Jacky Mathijssen a choisi d'évoluer en 4-3-3 depuis quelques semaines. Après sept journées, les Brugeois comptaient 7 points de retard sur le Standard et en réussissant un 15 sur 15 sur les 5 derniers matches avant le derby (ce que les Rouches avaient engrangé en tout début de championnat), les Blauw en Zwart s'étaient emparés de la tête du championnat. On ne peut pas dire que le jeu produit par les Flandriens soit très spectaculaire, par contre au niveau de l'efficacité, ces dernières semaines ont été très fructueuses. Comme souvent, le 4-3-3 est une tactique assez figée et lorsque les mouvements de permutation ne sont pas beaucoup utilisés, le jeu devient ennuyant et assez prévisible ...

Jacky Mathijssen a choisi d'évoluer en 4-3-3 depuis quelques semaines. Après sept journées, les Brugeois comptaient 7 points de retard sur le Standard et en réussissant un 15 sur 15 sur les 5 derniers matches avant le derby (ce que les Rouches avaient engrangé en tout début de championnat), les Blauw en Zwart s'étaient emparés de la tête du championnat. On ne peut pas dire que le jeu produit par les Flandriens soit très spectaculaire, par contre au niveau de l'efficacité, ces dernières semaines ont été très fructueuses. Comme souvent, le 4-3-3 est une tactique assez figée et lorsque les mouvements de permutation ne sont pas beaucoup utilisés, le jeu devient ennuyant et assez prévisible pour l'adversaire. Les chiffres en attestent d'ailleurs avec seulement 19 buts inscrits en 12 rencontres. La défense reste assez stable devant Stijn Stijnen avec le plus souvent de droite à gauche, Brian Priske, Jeroen Simaeys, Philippe Clement/Joos Valgaeren et Michael Klukowski. Karel Geraerts occupe au départ la position centrale dans cette ligne médiane à trois mais la forme géométrique de ce trio se déforme constamment que ce soit en possession ou en perte de balle. Avec Ivan Leko et Jonathan Blondel comme compères dans l'entrejeu, Geraerts est moins attiré par le but adverse que lorsque Sven Vermant a remplacé Leko comme par exemple contre Zulte-Waregem. Vermant et Blondel sont plus aptes à couvrir alternativement les montées de l'ancien Standardman car ils ont évolué longtemps au poste de médian défensif. Le triangle se déforme en fonction de la participation offensive de l'un ou de l'autre milieu de terrain et aussi en fonction du fait que l'équipe construit dans l'axe ou sur un flanc. En perte de balle par contre, le triangle devient parfois une ligne horizontale en fonction du repositionnement défensif des ailiers. Cela se produit surtout quand l'équipe adverse développe son offensive par les ailes. Quand le ballon se trouve dans l'axe, l'entrejeu ne se positionne pas en ligne pour éviter que l'adversaire joue dans les intervalles et élimine trois joueurs en une seule passe. Le triangle tourne dans le sens des aiguilles d'une montre quand le ballon se trouve vers la gauche et inversement. Le Serbe Dusan Djokic a principalement évolué dans la position centrale de l'attaque brugeoise. Il est vrai qu'il présente le plus les caractéristiques physiques du pivot. Les deux ailiers ont généralement été Wesley Sonck et François Sterchele, remplacés en cas d'absence non simultanée par le très jeune (19 ans) Brecht Capon. Les attaquants devraient permuter beaucoup plus afin de rendre le jeu moins prévisible. Comme souvent depuis de nombreuses années, Bruges crée beaucoup de danger sur phases arrêtées mais le jeu en lui-même n'est pas très chatoyant. Le rôle des ailiers en perte de balle est de se repositionner et de fermer le flanc pour ne pas laisser les trois milieux de terrain livrés à eux-mêmes. On peut dire à ce moment que le 4-3-3 se transforme en 4-5-1. Le triangle formé par les trois joueurs offensifs est très plat en possession de balle et prend de la profondeur en perte de balle. Sans être toujours convaincants, les hommes de Mathijssen gardent un gros potentiel. Que se passera-t-il si leur jeu s'améliore encore dans les semaines à venir ? En cas de problème, le coach possède dans sa manche quelques cartes intéressantes avec Stepan Kucera, Birger Maertens, Jorn Vermeulen, Koen Daerden, Gaëtan Englebert, Elrio Van Heerden, Daniel Chavez et Salou Ibrahim... Avec un tel noyau, on peut voir venir ! etienne delangre