Un Bruges bien organisé mais peu inventif a ramené un résultat positif de Norvège : un partage blanc chez l'adversaire reste une bonne affaire dans ce système avec deux matches à domicile, deux en déplacement et trois qualifiés sur cinq. Le dispositif de départ choisi par Jacky Mathijssen était clairement le 4-4-2 avec un duo d'attaque Wesley Sonck- Joseph Akpala et un tandem de joueurs à tempérament offensif sur les flancs de l'entrejeu, à savoir Ronald Vargas à droite et Nabil Dirar à gauche.
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Un Bruges bien organisé mais peu inventif a ramené un résultat positif de Norvège : un partage blanc chez l'adversaire reste une bonne affaire dans ce système avec deux matches à domicile, deux en déplacement et trois qualifiés sur cinq. Le dispositif de départ choisi par Jacky Mathijssen était clairement le 4-4-2 avec un duo d'attaque Wesley Sonck- Joseph Akpala et un tandem de joueurs à tempérament offensif sur les flancs de l'entrejeu, à savoir Ronald Vargas à droite et Nabil Dirar à gauche. Le reste de l'équipe était composé de six joueurs aux qualités défensives prédominantes. Devant Stijn Stijnen, on retrouvait une défense à quatre en ligne : de droite à gauche, Laurent Ciman, Jeroen Simaeys, Antotin Alcaraz, Michael Klukowski. Les quatre défenseurs ne sont quasiment jamais sortis de leurs positions, exception faite des phases arrêtées et des deux arrières latéraux qui, avec parcimonie, se sont aventurés quelques fois dans le camp adverse, le Canadien participant offensivement un peu plus que l'ancien Carolo. Dans l'entrejeu, les deux demis récupérateurs, Philippe Clement et Karel Geraerts, sont restés scotchés en essuie-glaces devant leur défense, ne se présentant presque jamais aux abords des 16 mètres adverses sur les rares actions construites des Brugeois. Sans être vraiment dangereux, le flanc gauche Dirar a été beaucoup plus actif et perforant que son compère du côté droit, Vargas. Le Vénézuélien a d'ailleurs été remplacé pour les trente dernières minutes par Ivan Leko qui s'est posté à gauche, Dirar reprenant le rôle de Vargas à droite. Le duo d'attaque, Akpala- Sonck, n'en était finalement pas vraiment un car le centre-avant de notre équipe nationale a plutôt évolué en soutien du meilleur buteur du dernier championnat. En perte de balle, Wesley était un véritable milieu de terrain, se repositionnant très près de la paire de demis axiaux défensifs. En possession de balle et en reconversion offensive, il se trouvait au départ assez loin de l'attaquant, ce qui privait Akpala du soutien nécessaire pour se montrer dangereux. On peut clairement affirmer que le système de jeu décidé par le coach était réellement le 4-5-1 se transformant en de trop rares occasions en 4-4-2. Le peu de soutien de Clement et de Geraerts, ce dernier nous ayant habitués dans le passé à faire valoir ses qualités d'infiltreur, a littéralement freiné les velléités offensives des Blauw en Zwart. La volonté de l'entraîneur était clairement de garder le zéro derrière et de tabler sur une contre-attaque pour surprendre les Norvégiens. La première partie du plan a totalement réussi, quant à la seconde, le bloc équipe n'est jamais ressorti suffisamment vite pour inquiéter cette équipe scandinave qui ne paraît pas être un foudre de guerre. Un peu plus d'ambition aurait probablement permis à Bruges de revenir avec trois points dans ses valises, ce qui aurait déjà constitué un grand pas vers la qualification. Ceci dit, cela reste malgré tout un résultat positif mais il faudra aussi prendre trois points l'une ou l'autre fois pour espérer passer la phase des poules.