Bruges tient le haut du pavé. Grâce à un collectif retrouvé et quelques individualités au sommet de leur forme. A 28 ans, Gaëtan Englebert combine en ce début de saison ces deux paramètres. A son style marqué au sceau de l'abnégation, du travail et de l'altruisme qui en fait un des symboles du jeu brugeois, il a su ajouter une présence de plus en plus marquée dans les mouvements offensifs. Revenu à son meilleur niveau, il s'est montré décisif pour le Club en inscrivant notamment trois buts en une semaine, dont deux qui ne doivent rien au hasard, au Standard.
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Bruges tient le haut du pavé. Grâce à un collectif retrouvé et quelques individualités au sommet de leur forme. A 28 ans, Gaëtan Englebert combine en ce début de saison ces deux paramètres. A son style marqué au sceau de l'abnégation, du travail et de l'altruisme qui en fait un des symboles du jeu brugeois, il a su ajouter une présence de plus en plus marquée dans les mouvements offensifs. Revenu à son meilleur niveau, il s'est montré décisif pour le Club en inscrivant notamment trois buts en une semaine, dont deux qui ne doivent rien au hasard, au Standard. Lui, le Liégeois s'est fait remarquer dans sa ville natale. Au point d'attirer l'attention d'un sélectionneur national en panne de médian droit depuis le forfait de Mbo Mpenza. Pourtant, Englebert reste lucide et conscient de certains paradoxes : Bruges caracole en tête mais n'arrive pas à s'imposer sur la scène européenne ; Englebert, éternel N° 2 derrière Mbo Mpenza sur le flanc droit de la Belgique, est rappelé chez les Diables mais doit une nouvelle fois s'effacer cette fois-ci au profit de Roberto Bisconti. Pas vraiment. Je ressens encore une gêne au tendon du genou. En février, j'ai ressenti une douleur à ce niveau-là. J'ai respecté une période de 4 à 5 semaines d'arrêt tout en faisant des exercices musculaires chez le kiné Lieven Maesschalck. J'ai recommencé à jouer fin mars, début avril mais pour guérir complètement, je devrais continuer régulièrement ces exercices tout en me ménageant de temps en temps. Ce qui n'est actuellement pas possible puisque se succèdent les matches de championnat, de Coupe d'Europe et maintenant l'équipe nationale. Oui car après la D1, le palier supérieur, c'est l'équipe nationale. Je n'espère pas. S'il faut inscrire un ou deux goals pour marquer les esprits, c'est dommage. Il faut pouvoir reconnaître le travail effectué dans l'ombre pendant tout un match et ne pas se focaliser sur mes deux réalisations contre le Standard. Le contexte est différent. A Bruges, on a l'occasion de montrer ce que l'on vaut sur 40 matches. L'entraîneur te voit évoluer et sait exactement ce que tu peux apporter à l'équipe. En équipe nationale, il y a d'autres facteurs qui entrent en jeu. On y vient seulement une ou deux fois par an et l'entraîneur se base sur des certitudes pour former son équipe. Parfois, avant le match, on sait déjà qui sera remplacé à la mi-temps. Il faut s'adapter même si cela n'est pas évident en un match. Cependant, j'ai quand même déjà évolué au centre contre l'Algérie. Je me sens mieux au centre car on peut aller vers l'avant. On possède plus de liberté. A droite, on se trouve vite confiné à un rôle bien précis. Mais je ne suis pas quelqu'un qui exige d'évoluer à une place bien définie. Les tâches sont bien définies. On se connaît bien et on arrive à combler le déficit du nombre. Dans le système de Trond Sollied, on évolue avec Timmy Simons comme joueur plus défensif, Nastja Ceh comme offensif et moi comme lien entre les deux. La force de Bruges provient de la complémentarité existante entre ses joueurs. On forme un groupe qui joue ensemble depuis quelques années et on a acquis une certaine expérience qui nous permet de progresser année après année. De plus l'ambiance est toujours aussi positive. On se sent bien dans le groupe. Il faut juste veiller à maintenir notre niveau physique et se remettre sans cesse en question. Car je pense qu'on est encore capable de faire mieux. Cela fait cinq ans qu'il est présent au club et aucun entraîneur n'avait engrangé de tels résultats avec Bruges. Ceux qui avouaient que le système de Sollied était périmé doivent maintenant au moins avoir la courtoisie d'admettre qu'ils se trompaient. De plus, on sait que les équipes que nous rencontrons connaissent désormais notre façon de jouer. C'est à nous à nous adapter. On dit que l'on développe toujours la même manière de jouer mais ces derniers temps, on essaie d'évoluer différemment. C'est pour cette raison que d'autres joueurs se retrouvent en position de marquer. Si j'ai inscrit deux buts contre le Standard, c'est simplement parce que je me suis retrouvé en position de conclure. Et si je me suis retrouvé en position de conclure, c'est parce qu'on essaie de surprendre l'adversaire. Et pour ce faire, on permute souvent nos positions au centre du jeu. Oui mais on évolue mieux contre ce genre d'équipes. Le Standard joue pour gagner et ne pense pas simplement à contrer l'adversaire. Cela devient alors plus facile pour nous car on bénéficie davantage d'espaces et de possibilités. C'est le lot des grands clubs. Quand les résultats seront moins bons, cela pourra nuire mais cela n'est pas encore d'actualité. On ne parle des frustrations du banc qu'en Belgique. A l'étranger, les joueurs qui prennent place sur le banc essaient de se battre pour avoir une chance et la saisir quand elle arrive. On s'étonne souvent que certains éléments possédant une technique meilleure ne jouent pas mais un bon joueur, c'est un joueur capable de prester au même niveau toute une saison durant. Et certains n'en sont pas capables. Non même pas car il n'y a qu'un transfert qui joue. L'année passée, on plaçait des joueurs à des places qui n'étaient pas les leurs. Cette fois, chacun a retrouvé sa position favorite. On réussit à gérer le jeu et à donner moins d'occasions à l'adversaire. Non car on bénéficiait déjà d'un grand attaquant avec le Péruvien Andrès Mendoza qui arrivait à transformer une occasion en but. Il pesait sur une défense et même s'il ratait certaines possibilités, il nous apportait beaucoup. Balaban a su reprendre le flambeau. Le Croate sait faire la différence sur un shoot. Il s'entendait bien avec le noyau des titulaires. On n'a jamais eu de problèmes avec lui. Par contre, s'il y avait trop d'étrangers dans le groupe, ça n'allait plus. C'était son caractère. Si on regarde le parcours de Bruges, on remarque que l'on n'a perdu que quatre points. Difficile de faire mieux. Je ne pense pas qu'Anderlecht soit moins fort que la saison passée. Tout le monde les pointait comme favoris en début de compétition. Mais voilà, la saison passée, les Mauves caracolaient en tête. Cette année, c'est Bruges. Ceci dit, la meilleure équipe sera celle qui coiffera les lauriers en juin. On doit absolument passer ce tour en UEFA. Pour le moment, on remarque que l'on tombe chaque fois trop court, mais il nous reste trois matches et malgré notre défaite initiale, on peut encore se qualifier. Dès le départ, on savait qu'il faudrait gagner deux matches au minimum. A commencer par celui contre Utrecht à la maison. Ce système de poules ne favorise pas les têtes de série. Sur deux matches, on peut encore faire parler la supériorité mais sur un match, tout est possible. C'est ce qui nous est arrivé à Dnipro. Les clubs belges savent rivaliser avec les meilleurs sur la scène européenne mais il manque toujours quelque chose. Il y a encore un pas à franchir. Je pense que l'on manque de matches à ce niveau. On n'est donc parfois pas prêt au bon moment pour donner le change à l'adversaire. Un peu tout. On peut s'en rendre compte en coupe d'Europe. Il faut progresser dans tous les secteurs à commencer par les petits détails. C'est souvent à ce niveau que se fait la différence. Il faut gommer les erreurs individuelles. Sur le plan offensif, on ne se montre pas assez efficace. On sait qu'il faut inscrire les occasions que l'on se crée. Et sur le plan défensif, il faut être plus concentré pour ne plus offrir de buts à l'adversaire. Si je pars à l'étranger, cela doit être pour un club sportivement meilleur. Or quand je vois les Belges à l'étranger, que ce soit aux Pays-Bas ou en Allemagne, je ne trouve pas que leurs clubs soient meilleurs que Bruges. Pour moi, il n'y a qu'Eric Deflandre qui évoluait dans un club supérieur au mien. Chaque année, Bruges évolue en Coupe d'Europe et on a la chance de se mesurer à des grands clubs même si cette année, on n'a pas encore rencontré de gros matches au Jan Breydelstadion. Oui à quelques mètres du stade. Jusqu'à présent, j'habitais à Oostduinkerke depuis cinq ans. Mon noyau familial est important pour mon équilibre. Je suis marié et j'ai une petite fille de sept mois. Quand je rentre à la maison, je tire le rideau sur le monde du football. Je ne me souviens même pas quels matches j'ai disputé cette saison... Stéphane Vande Velde" Aucun coach n'a engrangé DE TELS RéSULTATS avec Bruges " " On bénéficiait déjà d'UN GRAND ATTAQUANT la saison passée avec MENDOZA "