oriali et Marco Branca. Chez les Rossoneri, c'est avec le directeur général Ariedo Braida que j'avais pu faire connaissance dans la foulée. A la faveur de toutes ces conversations, j'avais clairement pu comprendre que les deux représentants du football lombard, pour prestigieux qu'ils soient, rencontraient malgré tout certains problèmes de trésorerie et qu'ils cherchaient une solution pour alléger leur imposante masse salariale. Ce soir-là, j'ai eu la puce à l'oreille et, au moment de dessiner les premiers contours de l'effectif 2004-05, j'ai immédiatement songé à reprendre contact avec eux, avec les suites que l'on sait. Le contexte du football a, lui aussi, changé du tout au tout ces derniers temps. Voici deux ou trois ans à peine, les grands clubs européens, désireux de se mettre en valeur sur plusieurs tableaux, n'hésitaient pas à entretenir des noyaux pléthoriques. Ces temps-là sont bel et bien révolus. La crise a frappé un peu partout et, plus particulièrement dans le Calcio où bon nombre d'entités éprouvent des difficultés à nouer les deux bouts. Même l'Inter. Aussi, ce rapprochement entre nos deux clubs sert-il nos intérêts communs. Non, ces deux aspects sont complètement dissociés. Nous avons nous-même annoncé la couleur pour notre jeune joueur, en plaçant la barre des négociations à 20 millions d'euros minimum. Si l'Inter est disposé à débourser ce montant, nous serons bien obligés de lui prêter une oreille attentive. Mais, jusqu'à présent, même si bon nombre de clubs sont venus aux nouvelles concernant Vincent et l'implication financière de son départ, chez nous, aucun d'entre eux ne s'est manifesté avec l'intention de conclure l'affaire. Et pas plus que l'Inter, Chelsea n'est prioritaire en la matière, contrairement à certaines informations parues dans la presse en début d'année. A ce propos, il y a eu un grand malentendu. Un journaliste a tout bonnement mélangé les termes entrevue et estvenu. De fait, le directeur de Chelsea, Peter Kenyon, n'est jamais venu à Anderlecht. En revanche, une entrevue s'est déroulée entre le président Roger Vanden Stock et lui lors d'une réunion à l'UEFA. Un échange informel a eu lieu concernant Vincent Kompany. On en est cependant resté là depuis lors. Ici aussi, l'un est complètement indépendant de l'autre. Au départ, l'avant nigérian, âgé de 18 ans à peine, ne fera sûrement pas figure de valeur sûre dans l'équipe de base, même s'il n'est pas dépourvu de qualités. Mbo Mpenza, par contre, est prêt à l'usage immédiat (il rit). Dans ce cas-ci aussi, il y a unanimité chez nous autour de son nom et de ses prestations. Le hic, jusqu'ici, ce sont les deux millions d'euros réclamés par l'Excelsior Mouscron. Dans le contexte actuel, c'est beaucoup trop. Partout, les prix sont à la baisse. Même au sommet du football européen. Il en a coûté 25 millions d'euros, au Real Madrid, pour s'offrir David Beckham il y a un an. Si cette transaction avait eu lieu 12 ou 24 mois plus tôt, elle aurait engendré un débours deux ou trois fois plus conséquent. Chez nous, il en est de même. Le Sporting a, peut-être, déposé un jour 3 millions, sur la table des négociations, pour se payer Jan Koller, avant de le revendre pour quatre fois plus. Mais c'est de l'histoire ancienne. De nos jours, le Tchèque ne se négocierait plus pour ce pactole. Et il ne rapporterait plus, non plus, 12,5 millions dans les caisses. C'est pourquoi tant que Jean-Pierre Detremmerie, le président des Hurlus, ne se montrera pas moins gourmand, le dossier n'avancera pas. Avec le risque qu'il traîne vraiment en longueur car nous avons réellement envie que l'aîné des Mpenza joue chez nous et le contraire me paraît tout aussi évident puisque l'intéressé a réfuté des offres du Club Brugeois et du Standard. Inutile de faire un dessin dans ces conditions. A un moment donné, Bruges et nous rivalisions vraiment d'ardeur pour appâter Mbo Mpenza. Cette concurrence exacerbée faisait bien sûr les choux gras des Hurlus, qui pouvaient se permettre de faire monter les enchères. Il y a quelques années, dans les mêmes conditions, il y aurait sans doute eu escalade. Surtout dans le chef du Sporting. Mais plus maintenant. Dans toute négociation, il y a un seuil que nous ne souhaitons plus franchir, si nous voulons garder l'église au milieu du village, du moins, et du côté brugeois, nous avons constaté qu'il en était strictement de même. Au moment où tant le Club que nous-même estimions que les limites de l'acceptable avaient été franchies, le Standard a voulu retirer les marrons du feu en se mêlant in extremis à la danse et en allongeant un peu plus d'argent. Je ne pouvais l'accepter et j'ai joué de toute mon influence pour que la carte Mpenza reste jouable pour nous. Finalement, le Standard n'a pas obtenu ce qu'il voulait. Je savais, de source sûre, que l'avenir de ce duo à l'Ajax était entouré d'un énorme point d'interrogation. Mais j'ai eu tort de faire part de mes intentions en Belgique avant d'avoir alerté la direction amstellodamoise. Résultat des courses : celle-ci l'a mal pris, au même titre que Wes en particulier qui a clamé, entre-temps, qu'Anderlecht ne constituait pas sa priorité. Dans ces conditions, les négociations étaient terminées avant même d'avoir débuté. Et il ne sert vraisemblablement à rien de revenir à la charge, surtout pour le buteur des Diables Rouges. Cela aura été une fameuse leçon car je reste intimement persuadé que sa venue était possible. On ne m'y reprendra plus. La preuve : pour Fabrice Erhet, j'ai été on ne peut plus discret. Certains se sont étonnés de ce transfert, car il n'avait jamais été question de lui dans les medias avant qu'il ne signe chez nous. Mais, en vérité, son nom figurait en bonne place sur mes tablettes depuis trois mois. Pour tout dire, nous cherchions, au Sporting, une solution de rechange pour Martin Kolar au poste de milieu gauche, entendu que Ki-Hyeon Seol est davantage un attaquant qu'un médian. La malencontreuse blessure du Tchèque, aux ligaments croisés du genou, a fait en sorte que nous réactivions la piste du joueur français. Plus rien ne s'opposait alors à un dénouement rapide de l'opération, d'autant plus qu'il avait été vu à l'£uvre lui aussi par le responsable de la cellule scouting, Peter Ressel. Oui. Et certains se demandent pourquoi nous restons de marbre alors que Grégory Dufer est en vitrine à Charleroi. C'est sûr que Greg est un très bon joueur, comme le prouve son récent statut d'international. Mais pourquoi devrions-nous attirer le Carolo chez nous dans la mesure où, pour sa place, nous disposons déjà de Christian Wilhelmsson, Goran Lovre et du jeune Jonathan Legear ? Mieux vaut dépenser son argent de meilleure manière. Nous sommes prudents parce que, contrairement à la plupart des autres clubs, nous ne spéculons pas sur la vente de l'un ou l'autre joueurs pour équilibrer notre budget. Au Sporting, l'enveloppe réservée aux achats représente la différence entre le total des rentrées financières de la saison et les dépenses liées aux rémunérations des joueurs. De la sorte, il n'y a pas de surprise et l'avenir du club n'est jamais en péril. Cette enveloppe représente un certain montant, qui est toutefois susceptible de gonfler si d'aventure un gros départ devait être enregistré. Mais hormis Nenad Jestrovic, pour qui Besiktas s'est manifesté, mais qui a reculé devant les quatre millions d'euros réclamés, aucun autre élément n'a fait l'objet d'une approche concrète. Nenad Jestrovic est un buteur hors pair quand il est à 100 % de ses moyens, c'est indiscutable. En l'espace de trois saisons chez nous, il n'a pas répondu souvent à cette exigence. Il n'y peut rien, bien sûr, car ses blessures relevaient davantage de la fatalité que d'une mauvaise hygiène de vie. Mais pour qu'un joueur soit rentable, il faut qu'il joue. C'est une réalité économique dont il faut tenir compte en tant que bon gestionnaire. Bruno Govers " Pourquoi transférer DUFER alors que NOUS AVONS TROIS SOLUTIONS à cette place ?" " Pour que JESTROVIC soit rentable, il faut QU'IL JOUE "