Il y a tellement d'euphorie en Allemagne quant à vos chances de succès. Est-ce réaliste ?

Il y a des raisons d'être confiant. L'Espagne reste la référence absolue mais j'estime que nous sommes en mesure de les rattraper. Finir 2e ou 3e de l'EURO 2012 serait une grosse déception.
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Il y a des raisons d'être confiant. L'Espagne reste la référence absolue mais j'estime que nous sommes en mesure de les rattraper. Finir 2e ou 3e de l'EURO 2012 serait une grosse déception. Notre potentiel créatif et notre force de frappe offensive. Nous faisons bien circuler le cuir, avons une bonne compréhension de notre position sur le terrain, passons aisément de la défense à l'attaque et jouons avec flair. Nous sommes une unité d'élite ! Nous adorons passer du temps ensemble. Nous n'aurons pas le temps de trouver nos marques dans le tournoi avec nos deux premiers matches contre le Portugal et les Pays-Bas. Nous serons prêts, sans appréhension. J'ai beaucoup en commun avec l'Espagne. Mais peu importe qui nous affrontons, pourvu que nous allions au bout. Je dois beaucoup à mon travail intensif, qui vise à améliorer chaque aspect de mon jeu, et à ne jamais être satisfait. A 26 ans, je suis à l'âge idéal pour un attaquant. J'ai l'expérience nécessaire et ne suis plus distrait par les occasions que je rate. Il faut l'accepter, essayer qu'elle vous rende plus fort. Miro est un buteur phénoménal, il a fait des miracles pour la Mannschaft depuis de longues années. Tout ce que je peux faire, c'est rester en forme et continuer à marquer. Ensuite, au sélectionneur de décider. Ce n'est jamais facile d'être hué et conspué, d'entendre constamment les gens se demander pourquoi vous ne marquez pas en équipe nationale alors que vous le faites avec votre club. Je voulais donner tort à tous ceux qui avaient ri de mon occasion ratée contre l'Autriche à l'EURO 2008. Joachim Löw a toujours été à mes côtés et m'a aidé à aller de l'avant. Lorsqu'il m'a donné le brassard de capitaine pour la première fois contre l'Ukraine l'an dernier avec ma 50e sélection, c'était un rêve. PAR NICK BIDWELL (ESM)