Te qualifier pour un second Grand Chelem d'affilée c'est un rêve qui devient réalité ? ?

C'est sûr. En me qualifiant pour l'US Open l'année passée, je croyais avoir réalisé un exploit qui ne se reproduirait plus. Arriver dans le tableau final de l'Australian Open m'a prouvé qu'en fait j'avais le niveau pour jouer avec les gars du top 100.
...

C'est sûr. En me qualifiant pour l'US Open l'année passée, je croyais avoir réalisé un exploit qui ne se reproduirait plus. Arriver dans le tableau final de l'Australian Open m'a prouvé qu'en fait j'avais le niveau pour jouer avec les gars du top 100. J'ai eu des occasions lors des trois premiers sets mais je n'ai pas su les saisir. Malgré la défaite, j'ai réalisé une bonne performance. Je ne me considère pas comme déçu... Je ne dirai pas ça car les Grands Chelems ne sont pas ma priorité, je les considère plutôt comme la consécration de mon travail. Face à Berlocq, je n'ai pas démérité même si j'ai un peu accusé le coup mentalement durant le 4e set. J'aurai pu mener deux sets à rien mais après trois sets, il était devant moi. Pourtant, j'étais prêt tennistiquement et physiquement. Avant tout, je veux faire partir des 100 premiers au classement ATP. Je préférerais que ce soit demain plutôt qu'en octobre (rires). Atteindre un tel résultat dans le courant de cette année serait déjà une victoire en soi. Bien sûr, je pose de plus en plus de soucis aux joueurs du top 50 et je bats de plus en plus de gars mieux classés que moi. La manière m'importera peu. Que ce soit via des victoires sur le circuit Challenger ou via un gros coup en Grand Chelem, je veux atteindre mon objectif. Ça me trotte en tête. Même si, à nouveau, ce n'est pas une priorité. Je considère la Coupe Davis comme un bonus, un honneur. On parle beaucoup de moi au vu des incertitudes planant au-dessus de l'état de forme physique de Steve Darcis. Je serais ravi d'être sur le banc face à la Serbie mais jamais je ne souhaiterai la blessure d'un autre joueur. ROMAIN VAN DER PLUYM