Le foot n'est pas que ça, je vous rassure : mais il est notamment populaire parce qu'il permet de rouscailler. De se scandaliser tous azimuts. Ainsi n'aurais-je pas risqué le moindre pronostic sur qui décrocherait les timbales mondialistes pour 2018 et 2022, mais il était couru d'avance que les vaincus quels qu'ils soient seraient ensuite amers, outrés, accusateurs. Pourtant, du point de vue de l'Histoire, les choix fifesques semblent en progrès,... remember 1978 quand la FIFA décida d'aller jouer Mondial/baballe dans l'Argentine tortionnaire du dictateur Jorge Videla : le monde du foot n'a pas moufté, les appels au boycott des soixante-huitards attardés furent bottés en touche, le sport n'avaitrien à voir avec la politique (air connu), viva Mario Kempès ! Par comparaison, cette Russie d'aujourd'hui, certes friquée, certes mafieuse un peu-beaucoup-passi...

Le foot n'est pas que ça, je vous rassure : mais il est notamment populaire parce qu'il permet de rouscailler. De se scandaliser tous azimuts. Ainsi n'aurais-je pas risqué le moindre pronostic sur qui décrocherait les timbales mondialistes pour 2018 et 2022, mais il était couru d'avance que les vaincus quels qu'ils soient seraient ensuite amers, outrés, accusateurs. Pourtant, du point de vue de l'Histoire, les choix fifesques semblent en progrès,... remember 1978 quand la FIFA décida d'aller jouer Mondial/baballe dans l'Argentine tortionnaire du dictateur Jorge Videla : le monde du foot n'a pas moufté, les appels au boycott des soixante-huitards attardés furent bottés en touche, le sport n'avaitrien à voir avec la politique (air connu), viva Mario Kempès ! Par comparaison, cette Russie d'aujourd'hui, certes friquée, certes mafieuse un peu-beaucoup-passionnément, est malgré cela plus ouverte, et moins zigouilleuse à la machette, que l'Argentine des 70's, non ? Les évincés hurlent pourtant à la duperie, prétextant cette fois que le récent choix/FIFA n'a rien à voir avec le sport ! C'est-à-dire avec quoi ? Avec le palmarès ? Bof. L'Argentine d'avant 1978, pas plus qu'ensuite d'autres élus, pas plus qu'aujourd'hui la Russie, n'avait jamais gagné le Mondial. Arrêtons de râler, laissons les Russes tenter de nous épater... Mais dans ce royaume footeux de la suspicion entretenue, tout flop est occasion d'indignation. Tenez, à Madrid, dernier petit frustré en date, Fernando Gago exige de changer d'air parce qu'il juge son temps de jeu insuffisant, le pôvre. Et voilà-t-y pas qu'à Milan, le président de l'Inter Massimo Moratti (à cran, le gars, car les résultats sous Rafael Benitez lui rappellent le long purgatoire d'avant José Mourinho !), clame qu'il est profondément injuste que Wesley Sneijder ne figure pas dans le trio final pour l'attribution du Ballon d'Or FIFA : comme s'il était offensant d'être devancé par Lionel Messi, Xavi et Andres Iniesta ! Au foot, rouscailler n'est pas limité aux faits de match, quand une défaite est imputée aux errements arbitraux, ou quand des actions similaires entraînent des sanctions différentes. Au foot, rouscailler est un paramètre. Qui ne rouscaille pas n'est pas footeux. Justement, à propos d'actions similaires, je me suis ramassé voici dix jours une fort désagréable impression d'éternel recommencement moche. Le 5 décembre en fin de soirée, j'étais heureux que Marcin Wasilewski, plus de 400 jours après sa fracture, soit retitularisé et fête ça en pétant un but : chouette pour lui, surtout que l'arrivée chuchotée de Steve Colpaert lui garantit moins que jamais un avenir rose en mauve... Mais le 6 décembre avant d'aller dodo, j'avais à nouveau cessé de croire à Saint-Nicolas en tombant sur la télé allemande et sur un résumé d'Union Berlin-Bochum, en 2. Bundesliga. A peine notre Wasyl se relevait-il que je découvrais le Wasyl suivant : le visité Maccambes Younga-Mouhani poussait son ballon un peu loin, il allait le récupérer, sauf que le visiteur Matias Concha se propulsait en sliding pour le devancer, et se faisait exploser la jambe par la semelle de l'autre qui n'avait pas freiné. Un remake à s'y méprendre de l'épisode Witsel/Wasyl, sauf que le semelleur n'avait pas eu de carton ; et à nouveau l'horreur du tibia en angle obtus, le pauvre Concha est à votre disposition sur You Tube si vous tenez à comparer. Faut sanctionner ces semelles qui vont croissantes, mais je continue de combattre plus farouchement encore l'autorisation du tackle glissé, cause plus ou moins directe de bien des malheurs, y compris pour les tackleurs, la preuve ! En avril dernier, j'ai pourtant eu envie de croire Franky Dury à Studio 1 La Tribune : il avait estimé à ce sujet que ces tackles dangereux se produisaient moins au top que chez nous, vu que les très bons joueurs se positionnaient mieux. Mouais. Depuis lors et entre autres gâteries, j'ai vu Kevin-Prince Boateng se positionner dans Michael Ballack, ou Nigel De Jong exploser Hatem Ben Arfa. Et comble des combles en octobre dernier, vers la 50' de Real-Milan AC, j'ai vu cet angelot de Ronaldinho se jeter comme un fou et pieds en avant sur Cristiano Ronaldo : pour le même prix, un artiste en dégommait un autre, et nous privait pour plus d'un an (ou pour toujours) de ses passements de jambes portugaises à répétition. Sorry Franky, ce que tu as dit là sur le tackle glissé, je n'y crois pas même si je te crois souvent : tackler oui, mais debout ! PAR BERNARD JEUNEJEANYounga-Mouhani/ Concha : remake de Witsel/Wasyl, sauf que le semelleur n'a pas eu de carton.