A écouter Match 1 du samedi 7/12, on aurait pu comprendre que Bruges a usurpé sa victoire. L'essentiel dureportage reposait sur les incidents de jeu et les larmoiements anderlechtois. Que Bertrand Crasson analyse d'abord sa propre prestation et Hugo Broos son coaching frileuxavant d'accuser l'arbitre de tous les maux. Il aurait été plus objectif au niveau des interviews d'équilibrer le temps de parole entre les deux camps et soulignerle mental du Club, qui est revenu dans le match au prix d'un coaching et d'un football audacieux prôné par ...

A écouter Match 1 du samedi 7/12, on aurait pu comprendre que Bruges a usurpé sa victoire. L'essentiel dureportage reposait sur les incidents de jeu et les larmoiements anderlechtois. Que Bertrand Crasson analyse d'abord sa propre prestation et Hugo Broos son coaching frileuxavant d'accuser l'arbitre de tous les maux. Il aurait été plus objectif au niveau des interviews d'équilibrer le temps de parole entre les deux camps et soulignerle mental du Club, qui est revenu dans le match au prix d'un coaching et d'un football audacieux prôné par Trond Sollied (par moment deux défenseurs en homme contre homme!). Tendre le micro à des pleurnicheurs ne fera qu'envenimer les débats.Sur le plateau de l'émission, si l'analyse était complèteet pertinente, le foot d'Anderlechtdevrait êtreétiqueté desimulation et de provocation. M. De Bleeckere a été logique avec lui-même dans chaque prise de décision (les cartes) et cela, les joueurs un peu fût-fût auraient dû s'en apercevoir dès le renvoi de Maertens aux vestiaires. L'arbitre aurait carrément pu adresser un carton rouge aussià Hendrikx pour son coup de coude au visage de Van der Heyden. Dans cette rencontre, on ne parle pas beaucoup des juges de ligne.Qu'ont-ils fait ou que n'ont-ils pas faitpour aider l'arbitre dans sa mission de verbalisant? On a l'impression que M. De Bleeckere était un surveillant SEUL dans une grande cour de récréation chahutéetantôt parles élèves de la classe B tantôt par ceux de la classe A (selon qu'on est en 1ère ou 2e mi-temps). Si le match a ressemblé par moments à un combat de rue, c'est en premier lieu de la faute des joueurs au comportement parfois indigne sur et en dehors du terrain (cfr Gilles DeBilde et son doigt d'honneur au publictout le long du trajet vestiaire-autocar). Etpuis, il y ales autres petits faits, paroles, grimaces et gestes que l'on ne voit pas sur l'écran de télévision, mais qui sont perceptibles des gradins. Le service des sports de la RTBF bâcle sa tâche en confiantla réflexiond'une rencontre au sommet... à des analystes qui doivent se contenter d'images en studio. C'est tomber dans la facilité aussi que de choisir les éternels francophones ou bilinguespour l'interviewd'après-match (il y en aura forcément plus du côté anderlechtoisque du côté brugeois). Celane convient pas non plus pour donner un avis neutre au téléspectateur. A quoi sert le sous-titrage? On ne saura donc jamais ce que pense Sollied. Beaucoup de médias souhaitaient une victoire d'Anderlecht pour relancer le championnat. Mais force est de constater que sur l'ensemble du match (et du premier tour),Bruges et son entraîneur en premiersont bien plus convaincants, imaginatifs et... fair-play. On a beau dire que le système de Bruges est connu, rodéet le plus facile à scouter, à part St Trond et... les clubs étrangers sur la scène européenne, onn'a pas encore trouvé la parade pour le contrer. Que valent donc réellement les grands stratèges et mentors de notre championnat?Cela aussi, Match1 devait le souligner. Christian Bodéus, Liège