Cela fait un an que Mbo Mpenza a stoppé sa carrière. Consultant pour BeTV, l'aîné des frères prépare sa reconversion.
...

Cela fait un an que Mbo Mpenza a stoppé sa carrière. Consultant pour BeTV, l'aîné des frères prépare sa reconversion. Contrairement à d'anciens joueurs, vous avez quitté le devant de l'actu : vous joindre est difficile et vous donnez peu votre avis dans les médias. Parler pour le plaisir n'est pas mon style. Je préfère rester à l'écart. Ma famille et mes amis me prennent beaucoup de temps. Paradoxalement, vous avez accepté de devenir consultant pour BeTV. Quand j'étais joueur, j'ai été plusieurs fois invité sur le plateau pour analyser les matches de Ligue des Champions. A chaque fois, tout s'est bien passé. Puis, j'ai arrêté ma carrière. Un jour, Christine Schréder m'a proposé de rejoindre officiellement l'équipe. Moi, je ne me suis jamais dit : - J'aimerais être consultant ! C'est venu comme ça. Appelons un chat un chat : c'est surtout mon passé de joueur qui a intéressé BeTV. J'ai évidemment développé un bon feeling avec l'équipe. Certains m'ont dit que j'étais télégénique et que je savais aligner une phrase composée d'un sujet, d'un verbe et d'un complément. Je pense aussi que ma réputation positive dans le monde du football a joué. Vous avez travaillé comme scout et entraîneur de jeunes pour Anderlecht. Pourquoi êtes-vous parti ? Cela ne se passait pas bien. La direction voulait que j'accomplisse un travail de terrain et voyait en moi un second Johan Walem. Or, avec mes problèmes de dos, j'ai des difficultés à rester longtemps debout et à effectuer certains gestes. Quelle est la nature de votre mal ? C'est une inflammation qui touche 10 à 15 % de la population. Ce problème va perdurer à vie. C'est pour cette raison que le foot est définitivement terminé pour moi. Les changements de direction, les rotations, les chocs... Ces mouvements sont susceptibles de réveiller la blessure. On ne vous verra plus sur un terrain ? Mogi Bayat m'avait contacté pour être T2 de Stéphane Demol. Vu mon état de santé, c'était impossible. Je développe actuellement un projet d'accompagnement du footballeur sur lequel je veux rester discret. Votre frère Emile, qu'on croyait perdu pour le foot, a resurgi de nulle part. En Belgique, on sous-estime la compétition suisse. Mais c'est un championnat difficile. Emile y a marqué pas mal de buts. En équipe nationale, il a retrouvé des personnes qui croient en lui. Emile, il est comme ça : si vous lui offrez votre confiance, il se sent pousser des ailes. Vous l'avez vu jouer sur place ? Je vais bientôt me rendre en Suisse pour skier. Enfin, avec mon dos, ce sont plutôt les enfants qui dévaleront les pistes (il rit).