Jeudi dernier déjà, Michel Verschueren et Hugo Broos avaient annoncé que tout était en ordre."Lundi, j'entraîne Anderlecht", déclarait Broos dans les quotidiens. Comment était-ce possible alors que l'UB ne choisissait le nouveau sélectionneur que samedi?
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Jeudi dernier déjà, Michel Verschueren et Hugo Broos avaient annoncé que tout était en ordre."Lundi, j'entraîne Anderlecht", déclarait Broos dans les quotidiens. Comment était-ce possible alors que l'UB ne choisissait le nouveau sélectionneur que samedi? " Roger Vanden Stock a insisté pour que j'annonce qu'il s'était abstenu lors du vote pour le nouveau sélectionneur", expliquait le président de l'UB, Jan Peeters, samedi,après avoir divulgué le nom de l'entraîneur. Voilà du mauvais théâtre. Les manoeuvres d'Anderlecht n'ont-elles pas mis l'Union Belge sous pression? "J'ai parfaitement appliqué le plan", dévoilait Verschueren "Lorsque nous avons reçu les premiers signaux de l'Union Belge, qui nous a demandé la permission de discuter avec Anthuenis, ce que nous avons accepté, ma direction m'a chargé de prendre contact avec le président de Mouscron, Monsieur Detremmerie. Celui-ci a été quelque peu étonné mais il a spontanément dit oui: je pouvais discuter avec Hugo Broos. Nous sommes rapidement arrivés à un accord, à la condition expresse que l'UB engage Anthuenis. Car si ce n'était pas le cas, tout était bloqué". Pourquoi avoir déjà rendu public l'accord avec Broos? "Je me suis basé, disons... J'avais reçu un rapport d'Anthuenis sur son entretien avec Monsieur Vertongen. A mes yeux, il était extrêmement positif. Il ne faut pas prendre les Anderlechtois pour des naïfs, hein! Nous avions le sentiment qu'Anthuenis était en pole position, qu'il suscitait des réactions positives. A partir de ce moment, nous n'avons plus attendu. J'ai exécuté la mission qu'on m'a confiée". On peut s'étonner qu'un seul entretien ait suffi, à moins, bien sûr, qu'il n'y ait eu contact bien avant. Il n'en est rien, d'après Verschueren. Si on l'en croit, l'engagement du poulain du patriarche Constant Vanden Stock est dû à sa force de conviction. "C'est Hugo qui m'a appris que Monsieur Detremmerie ne voyait aucun inconvénient à son départ", poursuit Verschueren. "Il nous a expliqué que son contrat comportait une clause lui permettant de partir si un grand club se manifestait. C'est du moins la version de Broos. Vous devez aussi savoir que dans le passé, Broos n'était jamais libre mais il a joué 12 ans en équipe fanion, ici. Ensuite, il a prouvé ses qualités d'entraîneur. Il connaît les moindres recoins de la maison, ce qui est capital dans un club comme le nôtre, tant il est compliqué. Personnellement, j'ai toujours eu d'excellents rapports avec lui. Après tout, il a habité à Humbeek et je réside à Grimbergen depuis 14 ans. Nos domiciles n'étaient qu'à trois kilomètres l'un de l'autre. J'ai été manager de Molenbeek pendant 11 ans. Le matin, nous nous retrouvions souvent coincés ensemble aux feux rouges de Koekelberg. Je prenais le boulevard Mettewie à gauche, vers Molenbeek, tandis qu'Hugo continuait tout droit vers Anderlecht. A mes débuts ici, je l'ai côtoyé pendant trois ans, avant qu'il ne rejoigne le Club Brugeois, à la demande de Michel D'Hooghe et pour un prix d'ami. Il y a fait carrière comme joueur puis comme entraîneur, avant de poursuivre sur sa lancée à Mouscron". Avec Hugo Broos, Anderlecht engage un entraîneur qui a une vision claire du football. Il joue en 4-4-2. "Un concept classique", affirme Verschueren. "Pendant un certain temps, Anthuenis a évolué avec cinq défenseurs. L'opinion publique l'accepte difficilement. Oui, dans des conditions exceptionnelles, comme en déplacement ou dans des matches de Coupe d'Europe. Mais je ne pense pas que notre public accepte que nous jouions constamment avec cette prudence. Nous n'avons pas choisi Hugo Broos par hasard".Et les transferts? "Ils ne font que commencer", assure Verschueren."Pour la première fois, nous pouvons en effectuer en juillet et en août. Avant même de discuter avec Broos, nous avions l'intention d'enrôler encore l'un ou l'autre joueur, sans précipitation".Peut-être que le départ de Mouscron de Broos va il coûter un ou deux Zewlakow à Anderlecht. "éa peut aider, évidemment", rigole Detremmerie, d'une façon très significative. (Jan Hauspie et Christian Vandenabeele)