Certes, Mons est descendu en D2 mais pour lui, il s'agit certainement du challenge dont il n'osait plus rêver. Car, mis en congé par le Standard, où il officiait en qualité d'adjoint de Dominique D'Onofrio, José Riga, 47 ans, a bien cru qu'il allait devoir retourner dans la compagnie d'assurances AXA, où il officiait en tant que project manager.
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Certes, Mons est descendu en D2 mais pour lui, il s'agit certainement du challenge dont il n'osait plus rêver. Car, mis en congé par le Standard, où il officiait en qualité d'adjoint de Dominique D'Onofrio, José Riga, 47 ans, a bien cru qu'il allait devoir retourner dans la compagnie d'assurances AXA, où il officiait en tant que project manager.Il était en congé sans solde depuis qu'il avait débarqué le long de la Meuse et le voilà reparti pour une nouvelle période de congés. Il quitte la D1 mais il devient coach principal dans un club où plusieurs noms déjà réputés ont circulé pour assurer le remplacement de Michel Wintacq, de retour dans l'ombre : " A un moment donné, le travail accompli fait que l'on pense à vous et c'est ainsi que Mons m'a contacté. Car je n'ai pas posté 60 CV à la poste, lorsque le Standard a décidé de nous libérer ". Le nous, c'est tout le staff technique, lié au départ de Dominique D'Onofrio de son poste d'entraîneur principal. Par souci de clairvoyance, le Standard a préféré se séparer de Guy Namurois (préparateur physique), Christian Piot (entraîneur des gardiens) et Riga pour laisser carte blanche au nouvel entraîneur. " Il faut toujours garder à l'esprit qu'il y a un employeur à la tête du club et qu'en football, tout change très vite. Je savais que c'était Dominique qui avait fait appel à moi, il y a deux ans, pour le seconder et qu'il était normal qu'une fois qu'il prenait la décision de partir, je sois lié à son sort. Voilà, il faut s'accommoder de cela même si on conserve le sentiment qu'on aurait pu rendre certains services ". Il ne faudra pas compter sur lui pour chercher dans cette décision matière à polémique ou argument explicatif à la fin de saison chahutée et ratée au Standard : " Au contraire, on avait vraiment envie de partir sur une bonne note. Cela n'a eu aucun impact sur le travail. On voulait être performant jusqu'au bout et finir le travail de manière adéquate. J'ai très mal vécu la semaine après Genk. J'ai horreur des défaites. C'est pour ça que j'essaye toujours de maîtriser le plus de paramètres possible pour réduire le nombre de défaites. Un entraîneur doit pouvoir se reconditionner très vite, tirer les leçons de l'échec et repartir vers l'avant. Car si on garde en tête un échec trop longtemps, on n'arrive pas à rebondir. Dans ce métier, il faut avoir la faculté à se remettre en route ". Entraîner au Standard marque un homme. Même s'il ne s'agit que d'être adjoint et que l'on doit motiver un effectif qui, deux mois plus tard, ne sera plus le même : " On est chargé du sportif et on connaît les soucis à boucler le budget. Au Standard, le club a mis sur pied une politique stricte qui ne lui permet pas de commencer le championnat avec un effectif complet. C'est clair que cela nous a joué certains tours et que l'on a galvaudé des points en début de championnat mais si on regarde sur les deux saisons, le club a montré qu'il pouvait être régulier. D'ailleurs, quel club peut dire qu'il a son effectif bouclé en juin ?" Le staff technique du Standard a dû composer avec cela. Au point pour un entraîneur de devoir se muer en début d'exercice en psychologue : " Le coaching humain reste primordial mais il faut veiller à ne pas perdre trop d'influx à ce niveau-là. Les joueurs doivent également s'adapter et avoir des qualités mentales plus fortes qu'auparavant. Le choix des joueurs devient donc important. Au Standard, on préférait prendre son temps et cibler au mieux pour être compétitif. Et à partir du moment où des éléments comme Milan Rapaic ou Sergio Conceiçao sont venus nous rejoindre, il fallait qu'ils se fondent dans le collectif. Ils méritaient le respect par leur parcours mais pour le reste, il n'y avait pas de raisons particulières d'agir avec ces stars de manière différente ". L'expérience au Standard est révolue û deux années formidables - et le voilà désormais dans son nouveau costume montois. Connaisseur de la D2 pour y avoir évolué comme entraîneur de Visé, l'objectif est considérable : remonter parmi l'élite directement : " Cela ne change pas grand-chose pour moi d'évoluer en D1 ou en D2, de se battre pour le maintien ou pour le titre. Cela reste de la compétition. Il faudra tirer le maximum du groupe et voir ensuite où on se situe ". Pour tenter d'obtenir ce sésame si précieux pour l'élite, Riga essaiera de développer un football positif mais surtout de créer un groupe, élément essentiel dans la conquête de résultats et largement oublié la saison passée au stade Tondreau : " J'aime le football prôné par Arsenal, Barcelone mais aussi par Chelsea, très productif dans un autre style ou le PSV qui avait trouvé un équilibre dans tous les secteurs. Pour cela, il faut des fondations solides. Barcelone a décroché le titre l'année où il était le plus compétitif mais surtout le plus complémentaire. Il faut un fonds de jeu de façon à devenir rentable. Je ne suis pas un partisan de la passe à dix qui n'aboutit à rien. Je veux une équipe équilibrée avec un mélange d'éléments puissants et vifs. On sait que la D2 n'est pas le lieu adéquat pour produire le meilleur football et faire des résultats quelle que soit la manière. Pour cela, il faudra renouer avec un état d'esprit. Je pense que les entraîneurs et la structure ont plus d'impacts que les joueurs car ils inscrivent le club dans la longueur. " Mais en attendant que Mons se crée une marque de fabrique, il devra oublier ses erreurs : " Le RAEC a grandi en même temps dans ses structures, infrastructures ainsi que dans son football. Trop de choses pour pouvoir maîtriser tous les aspects. C'est un travail de longue haleine que d'inscrire un club au sommet. Il y a certaines réalisations qui ont été très bien faites, d'autres moins bien. Le président a quand même reconnu ses erreurs. Tout le monde n'agit pas de la sorte. Et si on n'a plus des gens comme Leone dans le football, on n'a plus rien ". Il lui reste à montrer à ses dirigeants qu'il était bien un premier choix : " Au vu de ses objectifs, Mons n'avait certainement pas envie d'un second choix comme entraîneur. Il n'est pas évident de faire son trou sans avoir le crédit dont les anciens footballeurs peuvent bénéficier. Mais on ne réussit pas nécessairement comme entraîneur avec une carte de visite bien garnie en tant que joueur. Certains anciens internationaux sont devenus de très grands entraîneurs, d'autres pas. Ce sont deux métiers différents. Ils possèdent une expérience que je n'ai pas. Mais à l'inverse, je peux dire que mon vécu comme team manager ou project manager peut être bénéfique dans ce travail. Maintenant, on a des exemples concrets d'entraîneurs sans grand passé qui réussissent malgré tout. Cela interpelle les décideurs et leur ouvre les yeux. Mais je ne m'en sers pas comme argument pour les convaincre. Ceci dit, je ne me braque pas sur les commentaires que certains ne manquent pas d'émettre. Je suis redevable uniquement vis-à-vis de mes employeurs et pas vis-à-vis des commentateurs ". Stéphane Vande Velde" J'aurais encore pu RENDRE DES SERVICES à Sclessin "