Prenons les 16 clubs qui évoluaient en D1A cette saison. Remontons jusqu'à 20 années en arrière. Et comptons le nombre d'entraîneurs wallons qui ont pu travailler dans un club flamand. On n'arrive pas à en trouver une dizaine...

Robert Waseige a bossé à Winterslag et à Lokeren, Henri Depireux a aussi entraîné Winterslag, mais c'était dans les années 80. Dans l'histoire plus récente, on se souvient de Michel De Wolf et JohanWalem à Courtrai, de Gilbert Bodart à Ostende, de Marc Grosjean à l'Antwerp, de Marc Wilmots à Saint-Trond, de José Riga au Cercle Bruges, et évidemment de Michel Preud'homme à Gand puis à Bruges.

Alors, voir aujourd'hui un coach wallon recevoir les clés d'une équipe championne de Belgique, c'est historique. " Le travail de Felice Mazzù avec Charleroi a marqué les esprits partout en Flandre ", nous dit Marc Grosjean. " Mais c'est clair qu'il est difficile pour un Wallon de trouver une place dans la partie nord du pays. L'aspect linguistique y est pour beaucoup. Si tu ne parles pas un minimum le néerlandais au départ, c'est presque mission impossible.

En même temps, on voit des clubs flamands engager des entraîneurs nordiques ou d'ailleurs encore, qui ne parlent pas un mot de néerlandais. Ils arrivent, ils commencent à bosser en anglais et ça passe. Michel Preud'homme maîtrise très bien la langue et ça l'a sans aucun doute aidé au moment où Gand puis Bruges cherchaient un entraîneur. Moi, j'ai directement essayé de m'exprimer en néerlandais quand j'étais à l'Antwerp et ça a été apprécié. Par les gens du club mais aussi les supporters et les médias.

Récemment, quand j'étais à l'Union, j'ai été contacté par deux équipes flamandes. Je suis persuadé que si je n'avais pas fait l'effort de parler cette langue quand j'étais à l'Antwerp, on n'aurait plus pensé à moi. Je trouve qu'il y a une sorte d'intolérance par rapport au fait de ne pas connaître le néerlandais. "

Prenons les 16 clubs qui évoluaient en D1A cette saison. Remontons jusqu'à 20 années en arrière. Et comptons le nombre d'entraîneurs wallons qui ont pu travailler dans un club flamand. On n'arrive pas à en trouver une dizaine... Robert Waseige a bossé à Winterslag et à Lokeren, Henri Depireux a aussi entraîné Winterslag, mais c'était dans les années 80. Dans l'histoire plus récente, on se souvient de Michel De Wolf et JohanWalem à Courtrai, de Gilbert Bodart à Ostende, de Marc Grosjean à l'Antwerp, de Marc Wilmots à Saint-Trond, de José Riga au Cercle Bruges, et évidemment de Michel Preud'homme à Gand puis à Bruges. Alors, voir aujourd'hui un coach wallon recevoir les clés d'une équipe championne de Belgique, c'est historique. " Le travail de Felice Mazzù avec Charleroi a marqué les esprits partout en Flandre ", nous dit Marc Grosjean. " Mais c'est clair qu'il est difficile pour un Wallon de trouver une place dans la partie nord du pays. L'aspect linguistique y est pour beaucoup. Si tu ne parles pas un minimum le néerlandais au départ, c'est presque mission impossible. En même temps, on voit des clubs flamands engager des entraîneurs nordiques ou d'ailleurs encore, qui ne parlent pas un mot de néerlandais. Ils arrivent, ils commencent à bosser en anglais et ça passe. Michel Preud'homme maîtrise très bien la langue et ça l'a sans aucun doute aidé au moment où Gand puis Bruges cherchaient un entraîneur. Moi, j'ai directement essayé de m'exprimer en néerlandais quand j'étais à l'Antwerp et ça a été apprécié. Par les gens du club mais aussi les supporters et les médias. Récemment, quand j'étais à l'Union, j'ai été contacté par deux équipes flamandes. Je suis persuadé que si je n'avais pas fait l'effort de parler cette langue quand j'étais à l'Antwerp, on n'aurait plus pensé à moi. Je trouve qu'il y a une sorte d'intolérance par rapport au fait de ne pas connaître le néerlandais. "