Comment vous êtes-vous retrouvé à la présentation du multi-live ?
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Comment vous êtes-vous retrouvé à la présentation du multi-live ? Marc Delire et Vincenzo Ciuro me l'ont proposé. L'exercice était nouveau et il exige beaucoup de concentration et d'adaptation. Il faut avoir des yeux partout. Je me suis occupé des derniers matches de poules et c'est parfois parti dans tous les sens. Il a fallu gérer les deux matches de 19 h et les six de 21 h, avec des surprises comme quand le Real a encaissé trois buts contre le CSKA Moscou. Je n'ai pas eu le temps de m'ennuyer. C'est un super travail d'équipe avec les gens qui travaillent dans l'ombre, les consultants en plateau et les journalistes qui commentent les matches. On ne le voit pas en plateau mais la régie est très active. J'avais la chance d'être entouré par des gens d'expérience. J'ai pris beaucoup de plaisir. Comment avez-vous réagi quand on vous l'a proposé ? Je n'ai pas été surpris : je l'ai pris comme une marque de confiance. Ces deux dernières saisons, je travaille régulièrement en bord de terrain lors des matches de Pro League, avec des consultants autour de la table pour analyser le jeu. C'était un peu la même chose ici sauf qu'il y avait plus de matches et d'interactions à gérer. On évoque beaucoup une réforme de la Champions League, avec la création d'un modèle inspiré par la Nations League et des Coupes d'Europe correspondant à des divisions. Qu'en pensez-vous ? J'ai l'impression que la Champions League restera ce qu'elle est : une compétition avec des affrontements entre les plus grandes équipes. Il y a une volonté très claire de proposer de plus en plus de foot. L'offre est astronomique, avec plusieurs matches par jour. Mais les instances auront beau créer de nouvelles compétitions, la Champions League restera la référence. J'espère juste que tout le monde pourra toujours y accéder. Ma crainte, c'est qu'on évince des champions de pays comme la Belgique. Or, Bruges s'est bien débrouillé cette saison. Dans le passé, vous aviez manifesté l'envie de réaliser des documentaires et des reportages dans des formats plus longs. C'est toujours le cas ? Oui. Ce sont des prétextes pour évoquer les thèmes de la vie. Comme celui que j'ai récemment tourné avec Mémé Tchité, pour préfacer le Clasico : l'histoire d'un gars qui débarque sans argent, connaît la gloire et la trahison, passe par les clubs emblématiques de notre championnat, se retrouve à 35 ans à Hamoir en D2 amateurs etc. J'espère pouvoir en proposer d'autres en 2019.