Si cette saison, les arbitres ont l'air plus mauvais que d'habitude, c'est à cause de Belgacom. On est passé à six caméras sur tous les terrains de D1 et - du coup - on voit beaucoup mieux le jeu, les phases cruciales... et donc les manquements des arbitres. C'est logique, mais il faut absolument faire passer le message que les arbitres ne sont PAS moins bons qu'avant la révolution télévisuelle. Le tout est de savoir l'usage que l'on fait de ces images superbes qui constituent un cadeau encore plus empoisonné pour les arbitres.
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Si cette saison, les arbitres ont l'air plus mauvais que d'habitude, c'est à cause de Belgacom. On est passé à six caméras sur tous les terrains de D1 et - du coup - on voit beaucoup mieux le jeu, les phases cruciales... et donc les manquements des arbitres. C'est logique, mais il faut absolument faire passer le message que les arbitres ne sont PAS moins bons qu'avant la révolution télévisuelle. Le tout est de savoir l'usage que l'on fait de ces images superbes qui constituent un cadeau encore plus empoisonné pour les arbitres. Les pinailleurs trouveront toujours une raison d'en remettre une couche, mais ce n'est pas comme cela que l'on doit concevoir le football de haut niveau. Comme l'a démontré Albert Cartier (il est d'ores et déjà notre favori pour le prix du fair-play cette saison...) après Mouscron-Brussels, il y a beaucoup mieux à faire que de revenir sans arrêt sur des faits de jeu ayant défavorisé ses couleurs. A ce niveau, dans le journalisme télévisuel, l'idéal est sans aucun doute de s'inspirer de la télévision anglaise BBC où les commentateurs ne manquent certes pas de relever l'une ou l'autre erreur arbitrale dans le feu de l'action (ils ne sont ni aveugles ni partisans de l'autocensure) mais ils trouvent - justement - que l'action est plus importante que le reste et que le match continue de toute façon sa propre vie. Et dans les discussions en studios d'après-matchs, les ralentis sont surtout consacrés aux buts, aux phases de jeu avec explications tactiques. On revient rarement sur une décision ou une absence de décision arbitrale discutable car on sait pertinemment bien dans quelles conditions elle est prise ou non. Par contre, on ne manque jamais d'utiliser les images d'antijeu et de violence... car la Fédération anglaise les utilise pour punir, après coup, les fautifs. Forcément, dans ses interviews, la BBC n'encourage jamais les joueurs et les coaches à se plaindre de l'arbitrage. Ces derniers ne le font que rarement, d'ailleurs, et c'est très bien ainsi. Attention ! Ceci ne constitue pas nécessairement un plaidoyer contre les télévisions belges. Elles sont au premier rang car elles diffusent et commentent les images en exclusivité, mais ce serait quand même bien de réaliser qu'un perdant ne sera que rarement satisfait de l'arbitrage. Dans les instants de défaite, personne n'est d'ailleurs heureux de vivre... D'autre part, loin de nous l'idée de vouloir véhiculer une image de perfection de l'arbitrage belge. Ce serait impossible. Simplement, il a le mérite d'exister dans la difficulté de son activité et de résister sans trop broncher à des critiques souvent éhontées. Si l'arbitrage n'avait pas de nécessité, on s'en passerait. Mais c'est un mal nécessaire et il faut l'appréhender comme le fait d'aller chez le dentiste. Jouer sans arbitre, ce serait comme traverser la vie avec des dents pourries. Ça ferait vraiment très mal. Pour en revenir à la BBC, il faut visionner le programme du samedi Match Of The Day sur la Premiership pour percevoir à quel point leurs journalistes prennent au sérieux leur rôle d'éducateurs sportifs. Dans le travail d'ensemble effectué par l'Angleterre contre le hooliganisme, ils ont sans aucun doute joué un rôle positif. Et aujourd'hui, il n'y a plus de grillage autour des terrains. La Belgique serait-elle mûre pour jouer en D1 sans grillages ? Certainement pas. Pour un tas de raisons, notamment répressives et tenant aux autorités. Mais comme il vaut toujours mieux agir que réagir, apprenons une bonne fois pour toutes à rire à la figure de ceux qui se plaignent des arbitres. Car comment prendre ces pleurnichards pathologiques au sérieux ? Aujourd'hui, dans une pub pour une bagnole, même John McEnroe se moque avec humour du joueur pathétiquement obsédé par les arbitres qu'il était... john baeteAPPRENONS UNE BONNE FOIS POUR TOUTES À RIRE À LA FIGURE DE CEUx qui se plaignent des arbitres