" Je conserve de bons souvenirs de tous mes clubs mais Malines occupe une place à part. C'est là que j'ai grandi, que j'ai été formé puis que j'ai éclos en équipe première, en 1982-1983. J'ai également vécu la montée en D1, sous les ordres de Leo Canjels ", explique Mark Talbut (53 ans), qui a découvert Malines dans les années 70, quand son père John, trentenaire, a signé un contrat DerrièrelesCasernes.
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" Je conserve de bons souvenirs de tous mes clubs mais Malines occupe une place à part. C'est là que j'ai grandi, que j'ai été formé puis que j'ai éclos en équipe première, en 1982-1983. J'ai également vécu la montée en D1, sous les ordres de Leo Canjels ", explique Mark Talbut (53 ans), qui a découvert Malines dans les années 70, quand son père John, trentenaire, a signé un contrat DerrièrelesCasernes. Talbut, un nom aux consonances britanniques. Et pour cause : John a été international junior et a joué à West Bromwich Albion, équipe avec laquelle il a gagné la Cup en 1968. Trois ans plus tard, il quittait The Baggies pour la Belgique, où il réside d'ailleurs toujours. Son fils a effectué toutes ses classes d'âge à Malines et est devenu une valeur sûre de l'équipe-fanion jusqu'à son départ pour le Beerschot en 1985. Il y a vécu de bons moments aux côtés de Patrick Vervoort, Willy Wellens et Jos Daerden mais aussi de plus difficiles quand le club, en proie à des difficultés financières, a été rétrogradé en D3. Il a ensuite formé un redoutable duo central avec Mike Verstraeten au Veltwijckpark du Germinal Ekeren, le bourreau des ténors. " J'ai connu les coupes d'Europe, disputé des finales de Coupe et l'ambiance était fantastique mais mes adieux ont été tristes. Durant ma dernière saison, j'ai souffert d'une infection virale au genou. Un moment donné, je ne pesais plus que 58 kilos. J'ai été entre la vie et la mort. " Il a trimé pour revenir, même à La Louvière, alors en D2. A 35 ans, après le renvoi du T1 Freddy Smets, il est devenu joueur-entraîneur des Loups. " Je ne jouais presque plus et, la saison suivante, je suis devenu entraîneur à temps plein. " Trop vite, trouve-t-il. " Je possédais le diplôme UEFA A mais je n'avais pas la moindre expérience au poste de coach d'une équipe première. " Il a transité par Strombeek (D3) et Cappellen (D2) avant de trouver un nouveau défi. " Je n'avais plus envie d'entraîner à un niveau inférieur. " Il a obtenu sa licence de manager et, en novembre 1998, il a fondé la Mark Talbut Soccer Consultancy, pour renseigner des clubs de Premier League sur les marchés belge et néerlandais. En mai 2005, il relève un autre gant : il est nommé Event Manager de la Brasserie Haacht, poste qu'il occupe depuis dix ans à présent. Ce travail lui a ouvert les portes d'un autre monde. " Nous sommes actifs en cyclisme, un sport que je ne connaissais pas, étant né anglais. Appelons-ça une reconversion obligatoire. Je pensais que ce n'était pas si terrible mais après quelques sorties avec des cyclotouristes, j'ai dû revoir mon opinion. Ils pédalaient bien trop dur pour moi... Mais j'ai promis à Peter Van Petegem, un de mes meilleurs amis, de tenter à nouveau le coup l'année prochaine. " Le golf est son autre passion " mais faute de temps, je n'ai que le handicap 19. " C'est qu'il entend toujours l'appel du football, même si son passage au SK Kampenhout (Promotion), en 2009, s'est achevé en mode mineur après deux ans. " C'est un club convivial mais la direction se mêlait de la composition d'équipe, ce que je n'admets pas. " Il a pu former l'équipe du KFC Eppegem, par contre, et avec succès : au printemps 2012, le club a gagné le championnat de P2. " Avec 83 points sur 90 et 31 unités d'avance sur le deuxième. N'est-ce pas un record ? " Quelques mois plus tard, le T1 a été victime d'un infarctus. " La brasserie, le football, une vie agitée... Bilan : triple pontage. " Il a été contraint au repos avant de devenir, au début de l'année, directeur sportif d'Eppegem, maintenant pensionnaire de P1 brabançonne. " Nous venons de gagner la première tranche avec 27 points sur 30. Le football national constitue notre prochain objectif. Tout le monde en rêve au KFC Eppegem. " PAR CHRIS TETAERT" Tout le KFC Eppegem rêve de football national. " MARK TALBUT